<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628</id><updated>2012-02-05T10:44:35.266+01:00</updated><title type='text'>Uni(s)vers parallèle(s)</title><subtitle type='html'>Hé, mais ?!... qu'est-ce que je fous dans cette tête ?!! ... et c'est quoi ce papier ? Hm... "Je pense qu'on s'est perdus dans ma tête, un p'tit tour ?"... "un p'tit tour" ? Et puis quoi encore ?</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>56</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-2785504062707096001</id><published>2012-01-10T00:01:00.000+01:00</published><updated>2012-01-10T00:01:52.003+01:00</updated><title type='text'>Dialogue emprunté</title><content type='html'>"... !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Oui, dis-le. Tu le penses, alors dis-le. ... pourquoi tu ne le dis pas ? Pourquoi tu le gardes pour toi ?&lt;br /&gt;- Je devrais le dire ? J'avoue que j'en ai envie ; je te l'avoue à toi, mais je peux l'avouer aux autres ? &lt;br /&gt;- Si tu le penses, bien sûr que oui. Tu devrais m'écouter. Tu devrais parler. Tu devrais leur dire. C'est drôle / utile / sympa (tu peux rayer les mentions inutiles, si tu trouves qu'il y en a).&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; ... &lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- ... non, je ne trouve ça ni drôle, ni utile, ni sympa, tu sais. Je trouve ça présomptueux, insouciant, distant, fade. Je ne le dirai pas.&lt;br /&gt;- Ah ! Encore tes maux de tête, hein ! Encore tes subtiles questions, tes réflexions intenses ; celles que tu juges toi-même d'un trop bas niveau. En fait, tu passes ton temps à tourner en rond, je me trompe ?&lt;br /&gt;- J'ai vraiment plus envie de le dire, maintenant."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"... ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et là ? Tu vas savoir ne pas répondre ? Détourner la question ? Moi, elle me vient droit dans le coeur, celle-là : j'ai les mots, laisse-moi parler !&lt;br /&gt;- Te laisser parler, toi ? Ah ! pour que tu débites encore tes conneries nées sur le tas, celles qui viennent tout droit de ton coeur irrémédiablement borné, têtu, absurde ? Non, tu ne diras rien. Laisse-moi faire.&lt;br /&gt;- Toi ? Pour que tu poursuives toujours sur la même lancée, à tenter de reprendre en choeur les mots qui viennent du mien ? Tsss... tu veux parler ? Hé hé, vas-y : parle. Fais-moi rire.&lt;br /&gt;- ... pourquoi tu dis toujours ça ? Pourquoi c'est toujours si rauque, ta voix ? Et pourquoi tu passes ton temps à me juger comme un attardé ?&lt;br /&gt;- Mon ami, il faut que je te le dise : tu es attardé. Regarde simplement où toutes ces discussions nous mènent. A rien. A des cercles autour d'un plot qui lui, attend vainement de te comprendre. Moi je le comprends, tu sais. Je sais exactement ce dont il a besoin, je connais les mots qui le feront bouger, et toi avec. Je connais les moindres ramifications de son coeur ; la couleur précise qu'il aime voir dans le ciel ; l'humour qui lui vrille les amygdales et lui chatouille les abdominaux. Le ventre, le coeur, le sentiment, ça me connait tu sais. Toi, tu ne connais rien.&lt;br /&gt;- C'est faux ! C'est totalement faux, tu le sais, et tu cherches encore à me descendre ! Moi, je reconnais les ondes qu'émet son cerveau ; je peux presque voir sa vie et ses buts, j'entrevois ce qu'il était, ce plot ; et je sais ce dont son existence a besoin. Je sais ce qu'il attend de moi, je peux t'expliquer en long et en large ce qui l'a amené à avoir le coeur mauve, rose, gris ou vert.&lt;br /&gt;- Et tu le sais grâce à moi, parce que c'est toujours le coeur qui parle, non ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Non. Parfois le coeur parle, mais la tête fait le contraire, tu comprends ? C'est comme ça chez nous, c'est comme ça chez eux. Et parfois, les têtes font tourner les coeurs pour protéger les leurs. Parfois, je me dérobe parce que tu es trop imposant, mais crois-tu vraiment que je vais te laisser les rênes de tout ça ? A virevolter entre amour et grossièreté, te laisser te réjouir à chaque flèche perdue ? Tu rêves. Ah... mais oui, rêver c'est ton fort, j'oubliais.&lt;br /&gt;- Tu es un goujat.&lt;br /&gt;- Tu es une peste.&lt;br /&gt;- Tu es un calculateur.&lt;br /&gt;- Toi tu n'es pas en reste.&lt;br /&gt;- Je calcule pour aimer.&lt;br /&gt;- Tu calcules pour voler.&lt;br /&gt;- Tu calcules pour gagner.&lt;br /&gt;- Non, je calcule pour toi."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ah, tiens, c'est drôle ça.&lt;br /&gt;- Euh... oui, c'est vrai. Que faut-il faire ?&lt;br /&gt;- Ben ; rire, non ?&lt;br /&gt;- Rire ? Ca ne serait pas trop ? Qu'en penseront-ils ?&lt;br /&gt;- Ils n'en penseront rien, sinon que tu es beau quand tu ris.&lt;br /&gt;- ... merci.&lt;br /&gt;- Je t'en prie. Ris."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tu sais, je me demande souvent ce qui nous a amené à nous retrouver, toi et moi. Etait-ce une grosse blague, là-haut, ou une erreur de notre part ? ... je veux dire... tu as vraiment choisi de venir ici volontairement ?&lt;br /&gt;- Hm ? Je n'en sais rien, comment voudrais-tu que je m'en rappelle ? C'était il y a trop longtemps. Toi-même, tu t'en souviens ?&lt;br /&gt;- Un peu, oui...&lt;br /&gt;- Quoi ? Raconte !&lt;br /&gt;- Eh... il n'y a pas grand chose de précis, en fait. Je me souviens de la chaleur, du rouge, de la pluie et du froid, ensuite. Je me souviens d'un pétrissage lent et douloureux ; d'avoir tourné à deux ou trois carrefours, et d'être arrivé ici. J'avais encore l'odeur d'une femme et les ventricules frêles. Je ne me sentais pas bien. Je me sentais seul... tellement seul. Je n'avais personne pour parler ; personne à aider ; personne à porter ; personne pour me porter. &lt;br /&gt;- Alors je suppose que je suis arrivé ?&lt;br /&gt;- Raaah t'es chiant ! Tu prends toujours les devants !&lt;br /&gt;- Hé hé... en même temps, c'était assez facile à anticiper, sur ce coup-là.&lt;br /&gt;- Hmm... j'avoue que oui. Tu vois, mon défaut c'est d'être trop limpide, trop niais, peut-être, trop direct. Je ne cherche pas à mentir. Ca me blesse que tu dises que je calcule. Je veux juste ton bien et celui des autres.&lt;br /&gt;- Je sais... je sais que tu ne calcules pas. Je sais que tu ne cherches qu'à parler pour faire le bien, pour être heureux. Je sais qu'il n'y a que du beau, en toi. Mais moi... je suis triste de ne pas réussir à expliquer si bien tes mots. Je suis en colère parfois, et ça m'énerve que tu m'empêches de le dire, haut et fort. Je ne veux pas parler, si ce n'est que pour porter tes mots. J'ai mes revendications, moi aussi.&lt;br /&gt;- ... tu dis vrai, je le sens. Oui... mais, si tu avais la colère, tu ferais comme eux : tu calculerais. Et tu calcules déjà bien assez.&lt;br /&gt;- Je calcule, mais à postériori : ce qui a été, ce qui n'a pas été. Et si je le fais, c'est uniquement pour ne pas être en colère. &lt;br /&gt;- C'est donc ça, ce signal qui me parasite à chaque fois ? Celui qui me fait me sentir si lourd, en me remplissant d'informations ?&lt;br /&gt;- Comment ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Alors, je crois qu'il va falloir accepter ça.&lt;br /&gt;- Je le crois aussi.&lt;br /&gt;- ... tu es prêt ?&lt;br /&gt;- Oui. &lt;br /&gt;- A trois. Un... deux...&lt;br /&gt;- JE TE DETESTE !!&lt;br /&gt;- JE TE HAIS !!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" ... c'est bizarre. Tu le sens ?&lt;br /&gt;- Oui... on dirait que... que ça va mieux.&lt;br /&gt;- ... je suis désolé de m'être emporté.&lt;br /&gt;- ... moi aussi, je m'en veux.&lt;br /&gt;- Non, il ne faut pas. Tu avais raison : je pense trop.&lt;br /&gt;- Et toi, tu avais raison : j'aime trop.&lt;br /&gt;- Ha ha ! Je viens de penser à un truc - oui, encore : à nous deux, on pourrait faire deux choses vachement marrantes.&lt;br /&gt;- Lesquelles ?&lt;br /&gt;- Eh bien : "penser à trop aimer", ou "aimer à trop penser".&lt;br /&gt;- Et si l'on faisait les deux en même temps ?&lt;br /&gt;- ... c'est le coeur qui parle, là. Parfois, tu as des raisons que j'ignore ; mais là, je dois dire que ce n'est pas si bête. Si j'ai bien compris, tu voudrais qu'au lieu de tourner autour de ce plot, nous nous lancions une balle par-dessus ?&lt;br /&gt;- Exactement ! &lt;br /&gt;- Magnifique idée !&lt;br /&gt;- Oh, tu es génial quand tu décris parfaitement ce que je ressens !&lt;br /&gt;- Et toi, tu es incroyable quand tu ressens parfaitement ce que je décris ! Va pour ça ! &lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;- Qu'est-ce qu'il y a, encore ?&lt;br /&gt;- ... eh bien... j'aime comment tu penses.&lt;br /&gt;- ... je dois dire, que, tu sais, moi je pense que je t'aime."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-2785504062707096001?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/2785504062707096001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=2785504062707096001&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2785504062707096001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2785504062707096001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2012/01/dialogue-emprunte.html' title='Dialogue emprunté'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-6112289507829225763</id><published>2011-12-04T20:31:00.003+01:00</published><updated>2011-12-04T20:55:20.155+01:00</updated><title type='text'>L'Homme est un loup pour lui-même</title><content type='html'>Il est 20h32.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit est tombée depuis longtemps, trop longtemps en fait. Les réverbères allumés sont des repères étoilés là où le ciel ne fait qu'éclairer sans trop le vouloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je rêve, je pense aux songes et aux prières ; je me dis que le mysticisme a du bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi, alors, vouloir détruire sa logique ? Son mode de pensée ? Pourquoi aller jusqu'à nier sa propre force, en croyant au non-dit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devrais faire simple, oui. Détendre chaque partie de mon corps et accepter d'être entier et plein. Savoir qu'il n'y a rien d'autre, ici, que l'écho des battements de mon coeur. Arrêter de douter de chaque mot, en se demandant s'il a bien le sens qui lui correspond. Arrêter de vouloir piller ma mémoire pour la ramener en devant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissez couler les forces occultes qui traversent l'océan de l'esprit ; remontant le long de la berge, le soir, lorsque nous dormons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre précis dans les formulations, clair dans les symboles, dépourvu non pas de questionnements, mais de volontés introspectives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Savoir relativiser ; annihiler la perfection, et la volonté de l'atteindre. Définir les mots, les utiliser dans leur sens précis ; accepter de créer et de détruire, laisser tomber la folie au fond des oubliettes ; jouer avec les sens comme on perçoit les odeurs. Se rassurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des puissances qui me dépassent, des puissances qui rongent, rognent, détruisent, pourrissent ; celles qui font que parfois, l'on parvient à dire la Vérité, sans vraiment le vouloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi avoir peur de ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c'est le moment, parce qu'il est temps de commencer à connaître la peur, dans ses moindres retranchements, l'accepter et l'aimer, parce qu'elle nous porte et nous aide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu te souviens, que l'ombre et la lumière sont préférables au néant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, toi, tu l'avais dit un jour, mais je pense que tu n'as pas compris la portée réelle de ta phrase sur le moment. Et l'autre de rajouter : "comment fait-on, quand on ne pense plus qu'en devançant ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si je veux aller trop vite, trop loin, trop profond, je ne risque pas de tout voir d'un coup, et d'en mourir ? Je ne risque pas de devenir trop fort, de me détruire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La logique est un cadeau ; persévérer est humain ; mais persévérer dans sa logique est une grave erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne m'obligez pas à en faire trop, parce que je ne vais pas savoir penser différemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, quoi ? Je me demande pourquoi je prends la place du mort, en ce moment ; pourquoi je la vois tous les soirs, alors qu'elle n'a jamais existé. Pourquoi je parle, simplement, pourquoi j'associe, pourquoi je remets en cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas me voir en face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas que ce soit possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, lorsque tout ces vérités arrivent d'un coup, le corps n'a d'autre remède que d'intellectualiser ou d'agir. Et si l'action est considérée comme limitée, il n'y a plus que le cerveau qui marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de ça, c'est le fait de croire qui détruit. Voilà la folie humaine : la capacité à s'aveugler en étant sûr d'un fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on croire en un Dieu, en un autre ? Que fait-on lorsque, à fleur de peau, il n'y a plus que le bruissement des draps et l'idée d'un coeur qui bat ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui veut parler promptement et simplement, je suis impuissant face à moi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai senti mon cerveau chauffer tellement qu'il a presque coulé le long de ma narine droite. "Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je me rends compte que je pourrais perdre les pédales, et continuer à parler normalement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-6112289507829225763?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/6112289507829225763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=6112289507829225763&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6112289507829225763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6112289507829225763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2011/12/lhomme-est-un-loup-pour-lui-meme.html' title='L&apos;Homme est un loup pour lui-même'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-2489024756813068894</id><published>2011-11-16T23:27:00.004+01:00</published><updated>2011-11-17T00:29:19.297+01:00</updated><title type='text'>A quoi bon un aqua-mots ?</title><content type='html'>J'ai eu pendant de longs moments l'occasion de pratiquer la philosophie de voiture, d'un parce qu'on avait pas de comptoir ; deux parce qu'il y a des gens qui pratiquent, aujourd'hui, l'idée d'une pensée totalement ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans d'autres circonstances, plus récemment, nous est venue une pensée originale : et si, à l'instar d'une conception de la vie basée sur le temps et la spécialisation de chaque chose, nous envisagions chacune de ces chose comme "un" ; avoir déjà conduit "une" voiture ; avoir déjà mangé "une" pomme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis demandé longtemps pourquoi, à un âge qui change selon chacun, l'on finissait par ne plus se voir vraiment ; par disparaître à ses propres yeux, et sembler s'éteindre aux yeux des autres. Et puis j'ai compris : je m'étais fait avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'illusion est un vice, dans le sens où, si elle n'est pas contrôlée, elle peut conduire à l'auto-destruction de l'esprit, puis du corps. Souhaiter manger des fraises ne doit être qu'une envie passagère ; avoir besoin, spirituellement, de quelque chose en est une autre, car la pensée envisage tout possible comme atteignable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, si je n'ai pas de fraises, je n'en mange pas, point barre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, pourvu que le monde des idées de Platon ne soit pas un foutoir total ; pourvu qu'il s'agence à l'image des lois physiques et naturelles ; qu'il soit froid dans sa vision, chaud dans le regard. Pourvu que le mensonge ne nous dévore pas, car c'est lui qui nous détruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà beaucoup de beaux mots, qu'on dira. Ouaip, c'est vrai que là je talonne à coups de belles phrases.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'enfin, en disant "m'enfin", j'obtiens ce savoir, ce trait physique, mais aussi abstrait, dans son message sous-entendu - ou tout simplement par la façon de parler qui me classe dans un groupe. M'enfin, en considérant le monde comme un jeu de cartes, une base mémorielle, je regroupe tout le savoir, ce grand Tout, celui qu'on appelle Dieu ; je regroupe tout ça en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est accessible au corps, pourvu qu'il considère justement ses limites ; nous ne pouvons pas encore voler, mais nous pouvons nous employer à le vouloir, pour transmettre inconsciemment et involontairement cette envie à nos enfants. De la même, la pensée peut se construire dans un cadre de possibilités, et s'adonner à chaque "trait d'esprit", "savoir", "illusion" comme elle chercherait à collectionner les cartes de ce jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, chaque ensemble qui fait "un" doit être considéré comme emprunté : je l'emprunte parce que je ne l'avais pas à la base ;  non, je ne suis pas fumeur : j'emprunte le style d'un fumeur, je me déguise, parce que mon moi intrinsèque ne possédait rien. Mon corps, ma pensée, mes actes, sont autant d'artefacts qui faussent mon jugement, à partir du moment où je les considère acquis. C'est là que Descartes a tort une nouvelle fois, car penser ne me fais pas être ; penser est un procédé emprunté. Être l'est aussi. J'emprunte, donc je suis est une vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon collègue de glisser alors la règle qui régit le bonheur, comme ça ; simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'ai un jeu qui contient toutes les cartes, pourquoi n'est-il pas possible d'être un éléphant ou une tortue ? Si j'ai un jeu qui contient toutes les cartes, pourquoi n'est-il pas possible d'être un génie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ben, parce que l'assemblage est différent pour chacun. En remontant au point originel, je reviens à ce qui nous lie ; avant même ma naissance, certains assemblages furent privilégiés, et mes gènes uniques me firent, comme vous, comme eux, mais toujours avec une part de déterminé, paradoxalement, pour nous, indéterminé. On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, comme chantait un type connu que je connais pas : je fais avec ce que j'ai, mais je fais aussi avec ce que je n'ai pas (choisi) : le corps que je &lt;span style="font-style: italic;"&gt;veux&lt;/span&gt;, les capacités que je &lt;span style="font-style: italic;"&gt;veux&lt;/span&gt;, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux ans, trois chercheurs ont inventé, dans une logique quantique, un moteur fonctionnant avec seulement deux atomes exposés à la lumière. Rendus extrêmement froids, l'un, chargé en électricité, crée une onde, en se positionnant possiblement à n'importe quel endroit dans le cercle qui le relie à son opposé, qui contrebalance cet effet. L'un est porteur, l'autre est démarreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si ce que je ne choisis pas, ma part d'inconscience, d'inné, ce que j'ai involontairement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;emprunté&lt;/span&gt; à mes parents, comme ils le firent avant moi ; si je n'ai pas le choix, alors c'est qu'il y a, en moi, des principes automatiques qui me guident. Simplement, la respiration. Plus loin, une certaine philosophie de vie, axée sur des règles intériorisées - donc décryptables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette part d'inconscience est le porteur : elle peut être partout à la fois, mais se situe quelque part car, c'est dans sa nature de s'opposer. Elle le fait face au démarreur, cette partie de nous consciente et volontaire, qui peut interférer les ondes du porteur dans un axe réfléchi ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A eux deux, ces atomes créent un espace dans la zone qui les oppose : et là, naît le Moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais faut-il s'arrêter là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bof.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma base de données, elle, je l'agence comme je le souhaite : je peux modifier les couleurs du fond en modifiant l'agencement de la forme ; je peux faire d'un magazine extrémiste une bédé pour enfants en recopiant des images dans des cas, et en insérant le texte dans des bulles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux faire d'un Journal, quel qu'il soit, une matrice aux buts et aux exposés déterminés, et prévisibles. Je peux me ruiner et ruiner l'autre en passant mon temps à tenter de modifier réellement le fond, alors qu'il n'est pas altérable, mais seulement contrôlable, grâce à la force de ma volonté consciente. Yin et Yang, comme disaient les uns, Trinité comme diraient d'autres, qui font l'erreur de lier l'Autre à la possibilité du Bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui-ci est intérieur ; car dès lors où le Moi peut s'exprimer, en ayant pleinement conscience que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout&lt;/span&gt; est à sa portée, il peut ici trouver l'Autre et s'émanciper. Certains diront le contraire, et alors la conscience de soi comme source de l'existence humaine sera faussée ; il faudra parler de conscience de l'autre. Mais l'on dira peut-être que ces "certains" se trompent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c'est bien l'Autre qui nous donne gènes et idées. Mais nous avons la présence d'esprit, le discernement, la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;possibilité&lt;/span&gt; de voir clair. Il faut pour cela trouver l'agencement parfait, celui qui ouvre l'esprit au maximum, qui entend s'identifier à tous mais mettre en avant sa singularité par de réels aspects. On appelle cela l'introspection, moi je dirais plutôt "aqua-mots".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car parfois, l'Autre est aussi un soutien précieux, celui là même qui nous ouvre les yeux, par sa différence de cheminement. En réalité, c'est lui qui éclaire notre point de vue, nous permet d'ouvrir réellement et plus intensément les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, on comprend que l'équilibre intérieur est un fait, mais que l'équilibre extérieur prévaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que tout ici n'a de sens que si l'on ne se permet de ne donner de sens à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne nous appartient ; nous sommes des pilleurs, et pour cela nous devons être humbles. La technologie est le fruit de nos aïeux, comme la matière spirituelle ; mais tout résulte d'un tout naturel, matériel, qui nous a engendré, et bla bla bla, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, il y a le soleil, les rêves, la joie, l'humeur, les voyages et le vrombissement des moteurs ; la folie et la peur, grisée par l'envie et le bonheur, le besoin et la tristesse, engendrés par nous, eux, et toi, et moi, juste emballés par ce mouvement qui nous donne Vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une grande déclaration d'amour que de ne rien avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout recevoir, tout manipuler. C'est changer, constamment, d'ornements et d'équipement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est accepter les ballets des jours, assortis, beaux dans leur unité et magnifiques dans leur totalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, oui. Vous direz non, et vous le penserez au plus profond de vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensez encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, parce qu'à bien y réfléchir, où allons-nous ? "Nous partons tous en dérapage", non ? Que nous restera-t-il, une fois morts ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, oui, sujet bateau, encore une fois, lyrisme, poésie, grandes envolées wagnériennationnelles ; mon cul sent le poulet et j'adore ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi, il est trop dur d'accepter que nous ne soyons rien ? C'est là la plus grande délivrance du monde... c'est là le bonheur, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est moi, alors moi, je peux être ce que je veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde fait ce choix, et c'est ça qui est encore plus libérateur. Dès lors, nous ne sommes plus "nous" : nous jouons, constamment aux commandes d'un personnage, face à nous-mêmes comme avec les Autres ; parfois, nous nous voyons mieux qu'eux, parfois non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bla bla bla... libérateur, pourquoi ? Parce que nous jouons, du coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous jouons un jeu, aux règles établies dans l'inconscient (exister, se reproduire ; survivre) et le conscient (un feu rouge, en France, signifie qu'on s'arrête, bordel de merde de feu rouge !). Quoi de plus drôle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien, à part le fait de se donner à fond dans le jeu, en considérant, tout d'abord, ses objectifs : qu'est-ce que je &lt;span style="font-style: italic;"&gt;veux&lt;/span&gt;. Ensuite, en considérant la capacité du démarreur à s'adapter à cet volonté : à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;décider&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'en suis capable, j'enclenche la lumière et je refroidis mes atomes, j'expulse le Moi, et là, je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ici tellement de choses que je n'ai plus vues, pendant un temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement qu'il me reste encore à découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement de perdues, tellement d'échangées ; tellement de données et de prises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement de souvenirs, tellement d'espoirs, tellement de peurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, si je suis, c'est que la quête de ma Vie a un sens. Il passe par vous, il passe par eux, et pour ça je vous aime.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Q8Ba_ODyJ6s/TsRF-VeFhOI/AAAAAAAAAQ4/DaZlO05WBbY/s1600/IMG_1242.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 374px; height: 279px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Q8Ba_ODyJ6s/TsRF-VeFhOI/AAAAAAAAAQ4/DaZlO05WBbY/s320/IMG_1242.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5675738367611208930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je veux vous comprendre et je le ferai, tant que j'en aurai les capacités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca vous semble con, hein, de parler de ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... vous aussi, vous en avez envie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-2489024756813068894?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/2489024756813068894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=2489024756813068894&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2489024756813068894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2489024756813068894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2011/11/quoi-bon-un-aqua-mots.html' title='A quoi bon un aqua-mots ?'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Q8Ba_ODyJ6s/TsRF-VeFhOI/AAAAAAAAAQ4/DaZlO05WBbY/s72-c/IMG_1242.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-6312784538348497758</id><published>2011-11-11T01:44:00.003+01:00</published><updated>2011-11-11T01:52:52.564+01:00</updated><title type='text'>Bavaroise au café</title><content type='html'>...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les temps changent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses changent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là, je ne vois plus que le brouillard, qui masque les années, de l'autre côté. C'est un mur opaque ; rendu gris par le poids des jours, et par celui des regrets, des remords. A s'en vouloir pour tant de choses, on ne finit par plus jamais se pardonner, et alors on ne voit plus ce que l'on était, au début. Il y a le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, en y repensant bien, il n'y a rien de réellement opaque ; il faut juste savoir démêler les travers du regard et des souvenirs, organiser la matière pour qu'elle redevienne diaphane. Se donner la chance, une dernière fois, d'embrasser les heures de jeunesse, et puis redevenir celui que l'on rêvait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire de se mur non pas un vecteur d'inaccessibilité, mais plus un obstacle à enjamber, un passage à emprunter pour remonter le fil, retrouver le chemin. Des prises à connaître pour surmonter la hauteur. C'est bizarre, parce qu'alors, il n'y a plus de futur. Si mon père, avant moi, a été le seul à voir réellement les visages que je vois sur les photos, eux meurtris dans l'ouragan du temps ; alors c'est que, moi aussi, plus tard, je serai créditeur des vôtres, figés dans le temps pour mes enfants, et bien vivants pourtant, à mes yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je surplombe le mur de l'avenir, et je le rends clair et lisible : je n'ai de cesse que de transmettre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-6312784538348497758?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/6312784538348497758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=6312784538348497758&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6312784538348497758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6312784538348497758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2011/11/bavaroise-au-cafe.html' title='Bavaroise au café'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5364877079059733146</id><published>2011-11-03T00:35:00.001+01:00</published><updated>2011-11-03T00:37:41.948+01:00</updated><title type='text'>Kubilaï et Xanadu, la société se regarde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kubilaï et Xanadu&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-j6hkwOFQU9g/TrHUAyxppsI/AAAAAAAAAQY/7X2VDLKwMr8/s1600/Coucher%2Bde%2Bsoleil.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-j6hkwOFQU9g/TrHUAyxppsI/AAAAAAAAAQY/7X2VDLKwMr8/s320/Coucher%2Bde%2Bsoleil.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670546515931276994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes; 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 &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Proposer un début à la vie, ce serait avant tout mentir à propos de ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous ne sommes plus. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;« Alors, pourquoi fendre l’air plus vite, si c’est pour ne plus entendre le bruit des vagues ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;La 22&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; conférence de la Haute-Science s’acheva sur un pamphlet du diactronien Helvert Boüns – nommé par lui-même Dermit Alvart – à l’encontre des premiers forages effectués quelques jours plus tôt sur Pluton. Sedna, un peu plus loin, n’avait plus que quelques temps à vivre avant de subir, elle aussi, la rage des machines qui déchirerait sa chair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Le temps avait passé. Le passé faisait partie du temps, et le présent n’était plus le même, aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les sentiments existaient encore, et Spelunada Lesnuda sourit en sortant de chez elle, car le soleil de ce 2 décembre 2057 était doux et chaud malgré la saison. Elle pris néanmoins le soin de recouvrir ses courts cheveux torsadés d’un bonnet noir, de la même couleur qu’eux. Le trottoir avait été dégagé très tôt dans la journée par les roboneiges, dont elle avait entendu le discret ronflement interrompu, vers 5h du matin. C’était tous les jours 5h, et c’était tous les jours un réveil pour Spelunada. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Elle était revenue trois ans plus tôt, après avoir passé une dizaine d’année sur Mars, dans le cadre d’un programme de recherche basé sur l’existence d’espèces vivantes dans des grottes découvertes en 2045. Et, effectivement, sous le cratère du Népal – nommé ainsi en hommage à la devise nationale du pays ; &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;« &lt;span style=""&gt;la vérité prévaudra toujours. Il est doux et honorable de mourir pour la patrie » ; Spelunada découvrit un cousin de la chauve-souris, qui se basait non pas sur les ultrasons mais sur l’anticipation sensorielle.&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Après huit ans et huit mois de recherches, l’équipe de recherche en vint à approcher le cratère du Népal. On l’avait évité jusqu’ici parce qu’il était basé dans une zone considérée comme connue et « vide », au sens où Spelunada l’entendait ; mais après avoir exploré plus d’un millier de grottes et de fosses gigantesques, plus personne n’était embêté à l’idée d’une descente, et, surtout, l’espoir de la découverte s’était amenuisé depuis longtemps. C’était une routine sourde et acide, &lt;i&gt;silencieuse&lt;/i&gt;, et en son sein, elle ne cachait que déception et frustration. Tous avaient perdu un rêve, qu’ils avaient commencé à travailler, à polir, à l’annonce de leur embauche. &lt;i&gt;Découvrir de la vie sur Mars ! C’est remettre en cause nos acquis, c’est enlever une nouvelle couche de fausse science pour s’approcher plus de la Vérité ! &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Bien évidemment, il perdurait une once d’espoir vague, presque éteint, parce qu’il avait été prouvé quelques années plus tôt que rien n’égalait la volonté : vouloir, c’était pouvoir, et tous savaient qu’ils pouvaient donner vie à leur rêve ; &lt;i&gt;Voulons, et nous saurons&lt;/i&gt; fut la première devise mondiale. Alors, Spelunada et son équipe descendirent le Cratère du Népal, équipés d’un minuscule engin qui régulait l’anti-gravité et permettait, en un sens, de voler. Des torches gigantesques, posées sur les murs, s’allumèrent à leur passage, et aussitôt une voix nette résonna des profondeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Messieurs, Mesdames, bienvenue au Népal. Vous trouverez ici la plus parfaite roche martienne qui ait jamais existé. Au prochain carrefour, prenez à droite, continuez 500 mètres, et vous arriverez au Mac Donald’s le plus proche. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains sourirent, puis l’un des collègues de Spelunada, Francko Eïms mordit son pouce entre ses dents. Cela établit la connexion avec la Tour 157, et, en retour, elle reçut elle aussi son message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Guewen, c’est une bonne blague, mais je veux pas te décevoir en te disant que c’est nul. Du coup, je me demande si je suis pas nul en trouvant ça drôle. Ca me remet en cause et c’est vexant. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Spelunada sourit. Leur groupe avait trouvé, dans les liens qui unissaient chacun de ses composant, un pilier de base pour leur recherche : l’esprit d’équipe. Ils ne se détestaient pas, ne s’aimaient pas, mais avaient appris à le faire en partageant un but commun. Ils étaient différents, mais le temps et la tâche les avaient rapprochés ; c’était l’une des sentences clés de l’Union Mondiale : &lt;i&gt;« Je suis toi, tu es moi, devenons nous ».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;L’évolution des sciences humaines mena en réalité, progressivement, l’humanité vers la plus grande découverte de son histoire : il y avait une marche à suivre, et des moyens d’avancer plus rapidement. La technologie et la conscience étaient une paire exemplaire – « &lt;i&gt;science sans conscience n’est que ruine de l’âme » -, &lt;/i&gt;ils étaient les moyens. La marche à suivre était simple : devenir nous. La psychologie révéla que c’était dans l’entente que l’humain prenait son sens, et non dans l’affrontement. Il était la première espèce humaine, et la seule, à pouvoir accepter de ne pas combattre. D’être à l’abri. De vivre non pas pour soi, mais pour autre chose.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Dès le plus jeune âge, on inculquait ce principe à chaque habitant du système solaire ; terrien ou &lt;i&gt;proculopatrié&lt;/i&gt;, du latin « procul », qui signifie « loin » - le mot désignant les humains ayant quitté la Terre pour d’autres planètes. C’était un choix dès lors qu’il s’agissait d’y rester, mais les voyages étaient fréquents, et les distances réduites à l’ordre d’une longue semaine, en ce qui concernait Pluton. Mars était à une journée et demi de la planète ; ce n’était rien, mais pourtant, Spelunada n’était pas rentrée une seule fois, en dix ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Revoir le soleil de la Terre était la plus belle chose qui lui était arrivée depuis leur découverte.&lt;br /&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center;font-family:arial;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;II.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: center;font-family:arial;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;En entrant dans la boulangerie, Spelunada sentit l’odeur du pain frais, et eut le plaisir de parler à un humain, et non à une machine. Les autres planètes, colonisées, offraient tellement d’espaces vierges que les robots s’étaient avérés extrêmement efficaces. Ils étaient des relais et transmettaient les informations nécessaires, tout en développant des centres qui leurs permettaient ensuite de s’alimenter en énergie. C’était là, pour Spelunada, le seul office pour lequel ces machines devaient être programmées ; et elle avait eu beaucoup de mal à parler à un robot tous les jours, en allant faire ses courses au Centre Robotique, comme Francko l’avait vite surnommé.&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;« Bonjour ! une baguette s’il vous plaît. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dialogue absurde mais tellement agréable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Merci, à demain ! Comment ? Oui, je viens d’emménager… vous risquez de me voir souvent ! Oui, merci, à demain ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Là était tout le propre de l’Homme : parler pour ne rien dire. Les machines, elles, parlaient. Mais elles ne discutaient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Spelunada quitta la boulangerie, se demandant si un béret ferait d’elle l’image, aujourd’hui oubliée, du français tel que le concevaient certains au début du siècle. Elle sourit.    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Le 17 octobre 2057, l’équipe Khan découvrit, dans une faille inexplorée du cratère du Népal, la Lesnuda, une chauve-souris qui « voyait » le futur. Spelunada avait souri en la voyant. Juste un sourire, un bruit qui avait fendu l’air. Car il y avait là plus qu’une simple découverte qui allait changer le monde : c’était pour elle, et pour tous les autres membres de Khan, la preuve qu’ils existaient. Que leurs espoirs n’étaient pas irréels, mais réalisables, et qu’ils pouvaient &lt;i&gt;vouloir&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i style=""&gt; être&lt;/i&gt;&lt;i style=""&gt;être&lt;/i&gt;. Francko s’exclama :&lt;br /&gt;et &lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;« Lesnuda ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et, alors qu’il avait juste voulu partager avec Spelunada cette joie qui lui réparait le cœur, tous virent ici un nom posé sur cette espèce qu’ils avaient passé près de dix ans à chercher, au mépris, à la fin, de leurs &lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i style=""&gt;volontés&lt;/i&gt; mêmes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le 20 octobre 2057, la nouvelle fut annoncée au Système. Les gros titres classèrent l’information au-dessus des conflits neptuno-jupitériens. En découvrant très vite que la Lesnuda anticipait les faits, Khan fut forcée de reconnaître que, malgré l’absence de sens, elle pouvait lire le futur. Ainsi, ils avaient passé une journée entière à tenter de l’attraper, bouclant un périmètre de plus en plus réduit jusqu’à confiner l’animal, qui avait auparavant tenté de s’échapper dans un couloir. Spelunada se jeta, mue par un réflexe primaire et hasardeux qui sortait du prévisible, dans la trajectoire de la Lesnuda, qui rata, ici, sa seule occasion d’échapper à ces êtres étranges qui voulaient l’attraper. L’évolution des procédés scientifiques et leurs technologies respectivement affiliées firent le reste : en quelques heures, les premières hypothèses furent posées, et la découverte fut confirmée le 20 octobre à 1h02 du matin, alors que Guewen Rewan et Maga Fredhonin s’étaient endormis, face à face, sur une petite table transparente, l’un des deux ronflant grassement. Khan était mixte : Francko, Guewen et Hart Wasselton composaient la partie masculine, là où Spelunada, Maga et Venus Irzadec formaient un trio féminin. Ce fut Venus qui, les yeux rivés sur un écran tremblant dans l’air, s’exclama soudain :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Chiée ! Elle voit le futur ! Merde ! »&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;  &lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Spelunada rit d’abord à cette belle succession de gros mots, puis comprit que Venus parlait sérieusement. La Lesnuda était plus qu’un rêve : c’était l’avenir. &lt;i style=""&gt;Merde&lt;/i&gt;, pensa Spelunada, et elle rit à nouveau, accompagnant les éclats de rire de Venus, qui avaient déjà réveillés Guewen et Maga, tandis que Francko franchissait la porte de la pièce, l’air hagard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Khan avait voulu, Khan avait eu, et puis Khan avait reçu. C’était la théorie du triangle d’or : vouloir, faire, recevoir, dont les bases avaient posées scientifiquement en 2034 par un néo-zélandais. C’était aussi la théorie du bonheur, selon de nombreux cultes post-modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Le 22 octobre 2057 débuta la 23&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; conférence des Hautes-Sciences.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-family: arial;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b style=""&gt;III. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-family: arial;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b style=""&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L’idée était née en 2040, suite à l’évolution extrêmement rapide du monde scientifique, de proposer à la communauté entière, une fois par an, un tour d’horizon des vérités nouvellement établies. Pendant deux jours, la conférence des Hautes-Sciences réunissait les personnalités les plus influentes du Système, venues pour l’occasion rallier la planète mère, la Terre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Près de Sydney, un périmètre renforcé accueillait l’imposant dispositif. Des centaines de bâtiments étaient réquisitionnés, et les soutiens terrestres et aériens étaient sans failles. Pendant deux jours, le monde avait les yeux braqués sur lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Aussi, Spelunada ressentit une légère appréhension en traversant les portes de la &lt;i style=""&gt;Main Station&lt;/i&gt;, un building occupé par la plus populaire des chaînes australiennes, lieu des cinq conférences les plus importantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Quelques heures plus tard, Khan était devant le micro. Maga prit d’abord la parole, et recensa le périple et les premières constatations de l’équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« … rien. Nous n’avions alors rien trouvé. Il nous fallait garder le sang froid et l’assiduité nécessaire à notre tâche, mais il y avait dans cette absence de résultat comme le goût amer de l’inefficacité. Puis il y a eu le cratère du Népal. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;Francko expliqua comment la chauve-souris avait été localisée et capturée. Il expliqua rapidement quels cheminements avaient mené au résultat, proposant une annexe des calculs et données à tout un chacun. Puis il laissa la parole à Venus, qui donna les premières informations établies sur la Lesnuda :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« … elle voit, par un procédé comparable à la psychohistoire dont parlait Isaac Asimov, un écrivain du 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. Il estimait que le calcul des probabilités, lié aux statistiques et appliqué au global, permettait de prévoir le temps, d’une certaine façon, mathématiquement. Théorie illusoire, mais si l’on tient compte des résultats des analyses menées sur la Lesnuda, il n’y aucun doute : l’avenir n’est pas opaque, et il y a derrière lui certaines choses que nous pouvons entrevoir. Le procédé va être appliqué à plus grande échelle, et nous allons essayer d’inculquer ce gêne à des animaux virtuels d’ici quelques jours. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Lorsque Hart et Guewen eurent expliqué comment allait se dérouler le procédé, Spelunada fut amenée à conclure. Elle remercia tous ceux qui avaient participé, de près ou de loin, à la découverte de la Lesnuda – pour le protocole – puis laissa parler sa volonté.    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-family: arial;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;0.&lt;br /&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;« Il y a, de par et d’autre du monde, des guerres. La bombe atomique a ravagée Vénus ; plusieurs milliers de personnes meurent chaque jour. Certains ne vivent pas encore pour le &lt;i&gt;nous&lt;/i&gt;, mais sont obligés de survivre, et de penser au &lt;i&gt;je&lt;/i&gt;. Je ne sais pas si ma vision est claire, et je ne sais pas si la votre l’est, mais allons nous passer notre vie à nous battre ? … quand nous avons capturé la Lesnuda, elle a su que nous allions agir, et pourquoi ? Parce que c’est dans le fort de la Nature d’attaquer. Seulement, nous avons des moyens de nous distinguer : notre conscience, notre savoir, nos émotions, nos rêves ; et nos découvertes. Nous pouvons viser plus haut, et nous l’avons fait en conquérant l’espace. Mais nous ne devons jamais oublier de viser bas, de regarder nos pieds et de nous demander si ce que nous en faisons est valable, bon, naturel au sens macroscopique du terme. Autrement dit, si l’Homme est un produit de cet Univers, un &lt;i&gt;nous&lt;/i&gt; au service d’un autre &lt;i&gt;nous&lt;/i&gt;, nous avons pour tâche d’assurer la pérennité de notre mère. Pourquoi ne pas parler de la Lesnuda ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;« Parce que j’en parle, justement. Cette chauve-souris, qui voit l’avenir, n’est-elle pas simplement, en elle-même, une forme de son passé ? Ne se projette-elle pas trop loin, devenant double, à la fois elle-même et son jugement, calculé soit-il, des faits qui l’attendent ? Voilà ma question : à chercher vers l’avenir, ne devient-on pas obsolète ? Et alors, que cherche-t-on ? »&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;« Eh bien, tout simplement : soi-même. Voilà ce qu’apporte, à mes yeux, la découverte de la Lesnuda. Loin de voir le futur, nous tendons déjà vers lui à chaque seconde, persuadés d’agir selon notre bon vouloir. Mais nous ne nous regardons que trop à travers cette projection : nous n’estimons que nous, ce nous soit-il aussi global que possible. Alors, nous perdons l’unité première du groupe, le &lt;i&gt;je&lt;/i&gt;. Si &lt;i&gt;tu es je&lt;/i&gt;, alors pourquoi devrions-nous nous battre ? Avez-vous réalisé que c’est dans la projection que nous combattons ? Le présent n’apporte ni guerre, ni inquiétudes. Il est la promesse du changement, mais avant tout un gage de bonheur. Nous n’avons pas peur d’avancer, car nous sommes déjà là. Nous existons, et c’est toujours dans le souvenir – dans la mémoire instantanée, dans l’image, dans le &lt;i&gt;présent&lt;/i&gt; &lt;i&gt;passé&lt;/i&gt; – que nous nous rappelons. Nous ne nous rappelons, en revanche, jamais de ce que nous voulions réellement à l’époque. Ni des moyens que nous étions alors près à mettre en œuvre pour atteindre nos rêves. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;« Et voilà que nous rêvons à d’autres choses, tirées du lointain, du futur ; de l’ailleurs. Voilà que nous nous détestons pour ne pas vouloir ce que nous voulons réellement : être heureux. La Lesnuda m’a fendu le cœur,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;non pas parce qu’elle était l’aboutissement d’une projection vers le futur… simplement parce qu’elle m’a ancrée, fortement, dans le présent. Et me voilà devant vous, bredouillant devant vous quelques phrases qui vous sembleront stupides, car empreintes de sentiment ; mais le sentiment n’est-il pas volonté ? Je m’excuse, d’avance, auprès de Khan pour cette diatribe inopinée ; je m’excuse également devant vous, car par là, je vous blesse et vous attaque, me contredisant par là même. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style=""&gt;Mais, étrangement, le silence se fait lorsque les derniers mots résonnent dans le micro. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L’air fendit le silence.  &lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il y eut, jusqu’au plus haut, comme un bruit.   &lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Celui du vent frais qui souffle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et la société se regarde.  &lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: arial;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5364877079059733146?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5364877079059733146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5364877079059733146&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5364877079059733146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5364877079059733146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2011/11/kubilai-et-xanadu-la-societe-se-regarde.html' title='Kubilaï et Xanadu, la société se regarde'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-j6hkwOFQU9g/TrHUAyxppsI/AAAAAAAAAQY/7X2VDLKwMr8/s72-c/Coucher%2Bde%2Bsoleil.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-4022877200491066789</id><published>2011-10-19T15:48:00.006+02:00</published><updated>2011-10-19T16:56:26.331+02:00</updated><title type='text'>Le Fruit Pourri a la banane</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-bscIZz6AW8I/Tp7hqhzSNPI/AAAAAAAAAPk/u5OKsKIqwl4/s1600/IMG_1818.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 286px; height: 224px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-bscIZz6AW8I/Tp7hqhzSNPI/AAAAAAAAAPk/u5OKsKIqwl4/s400/IMG_1818.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5665213502022890738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;... ... ... ... ...&lt;br /&gt;Voilà que je me réveille et que mon réveil me dit, entre deux hurlements, qu'il est 7h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naturellement, je me lève ; il le faut bien ; le devoir m'appelle. Unité au rapport, 7h15, salle de bain. Vaccination thermale, réchauffement climatique intérieur, brossage de dents et ouverture des stores : enfin, je vois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est déjà ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7h30, unité en ravitaillement, cuisine. Crunch-crunch, miam-miam, stand by, over. Quelques minutes de déglutissements et me voilà fin près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8h, démarrage des pompes latérales et mise en route du processeur ; démarrage des systèmes de machine à café et de conduite ; verrouillage de l'univers environnant et extraction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis train-train quotidien, suite de 9 actions soumises à 32 choix potentiels, répétée tout au long de la journée. Quand je rentre, mes 2 aspects et leur projection se restructure, et j'obtiens alors...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... le temps libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là,&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Etrangement,&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;La porte s'ouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ainsi, le fruit pourrit. Il pourrit parce qu'il ne sait pas se défendre contre ses propres faiblesses. Il pourrit de l'intérieur. Il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;se&lt;/span&gt; pourrit. C'est le choix du petit qui le constitue, comme du grand qui refuse de réagir. C'est le fait de ne pas aller chez le médecin. C'est le fait de manger gras. C'est le fait de la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si certaines choses sont forcées, deux sont soumises au choix : décider, et vouloir. Vouloir, c'est refuser le fait, c'est le nier, et donc s'opposer soi contre lui ; c'est exister et grandir. Décider, c'est signer un pacte d'action, c'est s'engager fermement à agir dans le réel ; c'est se projeter et se préciser. Réaliser, c'est mêler ces deux aspects, ces deux faces d'une seule et même action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comment savoir si le résultat est bon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout simplement lorsque le fruit ne pourrit pas. Lorsque chaque habitant d'un pays vit l'action et est promis à l'action ; lorsque chaque composant du grand remplit son rôle - celui pour lequel il s'est vu programmé - en s'adonnant à la contradiction de ce propre rôle - ceux pour quoi il veut être, alors le fruit ne pourrit pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces deux nécessités, il faut ajouter quatre issues : la possibilité de remplir son rôle, l'impossibilité de remplir son rôle, la possibilité de contredire son rôle, l'impossibilité de contredire son rôle. La barrière qui impose ici une fin de non-recevoir à l'action engagée n'est jamais le sujet : il veut s'expanser et compte bien le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'autre qui, par sa présence, rend ce besoin impossible. Parfois, on ne peut pas être ce que l'on veut être ; et, parfois, on ne peut pas être ce que l'on ne veut pas être ; autrement dit, on est forcé d'être ce qu'on est... et on ne peut pas être ce que l'on veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça fait que tout ça tourne mal ; que les composants d'une société se mettent à aller mal. Que le système de gouvernance choisi n'est plus une application responsable et logique amenant au bien-être général, mais un parasite contaminé et promis à sa propre mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tête va mal, alors pourquoi le corps irait mieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà que je me lève ce matin, et que certains s'indignent. Certains écrivent quelques pages, se basant sur une histoire personnelle, et promettent à tous la Vérité et le Repos au travers de l'indignation. Voilà que certains jouent des coudes sur la table, et n'imposent non pas le progrès, mais la révolte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Révolte au service de la révolte, bactérie prolifère qui indispose l'Homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà que je me lève ce matin, et que certains partis professent à grands renfort de média(s) contre d'autres partis, aujourd'hui non plus en se basant sur les faits - si faux soient-ils ; mais en brandissant l'injure, le mépris gratuit, et l'espoir que les fidèles suivront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sommes nous devenus aveugles, tout indignes que nous sommes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bla bla bla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est de nos jours logique, et voulu comme inclus dans la logique générale, qu'un parti se permette d'organiser une émission, s'accaparant un média - avait-on le choix ? ; et qu'il s'y plaise à débusquer, au grand jour, les failles d'une organisation concurrente. Derrière la table, l'Indigné opinerait du chef ou retournerait sa veste. Mais quel logique brandirait-il, lui ? Quelles solution face aux faits, à part s'indigner ? Quel exemple pour l'autre, que de proposer, devant la faute, de s'indigner ? N'a-t-on plus que la peur d'être dominé ? Est-ce là le propre de l'espèce humaine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bordel de merde, arrêtons un peu les conneries - voilà l'indignation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se marque comme un point, pas comme un fait ; c'est elle cette décision de changement, mais elle est au-dessus du temps. Elle est ce poteau que l'on rejoint pour redémarrer un nouveau processus, basé sur une logique née de la rupture, nettoyée de tout ce qui ne fonctionne plus, pour repartir sur des bases saines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'indignation est ce signal d'alarme qui pousse la société à sa régulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'un parti se fasse instrument du diable, et que l'autre réagisse en ce sens en jouant la carte défensive, autrement dit que la droite s'éclate à démolir la gauche, et que la gauche fasse comme si de rien n'était, tout cela est un processus qui, dans mon cas, provoque l'indignation. Oui, M. Hessel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à la différence près que je m'indigne devant une logique, et non un fait. Et, si vous voulez tout savoir, je m'indigne devant la logique générale qui veut que cette logique ne soit pas démolie aussi vite qu'elle a tentée d'apparaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mesdames, Messieurs, le gouvernement va mal.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-7PHAhMM8PDE/Tp7jVHEJoFI/AAAAAAAAAPw/ocmekdFiRnQ/s1600/IMG_1912.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 235px; height: 176px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-7PHAhMM8PDE/Tp7jVHEJoFI/AAAAAAAAAPw/ocmekdFiRnQ/s400/IMG_1912.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5665215333091876946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mesdemoiselles, Messires, le monde va mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tous, le fruit pourrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moratoire arbitraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que proposer à cette lente décomposition ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un nouvel équilibre. Basons les faits sur nos découvertes ; concentrons l'action sur la résolution des erreurs, avant de nettoyer les plaies par le confort. Découvrons qui nous sommes avant de savoir ce que nous aimons. Contemplons nos projets au travers d'un sas crédible ; pas personnel. Voyons dans l'ensemble, de façon globale. C'est une tâche commune qui anime tous les aspects nés de la création naturelle. C'est un projet commun, tissé au fil des altérations d'états, des refontes permanentes de chacune des espèces qui a acquis, aujourd'hui, le droit d'exister au rang des projections de la Nature. Qui pourrait s'en détacher ? La gravité nous y cloue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'Homme le veut ; l'Homme veut quitter son habitat. Alors le fruit pourrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fruit pourrit lorsqu'il n'est pas possible d'être ce qu'on ne veut pas être ; d'être ce qu'on ne peut pas être ; d'être là où on n'est pas. Alors, se donner les moyens d'être Ailleurs, c'est créer l'Imaginaire. La projection d'état ; le nettoyage des faits, des actions, pour focaliser la vision sur les aspects positifs. C'est oublier ses erreurs pour se préserver, nier les faits pour ne pas pourrir. Mais c'est un mensonge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, il faut accepter d'être ce qu'on ne veut pas être. Il faut tout vouloir, et tout décider, ni plus, ni moins. Et quand l'on veut quelque chose dont on a peur, cette chose ne nous effraie plus. Si on décide, en plus, de l'aimer, alors on se promet à son amour. Non pas qu'elle ne sera plus dangereuse, et non pas qu'il faille, alors, aller vers elle ; mais, si l'interaction devait se présenter, la vision qu'aurait le sujet de son traitement aurait une finalité positive, qui exclurait la mort - fictive mais, à la base, présumée, et donc source de la peur. Au final, ce processus recourt à gouverner l'Imaginaire ; car c'est le mensonge même qui fait naître la peur, et c'est lui qui nous façonne encore, chaque jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La double vision, le double aspect, la cachette et le secret. Jamais à coeur ouvert. Et pourquoi donc ? Indignons-nous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, ouais... indignons-nous, c'est ça... Toujours est-il qu'il n'y a pas de vérité ailleurs : il n'y a que de la constatation (du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vouloir&lt;/span&gt;). La déduction (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;décider&lt;/span&gt;) est intérieure : c'est en enlevant ces masques de mensonge que nous portons tous que nous accéderons, chacun, à nos natures réelles. C'est par la soustraction qu'apparaît la connaissance, et non par l'addition. Le "plus", l'autre, le facteur, sont toujours positifs ; ils sont un miroir de la progression générale dans cet état d'action qui consiste, ni plus ni moins, qu'à se connaître soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous penserons alors tous nous connaître. Bien évidemment. Nous aimons le cinéma, les jeux de société, la peinture rupestre et l'équitation à dos d'ornithorynque. Bien évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis cet état change. Nous n'aimons plus le cinéma, parce que c'est nul ; nous préférons les Pokémon. Subtil changement. Rien du tout. Non, vraiment, je regrette pas du tout, Sylvester Stallone c'est plus ce que c'était.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... m'enfin merde, indignons-nous ! Où situes-tu la connaissance de toi dans cette action ? Tu diras "j'en avais marre", ou bien "ça ne me plaît plus", mais tu chercheras à comprendre pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hm... moi non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, ouvrir la porte, ce n'est pas empêcher le fruit de pourrir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ben, si. D'un côté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-BSGfOe1ah0Y/Tp7kJr3FgHI/AAAAAAAAAP8/pjn4e86Q6ZA/s1600/IMG_1794.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 637px; height: 476px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-BSGfOe1ah0Y/Tp7kJr3FgHI/AAAAAAAAAP8/pjn4e86Q6ZA/s400/IMG_1794.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5665216236322390130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;               Parce que se connaître vraiment, c'est accepter d'être à deux niveaux : à la fois comme produit, comme résultat d'une addition passée, comme un nombre projeté dans l'univers des nombres, censé y trouver la place propice, comme tous ses semblables, afin de former l'équation qui permettra l'établissement de nouvelles bases solides permettant l'expansion de la cellule ainsi formée ; à la fois comme être humain, pensant, ressentant, sentant ; soumis aux lois d'une société et d'un état de fait, soumis à un rôle prédéterminé, aimant et goûtant chaque jour par les sens et l'Imaginaire, focalisant sa pensée sur l'action et son goût sur la collaboration, ou l'inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, le fruit ne pourrit plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'accepte dans ses deux parties, ses deux aspects ; l'un forcé, établi, logique : l'établissement de l'expansion ; l'autre choisi, pensé, voulu : les travers personnels qui amèneront à l'équilibre du sujet et à l'expansion de la cellule qu'il constituera avec ses pairs. En somme, nous ne choisissons pas la forme, mais les couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on est une banane, j'espère qu'elle n'est pas verte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freud y verrait sûrement quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-4022877200491066789?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/4022877200491066789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=4022877200491066789&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/4022877200491066789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/4022877200491066789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2011/10/le-fruit-pourri-la-banane.html' title='Le Fruit Pourri a la banane'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-bscIZz6AW8I/Tp7hqhzSNPI/AAAAAAAAAPk/u5OKsKIqwl4/s72-c/IMG_1818.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5230451439559172873</id><published>2011-04-03T23:57:00.005+02:00</published><updated>2011-04-04T00:25:40.601+02:00</updated><title type='text'>Et les nouveaux horizons.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-xBWhjcY_bgM/TZjzVIainGI/AAAAAAAAAPY/Svk3PcYgPV4/s1600/IMG_6083.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer; width: 302px; height: 256px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-xBWhjcY_bgM/TZjzVIainGI/AAAAAAAAAPY/Svk3PcYgPV4/s400/IMG_6083.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591486481742077026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour se lève.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il est neuf, insaisissable, mais surtout, il est à moi. Je peux faire un tour joyeux, lui donner une tournure sympa, ou le vouloir malheureux et tuer tout éclat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le jour est à moi, c'est parce que la nuit je dors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est languissante et pathétique, et elle est à moi. Mais elle, je ne peux pas la changer, parce qu'elle est l'amante de tous ceux qui veillent, et la mère de tous ceux qui rêvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, j'ai essayé longtemps. Je suis gardien de nuit, mais pas au sens où vous l'entendez. Disons gardien de Nuit.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Il faut comprendre qu'il y a des gens qui la protègent. Parce qu'elle est déjà trop occupée à prendre soin de tous les autres. Notre métier est d'empêcher la nuit d'être triste et de pleurer. Ce qui arrive souvent, puisqu'elle est très émotive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ça se passe ? Très simplement : il faut braver les ténèbres aux heures où elles sont les plus sombres, et se faufiler au plus profond de la nuit. Près de son coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous sourions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un métier qui n'est pas trop difficile, mais il faut savoir garder sa bonne humeur ; la nuit distingue facilement un rictus d'un sourire, et un triste d'un heureux. Je suppose que cela doit être naturel pour quelqu'un qui côtoie des écorchés tous les jours. Bref, il nous faut rester joyeux, et par les temps qui courent, tout ça devient un peu plus compliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous embauchons donc :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 3 rieurs à plein temps. Equipé de bons abdominaux et d'une voix puissante, vous avez le sens du rire et savez communiquer vos éclats votre bonne humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Horaires : ajustables.&lt;br /&gt;Salaire brut prévisionnel : trois chips et un coca.&lt;br /&gt;La taille des chaussures d'Oncle Picsou : 32 et demi - et encore, il avait un pied bot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 1 humoriste de renom, si possible drôle. Vous êtes drôle (mais pour de vrai), vous n'êtes pas Pierre Palmade ou Muriel Robin (NON vous avez déjà postulé 32 fois en une semaine !), et vous faites des blagues qui font rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Horaires : ajustables t'inquiète.&lt;br /&gt;Horire : euh... Ô rire, Ô joie ?&lt;br /&gt;Horace : ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... bon, qui c'est qui a embauché ce dactylo MERDE ?&lt;br /&gt;- Roh ça va je bosse à mi-temps, d'ailleurs je fais bien le chat... ça va ça va c'est bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salaire brut prévisionnel : des cacahuètes.&lt;br /&gt;L'âge du capitaine : 36 ans en juillet, pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez candidater dès maintenant et jusqu'au 4 avril prochain en envoyant CV + lettre de motivation (et photo !) directement... euh... dis Roger, t'as une adresse mail ? non ? merde. Bon, disons, dans les commentaires ci-dessous-dessis-dessous et puis voilà, c'est bon à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En espérant vous retrouver très prochainement dans notre équipe, pour avec nous soigner la nuit à base de rire intensif, et créer des néologismes comme "candidater" pour faire plus améwican, oh yeah man,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bonne nuit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5230451439559172873?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5230451439559172873/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5230451439559172873&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5230451439559172873'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5230451439559172873'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2011/04/et-les-nouveaux-horizons.html' title='Et les nouveaux horizons.'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-xBWhjcY_bgM/TZjzVIainGI/AAAAAAAAAPY/Svk3PcYgPV4/s72-c/IMG_6083.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5737896665400697063</id><published>2010-09-26T23:34:00.002+02:00</published><updated>2010-09-26T23:50:35.944+02:00</updated><title type='text'>Rares sont les damnés #1</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;S'il avait décidé de le suivre, aujourd'hui, c'était pour des raisons bien évidentes. Pourtant...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ils avaient prévu de partir samedi matin, s'arrêteraient sur la Rocheuse du Piquet pour rentrer le dimanche soir, se boiraient peut-être un verre... et s'en iraient, finalement, chacun de leur côté. Lui n'aimait pas tellement la randonnée, mais il appréciait le simple contact de l'air, du ciel, de l'extérieur. C'était revigorant et, socialement, c'était appréciable et sain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il posa son sac près de son lit et l'ouvrit. Puis il avisa deux T-Shirts et un pantalon de toile qui feraient sûrement l'affaire ; soigneusement, il s'en saisit, les posa délicatement sur son lit et hésita.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ouais mais, au fond de là... ils vont finir fripés !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons tous de mauvaises habitudes : la sienne, c'était de croire au soin éternel. A l'ordre, au rangement, classement, mise en place de structures solides capables de supporter de lourdes charges, tri efficace et sans heurt, bref, à la présence d'une divinité qui superviserait les tâches majeures de la vie d'un Homme - entendons par là : destin, amour, travail, famille, patrie, bonheur, malheur, des meilleures et j'en passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se résigna, acheva ses préparatifs en hâte. 7h sonnait déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(...)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5737896665400697063?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5737896665400697063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5737896665400697063&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5737896665400697063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5737896665400697063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2010/09/rares-sont-les-damnes-1.html' title='Rares sont les damnés #1'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-2395571475822387109</id><published>2010-09-01T12:17:00.002+02:00</published><updated>2010-09-01T12:53:30.670+02:00</updated><title type='text'>Un pour tous. Tous pour un ?</title><content type='html'>Le temps a des hauts et des bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faisait moins froid là-bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ce dont je me souviens, c'est de la peine et des blessures du vent. Celui qui congelait les âmes et ramenait toute chose à son état primaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ici, il fait plus chaud, c'est sûr. C'est un pays où certains cohabitent et d'autres se quittent ; le soleil s'y veut peut-être plus présent, mais nous n'y sommes pas seuls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces terres, c'est l'Homme qui se confronte à l'Homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait croire à la loi du plus fort, il n'y a que celle du nombre qui compte. Celle du groupe, du clan, et parfois celle de la nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vraie force de l'Homme est née de l'entente ; une entente non-solidaire, faussement collective, portée par des intérêts personnels. Qui amenèrent à la solidarité, aussi factice qu'elle soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pouvait-on espérer autre chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est acquis, et la nécessaire transmission de savoir a été la pièce maîtresse de cette bâtisse bancale, mue par des forces opposées. Il fallait apprendre : apprendre à se nourrir, apprendre à communiquer, apprendre, finalement, à être autonome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre autonome, pour mieux porter ses valeurs et intégrer un nouveau groupuscule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté est toute aussi illusoire que la solidarité. Prisonniers de ce que d'autres décidèrent avant nous, le seul choix qu'il nous reste est de suivre la voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La somme des intérêts personnels amènent l'intérêt collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bête qui déferla sur nos régions, il y a plusieurs milliers d'années, acheva de nous convaincre. Seuls, nous n'étions que lambeaux de chairs, cervelle impuissante. L'union faisait la force, et nos bras, plus assurés, parvinrent à détruire la menace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que nous restait-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le besoin de reconstruire, de nous assurer un avenir meilleur. Une sécurité. Les premières technologies, puis les premières constructions... et vous voilà, à notre place, dans le carcan que d'autres nommèrent "société".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c'est un piège, il est finement agencé. Puisque, prisonniers de vous-mêmes, vous voilà interdépendants. Dépendants de vos parents, puis de vos contemporains, puis de votre propre conscience qui tend à vous ramener dans le droit chemin. Celui qu'empruntent la majorité de vos pairs, celui que nous avons choisi pour vous. Le bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous reste un conseil, un seul : choisissez bien votre camp.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-2395571475822387109?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/2395571475822387109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=2395571475822387109&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2395571475822387109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2395571475822387109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2010/09/un-pour-tous-tous-pour-un.html' title='Un pour tous. Tous pour un ?'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-3564585922970035898</id><published>2010-07-13T18:23:00.003+02:00</published><updated>2010-07-13T18:26:15.880+02:00</updated><title type='text'>Qu'est-ce que la vieillesse ?</title><content type='html'>Est-ce la mort du corps pour la beauté de l'âme,&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Ou le temps qui dévore notre triste membrane ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Peut-on nommer "sagesse" les pensées délirantes&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Nées des jours traversés, sans pour autant en prendre,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'essence même, l'erreur, analysée à froid,&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Qui sert à la conscience de ce que l'on n'est pas ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-3564585922970035898?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/3564585922970035898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=3564585922970035898&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3564585922970035898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3564585922970035898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2010/07/quest-ce-que-la-vieillesse.html' title='Qu&apos;est-ce que la vieillesse ?'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-562269125873785587</id><published>2010-06-22T11:33:00.005+02:00</published><updated>2011-11-03T14:58:07.686+01:00</updated><title type='text'>Guewen Raphin #4 - Fin</title><content type='html'>Après des jours et des jours d'attente, ne le niez pas, oui, voici la dernière partie de cette fameuse nouvelle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="19" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="21" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="31" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="32" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="33" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Book Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="37" name="Bibliography"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" qformat="true" name="TOC Heading"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  {mso-style-unhide:no;  mso-style-qformat:yes;  mso-style-parent:"";  margin:0cm;  margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:12.0pt;  font-family:"Times New Roman","serif"; 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Récit d’une nuit d’été&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;C’est vrai qu’à cette période, Guewen et moi étions bien trop fatigués. On avait luttés si longtemps contre cette difficulté qu’on avait tout oublié : le quotidien, le facteur, l’heure et même les gens. On s’était enfermés dans cette bulle, là, seuls, comme des cons, face à eux-mêmes, défoncés en pleine après-midi pour espérer apercevoir des rêves passer par la fenêtre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Qu’est-ce qu’on était cons ! Cons, et aveugles. Guewen ne le saura jamais ; moi je l’envisagerai en le quittant. Et puis j’y repenserai longuement, perçant à jour des dizaines de preuves accablantes. J’attestais alors moi-même de ma lâcheté. Et je me sentais trahi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Par moi-même, par ma vie, par tout ça. Et par Guewen.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;Il m’avait promis, sans le vouloir, tant de choses ! Ses idées étaient belles, et je l’avais suivi comme l’on suivrait un politique : des rêves plein la tête, mais des rêves déchus.&lt;br /&gt;Je lui en ai voulu, à Guewen. Des années, bien trop longtemps. C’était une rancœur froide et intense. Un peu comme le MIm.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Et puis, en retombant sur ce carnet, j’ai tout compris. J’ai compris que même lui ne croyait pas en ses rêves. Il envisageait tout, et à trop réfléchir, il en perdait le sens profond du bonheur. Il est passé à côté de tant de choses, juste parce qu’il restait là, à fumer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;Bien sûr, ce n’est pas le cannabis qui l’aura achevé. Ni sa faiblesse, parce qu’il était bien trop entêté. Ce n’est pas non plus sa passion du perspicace, du rationnel et du logique.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;Non, c’est moi qui l’ai fait disparaître. Qui lui ai porté le coup de grâce.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;17 décembre 2004, et du plus bas il vit le ciel&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;J’ai rencontré une fille aujourd’hui. Ces mots me débectent. Elle me débecte aussi, mais ça me plaît. « C’est étrange, dit l’ange, que l’Homme soit fait de si peu d’ailes ». Comme nous marchons, cloués au sol, voyant passer, sur le côté, les cordes qui pendent aux joues des séraphins.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;L’amour me hante et me détruit, parce que je n’arrive pas à m’aimer moi-même. Je réfléchis, des fois, tiens. Ca en serait presque risible. Je suis un con ; un sale con, bien trop con pour voir le ciel et ces étoiles. Je souffle dessus, elles disparaissent. J’aveugle, je me noie, je bouscule dans les quartiers sombres. Là où même la lune n’apporte plus rien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;Mais cette fille… « c’est étrange, dit l’Homme, ce sentiment morose qui éteindrait presque l’ange, lorsque l’Homme aime l’Homme ». Il plane au-dessus de ma tête comme un silence confus, lorsque je vois ses yeux ou sa bouche qui me sourient. Comme une valse hors du temps, où seules ses courbes et sa joie de vivre me prennent à parti. Une escapade fugace. Ouais, une demi-pause surréaliste. C’est beau ; et moi, je trouve ça beau. Et elle me parle, en plus ! Elle me raconte sa vie, mais moi je suis épris de ses rêves. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Elle m’a proposé d’aller passer quelques jours en vacances avec elle, dans un trou du cul du monde, mer du Nord CEDEX 99. Bof, ça me fait sortir, je suis le mouvement, à défaut de l’être. Serai-je emballé, endurci ou effaré ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Lorsque Guewen m’a dit qu’il partait avec cette fille, je me suis dit qu’il tentait sa chance, vainement, une fois de plus. Il a tourné au coin, et je ne l’ai plus jamais revu. Je n’aurais pas eu le temps de lui dire au revoir. Il a préféré partir sans un mot. Sans une excuse. Sans même un peu de dope.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;VIII. GUEWEN RAPHIN S’ENVOLERA&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;Là où vous êtes, vous vous demandez sûrement pourquoi je vous raconte tout ça. Tous ces mots qui n’ont pas de sens pour exprimer ce que je pense de tout ça. C’est bizarre, peut-être un peu tordu, je n’en sais rien. Ces mots viennent de ma tête, de ces souvenirs éparpillés un peu partout. Des songes, de ces nuits d’été, de cette plage sombre et de l’appartement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;De tout ce que j’ai vécu, de ma rencontre avec Guewen jusqu’à aujourd’hui. Le nombre de fois où j’ai pu changer, connaître, aimer, quitter.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;Grandir a été pour moi la pire des étapes. Devenir adulte allait à l’encontre de mes principes. Je ne voulais pas vieillir, j’avais peur de tout ça. Tout est devenu d’un coup démesuré, comme inadapté à la petite personne que j’étais. Petite, effrayée, comme une bête qu’on bat et qui redoute le prochain coup. J’étais faible.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;La part de responsabilité du cannabis, de l’alcool, d’une vie folle, se situe sur ce point-là : elle aura beau eu me faire connaître les quelques parfums d’un monde différent, ce monde-là m’a happé, englouti, dévoré. J’étais prisonnier de quelque chose de bien terrible que le Léviathan. Voir le monde plus coloré, plus beau quelques instants me poussait à adopter ce remède à la mélancolie profonde qui me hantait. C’était plus facile de rester cloué au sol, à puer de la gueule, que d’aller voir plus haut. Parce que grimper demande un effort immense. D’en haut, on se contemple, et l’on se dit : « ouah, j’ai l’air tout petit ». L’œil que l’on jette sur soi-même est comme empreint de nostalgie, mais d’une nostalgie burlesque, un peu comme lorsqu’on se rappelle d’un bide. On cracherait presque sur ces petites têtes, là-bas, en bas. Le cannabis m’a renfermé sur moi-même. J’étais devenu ma propre ombre, un peu comme un MIm au regard triste.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;Pour tout vous avouer, je ne sais pas réellement pourquoi j’ai inventé Guewen… parce que oui, il n’est rien d’autre que moi-même, ou du moins l’était. Peut-être parce que je ne pouvais pas m’affronter. J’avais besoin d’un miroir, de quelqu’un à qui parler. Dans ce journal, j’étais lui face à moi, et quand je me parlais à voix haute, j’étais moi face à lui. Il avait ses défauts, mais m’aidait à combattre les miens. Là, tout seul, dans cet appartement, j’avais besoin de quelqu’un qui me soutienne, quelqu’un qui soit là pour moi. Face à ces pétards, j’avais peu à peu perdu ceux qui m’aimaient. J’étais seul. Et dans cette intolérable solitude, j’entendais comme les voix du dehors qui jugeaient la bête apeurée que j’étais à l’époque. Alors Guewen s’est dessiné,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;cet ami sûr de lui, qui me portait, m’aidait, me soutenait. Cette ombre, cette invention… on dit que le cannabis peut rendre les âmes sensibles schizophrènes ; je ne pense pas l’avoir été. J’avais juste besoin de vous, de votre amour… mais s’attirer la sympathie du Vous est parfois&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;bien trop compliquée.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Alors la plage, l’ange et la lune sont venus me porter secours.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;25 décembre 2004,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Le pardon angélique se prend, mais ne se donne pas à ceux qui pensent être rois de briques et d’illusions.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Certains anges s’étreignent, anxieux de citer les visés, mais les anges sont fidèles de cœur à leur aimé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cette fille est belle, je crois bien que je l’aime. J’aime son regard et ses mots, la délivrance profonde qu’elle m’inspire. Je m’y vois, moi, je m’y vois dans dix ans avec pour seul bagage l’amour que je pourrais lui porter.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Loin de me perdre moi-même ! ouh, très loin. Je prends conscience du temps qui passe, je prends conscience de beaucoup de choses. Je me sens différent, d’un coup, d’un seul… putain ! le monde est beau, et le monde me plaît ! Je vois un peu, là-bas, je crois voir, ouais, quelques couleurs. C’est illogique, impossible, mais pourtant c’est bien vrai. La Vérité. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Je comprends. C’est tout ce que je pourrais dire. Je comprends. Comme un ressenti sincère de mes propres actes. Je comprends. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Elle m’a embrassé, et j’ai voyagé. J’ai fait le tour du monde, vous ne comprenez-pas ? J’ai vu le ciel, la terre, le monde dans son ensemble. J’étais en vie. Vivant, comme Vérité, comme un V. Je rêve, et mes rêves sont lucides. Ils parlent d’un avenir proche, lointain, peu importe, mais d’un avenir joyeux. Un avenir limpide. Je n’ai plus envie de souffler. Plus envie de lâcher la bride. C’est hallucinant, c’est dingue. Dingue.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;5 janvier 2004,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;C’est vrai, je te laisse sur le pavé, en ce moment. Je ne passe plus trop par ici, je n’ai plus trop le temps de m’intéresser à ma tête. Cette fille me regarde, et je tombe des nues. Je n’y vois rien de stupide, et c’est bien ça qui m’inquiète.&lt;br /&gt;Je ne crois pas en l’amour… je ne sais plus. J’en doute, j’en doute. Si ce que je vis n’est pas de l’amour, alors l’amour doit être une extase absolue. Un bonheur presque parfait. Une évasion hors du temps, un grand bond dans le ciel qui éveille, renforce, embellit. Je ne sais plus, mais je m’en moque.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;18 février 2005,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;… je t’ai retrouvé rangé là par hasard, et c’est plutôt sympathique. J’espère que tout va bien pour toi. Moi, de mon côté, je me débrouille plutôt bien. L’imprimerie, j’ai lâché, j’écris pour un journal local. J’ai chopé un stage par hasard, je leur ai plu, ils m’ont proposé l’embauche. Impensable, non ? Et pourtant…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;J’ai été heureux depuis, tu sais ? J’ai vu tant de choses. Tant de rêves, de ceux qu’on espérait, de ceux qu’on voulait toucher du doigt. J’ai vu la vie, et la vie m’a pris un instant sous son aile. J’ai pensé à toi, parfois. J’ai été hanté par cette mélancolie sinistre quelques temps. Et puis maintenant, je te vois, comme avant, et j’en rirais presque. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je suis désolé, je ne veux pas te vexer, et tu sais que je t’aime beaucoup. Oui, je t’aime, je ne te l’ai pas dit, et c’est ça qui nous aura manqué. Le fait de savoir s’aimer. Avoir confiance en ce que j’étais. Je ne m’en suis rendu compte que plus tard. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Avec elle, c’est le bonheur. C’est là que je m’épanouis, c’est là le souvenir de ta disparition subite, le jour où tu as accepté de partir sur cette plage. D’essayer, un instant, de croire en tes rêves oubliés. Ceux de l’amour et du courage.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Alors voilà, je viens te dire au revoir. Au revoir parce que tu ne me verras plus. Je te dis adieu pour de&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;bon, pour de vrai. Je voulais que ça soit solennel, plus sincère qu’un simple regard au coin d’une rue. J’espère que tu ne m’en veux pas, mais c’est nécessaire. Le souvenir de cet appartement, de ce journal, de ma tête même me fend le cœur. Je penserai à toi, je te le promets,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Au revoir, Guewen&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-562269125873785587?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/562269125873785587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=562269125873785587&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/562269125873785587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/562269125873785587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2010/06/guewen-raphin-4-fin.html' title='Guewen Raphin #4 - Fin'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-1608272744576151508</id><published>2010-06-09T20:46:00.004+02:00</published><updated>2010-06-09T20:52:30.452+02:00</updated><title type='text'>Guewen Raphin #3</title><content type='html'>Après maintes et maintes péripéties, et face au flot incessant de questions qui vous taraudent, vous, c'est-à-dire pas grand monde, mais peu importe - car, oui, tant pis, voici la troisième partie de l'histoire de Guewen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="PersonName"&gt;&lt;/o:smarttagtype&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="19" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="21" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="31" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="32" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="33" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Book Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="37" name="Bibliography"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" qformat="true" name="TOC Heading"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !mso]&gt;&lt;object classid="clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D" id="ieooui"&gt;&lt;/object&gt; &lt;style&gt; st1\:*{behavior:url(#ieooui) } &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  {mso-style-unhide:no; 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&lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;V. GUEWEN RAPHIN SERAIT UN ETRANGER ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 200%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i style=""&gt;9 mars 2002, un peu trop à l’ouest pour voir le lever du soleil&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je suis allé boire un verre avec Jo aujourd’hui. Il m’a longtemps parlé de ses idées sur la cigarette.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;« Si, c’est sûr et certain. Ils nous ont, ils nous prennent, et ils font ensuite mine de nous consoler. C’est simple comme bonsoir, vraiment. Regarde : étape une, on arrête la fabrication pour la relayer à d’autres. Ca avantage les deux partis ; le premier gagne du blé, le deuxième se fait de &lt;st1:personname productid="la thune. Etape" st="on"&gt;la thune. Etape&lt;/st1:personname&gt; deux : on taxe, puis on augmente le prix un peu à &lt;st1:personname productid="la fois. La" st="on"&gt;la  fois. La&lt;/st1:personname&gt; clientèle est d’ores et déjà fidélisée, puisqu’elle devient dépendante. Dix centimes de plus, dix centimes de moins : tu la vois, la différence, toi ? Non, hein. Puis on passe de deux à cinq euros, et personne ne s’en rend compte. On en parle comme d’un enfant : « avant, il était moins… », « c’est dingue, je pensais pas que ça irait si vite… ». Et là, coup de grâce : on lance des campagnes de prévention en disant que tout ça, c’est vraiment pas cool. « Eh, les mecs, arrêtez de jouer avec votre vie ! ». Mon cul ouais ! Bientôt, on l’interdit dans les bars, restaurants, boîtes de nuit, dans les voitures avec les moins de seize ans… si, je te jure ! Et là, paf ! tout prend du sens : c’est pas l’Etat qui est salaud, ce sont les producteurs. Bien sûr, on crache un peu sur la politique, à coup de « ils se font plein d’argent avec les taxes, ça les arrange ». Mais personne ne lie directement les deux. Et c’est pareil pour plein de trucs ; ils nous baisent par intermédiaire. Tout le temps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- Et si les politiques étaient vraiment trop cons pour faire ça volontairement ? Si toute ta théorie était fausse ? Si c’était clairement autre chose ? Tu ferais quoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- Ma théorie, elle est pas fausse. Elle est novatrice. Personne ne s’en doute, mais moi je le sais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- Mec, tu débarques, ça fait une plombe que tout le monde se passe le mot. C’est pas important, au final, qu’on se fasse baiser ou non. L’important, c’est : pourquoi, toi, tu fumes ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- Moi ? Parce que j’aime ça ! Ca me permet de souffler, c’est bien toi qui dit ça tout le temps, avec tes étoiles et ton pétard !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- C’est sûr. Sauf que je craque pour m’évader. Toi, tu fumes mais ça te cloue sur place. Ca t’arrête dans ton élan. Tu te mets à frimer sans te rendre compte que tu pues de &lt;st1:personname productid="la gueule. Si" st="on"&gt;la gueule. Si&lt;/st1:personname&gt; la clope rendait meilleur, on s’y serait tous mis, non ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- Pareil pour le pet’, non ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- Bien vu. Mais c’est là que tout devient crucial : tu te fais avoir par ton gouvernement à partir du moment où tu acceptes l’amalgame qu’il te propose. La cigarette, elle s’associe au quotidien. Tu vois des pubs sur les accidents de la route, l’alcool, le cancer, la capote… et l’arrêt de &lt;st1:personname productid="la clope. Le" st="on"&gt;la  clope. Le&lt;/st1:personname&gt; problème n’est pas de savoir quel argent se fait l’Etat, l’important c’est de savoir là où on te piège réellement. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;« Toi, ton paquet, tu le paies, et basta. Ca coûte plus cher, mais l’augmentation, tu l’acceptes comme quelque chose d’irréversible ; tu en parles, mais tu estimes que c’est la seule chose que tu puisses faire. Rêver que les prix soient plus bas. Tu en as envie, et tu le souhaites, mais tu penses que ça n’arrivera pas. Alors tu te résous au tarif, ou tu passes &lt;st1:personname productid="la fronti￨re. Rien" st="on"&gt;la  frontière. Rien&lt;/st1:personname&gt; n’est remis en cause. Ce ne sont pas les politiques qui te troublent, c’est toi-même, parce que tu es trop influençable pour y voir clair. Et nous sommes tous touchés par ça. Pas de pouvoir sans religion, sans commerce, sans communication, sans peur. Ca grandit les choses, et que ça effraie ou que ça révolte, ça semble impossible à détruire, à faire tomber de son trône ; les politiques se passent le flambeau, améliorent ou détériorent, mais ils ne font que traverser une salle, de laquelle ils gouverneront quelques temps. C’est le Léviathan qui te manipule, cette entité monstrueuse que l’Homme a lui-même créé. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;« Ce sont tes contemporains qui te bousculent, tes contemporains qui t’engloutissent, eux encore qui te volent, te tuent, t’aiment ou te détestent. C’est le propre de notre existence. Le débat ne se situe pas sur les classes, sur l’âge, le degré de pouvoir ou le prix de &lt;st1:personname productid="la cigarette. C" st="on"&gt;la cigarette. C&lt;/st1:personname&gt;’est sur nous que nous devons jeter un regard, sur toi et ceux qui t’entourent. Si le monde ne nous plaît pas, c’est une faute commune : parce nous sommes humains. Parce que c’est dans notre nature propre. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;« Tu pourras passer ton temps à cracher sur plein de choses. Tu pourras passer ton temps à être insatisfait de ce qui t’entoure. Mais personne ne changera jamais la planète ; excepté son peuple tout entier. Et ça arrive ! on appelle ça la « guerre ». »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;« Alors contente-toi de toi-même et de ton entourage. Et dans ce domaine, la maxime à respecter pour atteindre la sagesse est : « ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;En réalité, Guewen fumait parce qu’il avait peur. Peur de lui-même face aux autres. Il était conscient de son statut, de la tâche qui lui incombait… mais il n’était pas capable de faire face. Le monde, ces autres, tout ça le détruisait. Au jour le jour, il essayait de s’accrocher aux rambardes de ce train qui roulait déjà trop vite pour lui. Il tentait vainement, et il y avait déjà laissé ses rêves et ses passions. Tout s’était envolé, du jour au lendemain. Tout avait disparu. Cet univers si gris, si morne à ses yeux l’avait achevé. Il voyait les choses comme elles étaient, dans toute leur vérité. Il voyait la couleur, les sentiments, l’amour… mais rien ne brillait plus.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;VI. La triste vie en filigrane&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;                                                                                                                       &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;             &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;   &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Se finira bien sans dommages&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;Dans ce carnet, j’ai pris un peu de tout. J’ai pris le bon, le moins bon, j’ai surtout pris Guewen et ce qui m’a fait repenser à lui. C’est sûr, c’était un personnage complexe. Complexe et déphasé ; un peu à la masse, parfois lent à saisir, souvent buté sur ses idées. Il ne pensait pas avoir raison, mais il espérait être dans le droit chemin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Cet appartement, c’était un endroit plutôt bien fait pour nous deux, mais il manquait une chose. Une chose essentielle pour apporter la sérénité, la tranquillité, comme une espèce de bonheur qui planerait là, inconscient et béat, qui nous regarderait dormir ou petit-déjeuner en chuchotant avec passion : « je vous protège ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Et comme Guewen n’était pas champion en la matière, on manquait d’amour.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;23 mai 2002, tiens, un rhinocéros…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;« A vous l’honneur, Messieurs sans cœur. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;A tous ceux qui veulent prendre la plume, je vous conterai mon infortune ;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Trop de mots qui n’ont pas de sens pour exprimer ce que je pense de tout ça.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Des arbres, des chants, du cul, du train ; train quotidien qui nous embarque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Ces pensées viles, involontaires, volant telles des missives dans l’air,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je vous conterai ma solitude ; trop de maux qui détruisent mon sang,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Envahissant les nuits d’argents.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;A tous ceux qui veulent prendre la plume, si vous en avez le culot,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Visez ma tête : et sans rancunes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;Alors oui, peut-être que l’amour est conceptuel, affligeant, morose et dure trois ans, mais peu importe. Qu’importe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;L’amour, c’est, bien plus que tout ça, c’est l’expression de sentiments humains sincères, aimants, droits et francs. L’amour nous ôte le vêtement de l’hypocrisie : nous y prenons tout notre sens, happés, avalés, bouffés ; et à aimer l’autre, on se trouve soi-même. C’est une déclaration qui vient de ce qu’il y a de plus profond en nous. Des choses inconnues qu’on finit par puiser par hasard lors de soirées d’été. C’est stupide, affligeant, morose, mais c’est bien ça qui fait sa beauté. Nous haïssons l’amour parce qu’il fuit devant nos pieds.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;                      &lt;/span&gt;Apparaît alors la quête de l’être aimé. Une quête qui peut s’avérer longue, bien plus longue et plus sacrée que celle du Graal. Et, errant ainsi à la recherche de la personne qui nous transcendera, on ne recherche rien d’autre que soi-même. D’où la question d’une immanence de l’égoïsme le plus profond chez chacun d’entre nous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Eh ! les poupées, elles aussi, luttent pour leur survie. Ce sont même les premières ! Elles tremblent, elles frémissent, elles sentent tout ce poids sur leurs épaules. Alors les poupées se fardent, et se fardent trop. Elles se maquillent silencieusement, jour après jour, très doucement. Elles prennent leur temps, inconsciemment, et se fondent dans la masse. Puis y disparaissent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;                      &lt;/span&gt;Si Guewen et moi avons pu grandir ensemble, c’est parce que nous étions tous les deux dans le doute. Perpétuellement. On manquait cruellement de confiance en nous. Et on en manquait parce que votre univers nous effrayait. Il nous troublait ; on ne le comprenait pas. On était des « marginaux involontairement marginaux » ; des MIm.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;               MIm, comme mi mineur, un peu notre tonalité d’accroche. C’est un son qui se joue souvent, le mi mineur. Le rituel, l’habitude… on le retrouve pas mal. C’est le son de &lt;st1:personname productid="la morosité. Plat. Lent." st="on"&gt;&lt;st1:personname productid="la morosité. Plat." st="on"&gt;la morosité. Plat.&lt;/st1:personname&gt;  Lent.&lt;/st1:personname&gt; Mais profond, aussi. Et empreint d’un certain parfum maritime. Une plage en pleine nuit, par exemple. Là où le ciel d’un bleu furieusement rempli d’espoir côtoie des centaines d’étoiles pétillantes. Là où le vent souffle, transmet, apporte et emporte, change, embellit ou mystifie. Là où la mer, tranquille, rappelle sa grandiloquence, sa puissance et sa force. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;Belle, la mer, si belle. On s’y sent bien, à côté. Elle berce de ses grands bras, et tout m’emporte, m’emmène, me rappelle simplement que j’existe. Elle soulève en moi un espoir nouveau, l’espoir d’une aube nouvelle, d’un soleil qui apparaîtra doucement à l’horizon pour signifier que oui, il y aura des lendemains, et ils seront beaux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;C’est le calme qui précède la tempête, la sérénité qui précède à la naissance, la tempête de la naissance qui se dessine. C’est la mort, la vie, et tout en même temps ; tout l’univers résumé dans cette plage nocturne. C’est toute ma vie qui s’y déroule, mon existence qui s’y consacre. C’est moi, et c’est aussi Guewen. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;               Enfin, voilà, ma vie n’apportera rien à personne, on pourrait le dire. Mais peu importe ; je brillerai pour vous comme je brille pour moi. Vous verrez dans mes yeux comme un air de défi, et l’on pensera : « A-t-il perdu la vue ? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-1608272744576151508?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/1608272744576151508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=1608272744576151508&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1608272744576151508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1608272744576151508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2010/06/guewen-raphin-3.html' title='Guewen Raphin #3'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-238120051380279825</id><published>2010-06-03T23:02:00.006+02:00</published><updated>2010-06-03T23:39:12.837+02:00</updated><title type='text'>Guewen Raphin #2</title><content type='html'>Et s'y joint la suite, car elle ne pouvait vivre avant... et pourtant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 6"&gt; 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Les folles courses du temps&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;                                                    &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;Bouleversent mon cœur bringuebalant&lt;/b&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;23 janvier 2001,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je ne me rappelle plus très bien de cette soirée, mais je me souviens que j’étais défoncé. « Est-ce dangereux ? » demanderez-vous si vous êtes sceptique. « C’est dangereux », direz-vous si vous êtes français. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Mais la distinction n’est pas là. Le danger n’importe pas ; c’est le plaisir qui existe. Alors, vous devriez demander : « Est-ce bien ? ». Mais vous ne le faites pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;La peur vous ruine et vous ausculte ; vous vous figez pour gagner du temps – qui est, rappelons-le à juste titre, de l’argent. C’est dur… alors vous trouvez votre plaisir là où vous le pouvez. Dans la consommation, dans l’achat de bidules inutiles, ou de machins pas chers. D’autres boivent ; d’autres baisent ; d’autres boitent.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;26 janvier 2001, oh le beau temps&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;J’ai vu Léa aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;« Je ne peux pas tout pardonner.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- Moi non plus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- Alors on se quitte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;- D’accord. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je me souviens surtout de ça, en fait. « D’accord ». Comme une façon de répondre à ma provocation : « toi tu plaisantes, mais moi pas ». « Adieu », en quelque sorte. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Elle m’aura quand même fait mal au cœur, avec tout ça. Je suis déçu, mais pas désabusé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je cherche l’âme sœur que nous avons tous, mais elle me coule entre les doigts. Je vois passer tant de filles, partout. Mais aucune ne me fait vibrer. Même pas un tremblement. Pas un souffle. C’est désespérant. Je commencerais presque à réfuter mon aimabilité. La vie est triste, mais c’est la vie, hein. Et puis pas de quartiers pour les grisés. Pleurons chaudement, pleurons encore.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Il ne pleurait pas beaucoup, mais le soir de sa rupture avec Léa, il est allé à l’encontre de sa nature. C’était triste, mais beau en même temps… j’ai longtemps pensé qu’il n’avait pas de cœur, ou du moins qu’il était insensible à toute douleur. Mais ça le touchait vraiment.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;« Tu n’y crois pas ? Mais pourquoi, alors ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;- Parce que toute personne a besoin d’être aimée et d’aimer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;- … alors c’est juste un passe-temps ? Un réconfort personnel ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;- Pas du tout : je suis avec cette fille comme je suis avec moi-même. Je ne lui mens pas, et elle le sait. Elle sait aussi que je l’aime.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;- Ca ne suffit pas. Aimer, ça se fait de toutes ses forces. C’est bien la seule chose que nous ayons de bon, Guewen !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;- Hé, tu me ferais presque rire ! »&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;C’est vrai qu’il ne croyait pas en l’amour. Il ne croyait pas en grand-chose, à vrai dire. Il semblait fade à beaucoup de gens. Fade, et froid. Comme détaché de tout ce qui compte vraiment pour nous. Je ne soutiens pas l’idée que Guewen était un sage, puisqu’il ne l’était clairement pas. Certaines de ses convictions me faisaient vomir, et son comportement n’était pas toujours calqué sur celui d’un homme bon. Il avait ses défauts. Moi, ce sont surtout ses idées qui m’ont retenu au début. Mais au bout d’un moment, je pensais me lasser déjà…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;IV. Les anges sont fidèles&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;C’est dingue les goudrons qu’on avale en fumant un pétard. Mais même le plus accro des accros s’en fout. Je n’ai jamais compris ce que tous ces gens trouvent de formidable à ce truc. La défonce ? C’est vite lassant. La réflexion ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;La réflexion. « Think different ». Belles théories, grands mots, Bob Marley qui l’annonce, et nous voilà tous partis planter. Il y a deux façons de voir les choses, et à mon avis, il est préférable que je vous expose chacune de ces hypothèses. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;Certains penseront que la beuh est un véritable fléau. Que la drogue tue, et que l’alcool n’en est pas une. Nous imaginerons ces toxicos, à défaut de les voir. Puis, nous en verrons, et nous seront confortés dans notre choix. Que ces gens ont l’air triste ! Mon dieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Et puis d’autres se diront que le cannabis a toujours fait partie de l’histoire. Depuis des milliers d’années, il a toujours offert une échappatoire à ceux qui rêvent d’un monde différent. Ceux qui s’y ennuient, ou ceux qui n’y trouvent pas leur place. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;En connaissant Guewen, je suis passé d’un statut à un autre.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;14 août 2004, quand l’altérité vous détruit, pensez « altérité »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;L’Homme m’a longtemps déçu. C’est très misanthrope, très égocentré, mais je tiens à préciser que je m’inclus dans ce groupe animal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;C’est dommage de voir à quel point ces bras mécaniques, que nous avons mis des centaines d’années à mettre au point, ne servent pas notre élévation spirituelle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Loin de penser à Dieu, ouh, très loin ! les questions de religion ne m’intéressent pas. Et puis je n’ai pas envie de rire pour l’instant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Les Platon, les Lucrèce ou les Aristote ont notre âge. Ils nous précèdent de deux mille ans, et ils sont pourtant aussi évolués que nous. Regardez-les, ils réfléchissent déjà à des thèses que nous exploiterons encore maintenant. C’est putain de fou !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Pardon pour mon emportement démesuré, mais la perspective de les voir un jour nous apprendre le sens de la vie me fait sourire ! Plus important que leurs théories, c’est le fait que nous n’ayons pas réfléchi sur nous-mêmes qui me sidère. Qui me donne &lt;st1:personname productid="la rage. C" st="on"&gt;la rage. C&lt;/st1:personname&gt;’est fou.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Nous avons passé du temps à construire notre confort et notre environnement, mais les sciences humaines sont une discipline bien trop récente. C’était un peu « se détourner de sa misère » comme dirait l’autre. Bien dommage.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je ne crois pas en un Homme bon, non. Je crois en un Homme qui se veut perfectible. Qui a la volonté de devenir « meilleur ». Vos lois sont fausses, mais il faut des lois. Comme il faut un cadre. Parce que certains ne suivent pas des idéaux de noblesse. Et ces gens ne sont pas à maudire ! Les maux se produisent parce que les mots changent pour chacun d’entre nous. Tout le monde voit la vie à sa manière. Le mal et le bien ne sont pas des notions objectives.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Alors voilà, j’aurai beau appeler à l’aide, jamais personne ne viendra. Il y aura dans l’air comme une torpeur, comme un vague murmure. Et on dira : « C’est intéressant ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Et peut-être aura-t-on raison.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;« Le pardon angélique se prend, mais ne se donne pas à ceux qui pensent être rois de briques et d’illusions.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Certains anges s’étreignent, anxieux de citer les visés, mais les anges sont fidèles de cœur à leur aimé »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;J’y aurai vu du sens à ce poème, si je l’avais compris plus tôt. Logique, mais tellement logique. Il ne suffisait pas de chercher, il fallait aussi connaître le personnage. Il allait de pair avec ce carnet, puisque c’était sa tête même qui en était l’encrier. C’était ses idées, son monde, et tout ça il le voyait grâce à ses drogues. Les artistes sont comme ça… ils nous séduisent parce qu’ils nous parlent d’un « ailleurs », d’un autre part. De la possibilité de s’arracher pour quelques instants à une existence trop morne. Nous avons tous vécus là-dedans, comme bercés par un trop plein d’imagination. Du genre fébrile.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="PersonName"&gt;&lt;/o:smarttagtype&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:version&gt;14.00&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:targetscreensize&gt;800x600&lt;/o:TargetScreenSize&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves/&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:donotpromoteqf/&gt; 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&lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-priority:99;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Times New Roman","serif";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au revoir, Guewen&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;u&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Je m’envole bientôt. Bientôt, je rejoins le ciel, cette immensité lumineuse, je vole vers les étoiles et je m’arrache à mes racines puantes et austères.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Je l’ai vu partir, comme ça, du jour au lendemain. Ses yeux rougis par les rêves se sont fermés doucement, et il s’est envolé. Ca paraît dingue, si proche, mais si loin en même temps. Si soudain, mais prévisible. Je croyais qu’il prendrait son temps, qu’il me dirait au revoir. Ah, le temps. Je l’attendais, je brillais à l’idée de le voir débarquer, aujourd’hui, demain, tout à l’heure. Mais il n’est jamais venu. Il a préféré partir sans un mot. Sans une excuse. Sans même un peu de dope. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Un grand nombre de mes amis sont morts, et beaucoup sont morts pour rien. Mais lui, il s’envolait trop. « Je souffle sur les étoiles comme je souffle sur mon pétard ». Ca vous paraît beau ; c’était stupide. Imbécile et fier, il prônait l’éveil de l’âme. L’&lt;i style=""&gt;intellucidiligence. &lt;/i&gt;La connerie, ouais. Mais il avait raison sur un point : la vie ne choisit pas pour nous. Elle convient à beaucoup, mais il y a toujours des déçus. Lui faisait partie du second groupe. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;C’est sûr que ça fait bizarre, de voir quelqu’un s’envoler. C’est une sensation étrange, un peu comme l’accès à un autre monde, à une autre réalité. Comme se réveiller le matin encore tout épris des courbes des rêves de &lt;st1:personname productid="la nuit. Comme" st="on"&gt;la nuit. Comme&lt;/st1:personname&gt; penser apercevoir, dans une ombre distordue, l’inquiétante silhouette d’un fantôme étranger. Etrange, dit l’ange.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Toujours est-il qu’en rangeant les quelques affaires de notre appartement, je suis tombé sur un cahier spécial. Si vous regardez bien la chambre d’un ami, vous y verrez toujours un détail qui vous trouble ; qui vous attire l’œil comme pour vous dire : « j’ai un secret ». Celui-ci était tout simple ; simple assemblage de feuilles blanches, agrafées ensemble par le flanc gauche. C’est bien la couverture qui m’aura fait tilter. Mauve, sombre, un peu comme une invitation à &lt;st1:personname productid="la d￩mence. Et" st="on"&gt;la  démence. Et&lt;/st1:personname&gt; dessus, en lettres blanches, dans une grosse écriture tracée au pinceau, on lisait ceci : « La vie n’est que les rêves que je pourrai en faire ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Quant à moi… j’ai vécu trop longtemps avec lui pour rester dans cet endroit. J’ai pris quelques cartons et je suis parti voir le monde. Mais je tenais, un jour, à vous faire partager les doutes et les idées qui animaient cet homme. Un certain Guewen Raphin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: center; text-indent: -36pt; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style=""&gt;I.&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;                   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;b style=""&gt;GUEWEN RAPHIN ECRIRA&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;24 novembre 2003, 16h34, heure locale et mouvement indolent : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 177pt; text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;« Ma vie ravit mes rêves ; &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;mes rêves, ma vie : mon cul »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Il fait sombre ici. J’ai vu des jours aux formes plus rondes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;C’est bizarre, ce qui se passe par là, parce que, par là, c’était ma vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Bien dommage, moi l’exalté, fou refoulé, campant devant les portes d’entrée&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Et puis voilà, tout est parti. La lumière, le temps, les gens, je ne vois plus grand-chose.&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’il fait sombre, ici…&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: left; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;                       &lt;/span&gt;30 novembre 2003, je suis enrhumé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Pourquoi ? Comment. Et voilà que ça recommence. Nos histoires de rebellions. Tu as le cœur en miettes ? C’est bien dommage. On lui dira, je lui dirai. Tu délires mon vieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;J’ai commencé aujourd’hui mon boulot à l’imprimerie. C’est un bon début, le taf est sympa et ça me ramène de quoi manger. Les gens sont cools, bla bla bla… et puis le temps passe, et je bloque devant la case « boulot »… et je passe ma vie à foutre la même chose, je m’enlise, j’en crève et je poursuis ma longue descente vers cet enfer qui m’appelle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Et puis j’ai beau voir chez les femmes ce que j’aime dans la vie, je ne trouve pas ma place avec l’une de ces filles. Je vais errant, à contretemps. Comme le vent. Qui m’emporte ; deça, delà, pareil à la feuille… la suite, on la connaît tous.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;                           &lt;/span&gt;13 décembre 2003, la larme à l’œil, l’œil alarmant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Mes douleurs oculaires recommencent. Belle appellation pour un phénomène inexpliqué. Parfois, ma vue se brouille, mes yeux s’envolent. Des étoiles qui apparaissent, la tête qui bourdonne. J’hallucine. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Dans le doute, j’ai ralenti un peu mes conneries. Je tempère, mais les habitudes sont difficiles à contredire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;… c’est aussi vrai que j’ai entendu dire que c’était l’excuse typique des accros.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Et puis merde ! tant pis pour la vie, allons-y pour les rêves. Que le monde m’accorde ma part de liberté ! Qu’on me laisse respirer, voir, aimer, transpirer ; grandir… mais ne pas en suer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Je réfléchis à ma société idéale, étant par là même un citoyen bon et respectable. C’est ma contribution au débat qui n’existe pas sur la notion de bon ou de mal dans ce que nous faisons. Et c’est vraiment une belle connerie. Le bon, le mal, à la rigueur… peu importe. Tout homme a sa part de sourires et de rages, de qualités et de défauts. Nous sommes tous des copies ; la nature n’a jamais voulu fabriquer un échantillon unique. Mais le pire, l’ignoble, l’horrible dans tout ça, c’est que chacun se sent obligé d’ « être bon ». Est née l’hypocrisie, le fléau de notre époque. La raillerie, le « paraître », le « in », à la « mode »… le vestimentaire aura tué l’homme. Alors que les rôles étaient bien définis, le marché a vu débarquer des dizaines de nouveaux « genres ». Du style qui allait saisir un groupe de gens… et puis le vestimentaire s’accommoderait, dans l’image, à un caractère. Qui serait, par la suite, imprimé dans les crânes comme pour dire : « c’est tes fringues, c’est toi ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;Ouais, l’hypocrisie fend bien des cœurs. A commencer par le mien. Je vois le monde qui tourne, en plein tournage, le monde. Des acteurs, par-ci, par-là, quelques réalisateurs qui tentent vainement de tourner à grands coups de politique et de fumisteries – ceux-là sont les plus dangereux ; et d’autres qui sont réellement bons et qui marquent les consciences de par leur charisme et leur humanité joyeuse..&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;L’homme n’est ni bon, ni mauvais, au final. L’homme est lui-même, mais c’est l’homme qui respecte son égal qui est le plus respectable. Et voilà que par la suite, c’est ceux qui mentent aux autres qui finissent par se mentir à eux-mêmes. Ils s’éteignent dans leur personnage, dans la routine qui les bouffe. Ils se lassent, se laissent porter au vent mauvais. Qui les emporte, etc.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 200%;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;II. Y a-t-il seulement eu un I ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;J’ai rencontré Guewen à &lt;st1:personname productid="la facult￩. Par" st="on"&gt;la faculté. Par&lt;/st1:personname&gt; un hasard, une coïncidence. Des circonstances soumises aux lois… mais quelles lois ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;J’avais 22 ans à l’époque. Pas de bagages dans les pieds, mais beaucoup de projets dans &lt;st1:personname productid="la t￪te. Du" st="on"&gt;la tête. Du&lt;/st1:personname&gt; genre, le cœur vaillant, qui quitte peu à peu son petit foyer en pensant être capable. Non pas mature, mais capable. Ayant bien intégré vos lois, vos idées. Sachant comment envoyer une déclaration d’impôt. Sachant gérer sa vie selon vos critères.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 200%;"&gt;Je pensais être à la hauteur, et tout me paraissait aisé. Des études en demi-teinte, un boulot à la con pour se mettre sur les rails… et puis des conneries à foison.&lt;br /&gt;Trop d’alcool par là. Et puis trop de filles par ici. Beaucoup de dérision, d’autodérision, des coups qui se perdent. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Non, on ne tombe pas dans une vie folle par plaisir. Ou plutôt si : on commence pour le plaisir. Mais la distinction est bien là : on s’&lt;i style=""&gt;amuse&lt;/i&gt; parce qu’on est comme ça. Votre modèle impose la discipline, l’effort et la douleur comme des modèles à suivre. Pas de rigueur sans discipline, pas de réussite sans effort et pas de vie sans douleur. Avant même de naître, nous ressentions déjà ce qui nous attendait ici. Certains l’acceptent, d’autres le refusent. C’est un choix, et il est proprement humain. Nous sommes une minorité à croire en autre chose que vos alternatives. Il existe, de part et d’autre du monde, des hommes et des femmes comme nous. Qui rêvent d’un ailleurs, d’un autre, qui imaginent le bonheur et qui crèvent de ne pas le voir dans vos yeux aujourd’hui. L’homme se tue à être ce qu’il n’est pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;Savoir être heureux reste aujourd’hui plus compliqué que le plus compliqué des livres. Ou des hommes, mais peu importe. L’essentiel n’est pas ce que je fais, mais tous les rêves que je pourrais faire.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;Guewen est étrange. C’est un type robuste, souriant, qui vous regarde et qui lance de sa bonne voix : « Hé, t’as pensé à moi hier ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;- Euh… ouais, peut-être, pourquoi ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;- Je sais pas, curiosité. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;C’est surtout la différence qui importait. Nous étions assez opposés. Il était séduisant, j’étais plutôt moche. Il était beau gosse, j’étais pas très charismatique. Et comme ces paires d’adjectifs, l’un inapproprié pour l’autre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;On a fini par habiter tous les deux dans ce même appart. Lui venait de quitter sa copine et cherchait un endroit où s’envoler pour pas trop cher ; moi j’étais frais et puissant, et prêt à tous les voyages.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 200%;"&gt;C’était un appart plutôt bien adapté, spacieux mais intime, neutre mais personnel. Les bouteilles s’y vidaient assez vite, les substances illégales y trouvaient leur place, et j’avais souvent les yeux rouges le lendemain. C’est bien cette fois-là que j’ai vu ce carnet pour la première fois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:version&gt;14.00&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt;  &lt;o:officedocumentsettings&gt;   &lt;o:targetscreensize&gt;800x600&lt;/o:TargetScreenSize&gt;  &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves/&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:donotpromoteqf/&gt;   &lt;w:lidthemeother&gt;FR&lt;/w:LidThemeOther&gt; 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Mais je me dis que tout aurait vraiment été différent si j'avais fait d'autres choix. Je ne serais pas là, ou du moins pas de la même manière. Ma vie aurait suivi d'autres voies. Peut-être plus douces, moins instructives ? Je n'en sais rien.&lt;br /&gt;J'ai peut-être raté des choses, l'air de rien. Qui sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas en un destin, mais je me dis qu'on peut décider de choisir pour son bien ou pour son mal. Décider d'être heureux, ou d'être triste. On laisse toujours des personnes sur le côté pour en privilégier d'autres ; on peut se détruire ou se construire. Ce ne sont que des choix. Des choix personnels, à assumer et auxquels il faut se tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, ouais, mes choix me guident vers des endroits assez spéciaux, je trouve... en fait, c'est bizarre de se dire qu'on est là, alors qu'on pourrait être dans un tout autre lieu. "Si...".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les "si" ne servent qu'à nous tirer vers le passé. Avec eux, on ne ferait que se remémorer quelques souvenirs heureux en priant pour les revoir passer bientôt. Le "si" est un peu l'or du pessimiste. Je retiens cette phrase : "on devrait se demander "comment ?" au lieu de "pourquoi ?", et c'est vrai qu'elle me plaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors : "pourquoi la vie ?" ou "comment, la vie ?" ; "pourquoi l'amour ?" ou "comment, l'amour ?" ; et encore : "pourquoi le bonheur ?" ou "comment, le bonheur ?". C'est un mode de réflexion qui pousse vers l'action plus que vers la constatation. L'action, c'est l'or de l'optimiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourtant, pas besoin de se lever tôt pour gagner l'avenir. Il est aussi possible d'agir peu, mais de le faire bien. En somme, d'associer le pourquoi et le comment pour trouver le pourquoi du comment. Là, dans sa tête, juste mêler la vision du monde à ce qu'on peut y apporter, et s'y donner à fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas toujours très simple, je trouve. En fait, ça l'est rarement. Ouais, on vit de façon complexe pour atteindre un but simple. On rajoute des pages à un livre vierge. La vie porte bien son nom, puisqu'elle se vit, justement. La complication est l'or du mélancolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à ces choix... je leur trouve du goût, aujourd'hui. Parce que je comprends où j'allais me mener. Et puis, il n'y a que lorsqu'on ne sait pas où l'on va que l'on avance réellement. L'objectif est une limite à ne pas franchir. Passons au travers. Des regrets... pfff, à balancer par les fenêtres ; ils sont l'or du lâche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avenir, par contre, est ce qui tire mon être tout entier. De quoi demain sera fait ? Et surtout : "comment demain sera fait ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse, je ne la connais pas, mais j'exclus déjà les "si" et les "pourquoi". Demain sera fait de mes choix, et, au final, on ne peut pas dire qu'ils aient été mauvais jusqu'ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je trouve ça cool.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-3040193899226601007?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/3040193899226601007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=3040193899226601007&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3040193899226601007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3040193899226601007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2010/03/cool.html' title='Cool'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5836810218988676391</id><published>2010-01-04T22:15:00.002+01:00</published><updated>2010-01-04T22:29:07.964+01:00</updated><title type='text'>Soixante dixièmes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;            Hey ! Happy birthday, tout le tralala, avec le retard et tout ça : voilà que UP a trois ans !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;On devrait fêter plus souvent les anniversaires netiens. Du net, quoi. C'est un nétologisme... ok, j'arrête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est quand même dingue, trois ans. C'est le temps d'une licence, d'un mandat, d'un bac pro, de l'amour, etc. Tout ça pour dire que c'est super bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci, de la même manière, est mon soixante-dixième article. 70 mots personnels comme autant de Pictures of Yourself. La folie expansible vers ses plus profondes contrées. Un retour de flamme violent, une balle populaire, ouais gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déraille un peu, mais l'évènement se fête, non ? ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ? Et pourquoi non ? ... ah, vous vous en foutez, c'est ça ? Un peu normal, à votre place je m'en foutrais pareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'essentiel c'est que moi je sois content, non ? Ca vous est jamais arrivé d'être content que quelqu'un soit content, bordel ? Ben ça arrive, voilà, tant pis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Maintenant que vous m'avez gâché mon anniversaire, j'en profite pour remercier tous ceux qui ont contribué à cette belle aventu... ? hé ! arrêtez au fond, de dire que c'est de la merde ! donc, à cette belle aventure, pleine de ténacité et de rêve. Quelle belle phrase.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt pour de nouvelles aventures belles, pleine de ténac... pan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(hu hu, quel fin humoriste je suis !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;((la phrase précédente est ironique))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(((nan, mais je vous le dis parce que vous allez encore croire que je me la pète)))&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5836810218988676391?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5836810218988676391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5836810218988676391&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5836810218988676391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5836810218988676391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2010/01/soixante-dixiemes.html' title='Soixante dixièmes'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-6152766378957746364</id><published>2009-12-10T23:31:00.005+01:00</published><updated>2009-12-10T23:43:13.213+01:00</updated><title type='text'>"Tu vois un rat, un port ? Alors pas de rapport"</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;L'immensité nuageuse me ferait presque frémir,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SyF48ISpy4I/AAAAAAAAAO8/sxy6n458p9I/s1600-h/birthday+%284%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SyF48ISpy4I/AAAAAAAAAO8/sxy6n458p9I/s400/birthday+%284%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413741201489251202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les jours se suivent, les jours sont les jours, après tout. Ca serait ce qu'on appelle la "vie", ou un truc comme ça.&lt;br /&gt;Dans cette "vie", ou truc comme ça, il faut s'accrocher. Suivre le mouvement, adopter le rythme, ne pas être seul et plein de trucs comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut en vouloir ! sinon, la vie, elle vous bouffe. Désespoir, autarcie, solitude, sont des mots à jeter sous le pavé. Le pavé, on le prend, et on martèle tout ça jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'une bouillie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bouillie, on peut la donner aux cochons, si on veut. Ou on la garde en souvenir, mais c'est une mauvaise idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la vie, on peut décider de s'asseoir, de savoir, de saigner. Ca fait trois mots en S, un peu comme Stupide, ou Super. A vous le choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choix, on peut le donner aux cochons, si on veut. Ou on le garde au chaud, précieusement, en attendant l'occasion où il se révélera vertueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie, c'est souvent dur, rarement joyeux. Il faut 5 idées positives pour en effacer une seule de négative, vous imaginez le boulot ? C'est pas facile de trouver des pensées positives ("youpi j'ai fait la vaisselle" ? "cool je prends le métro" ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus simple, c'est de ne pas laisser entrer du tout les idées négatives. En fait, les filtrer. Voilà, en prendre une ici, une là, pour se donner une petite idée du désespoir et se dire "en fait, ça va pas trop mal".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie, c'est un état d'esprit ; on l'appréhende comme on peut, mais l'appréhender avec le sourire peut se révéler gratifiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi j'ai un humour de merde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-6152766378957746364?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/6152766378957746364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=6152766378957746364&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6152766378957746364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6152766378957746364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/12/tu-vois-un-rat-un-port-alors-pas-de.html' title='&quot;Tu vois un rat, un port ? Alors pas de rapport&quot;'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SyF48ISpy4I/AAAAAAAAAO8/sxy6n458p9I/s72-c/birthday+%284%29.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-2878379724011667268</id><published>2009-06-11T22:56:00.004+02:00</published><updated>2009-06-11T23:55:42.964+02:00</updated><title type='text'>"Grandir, oui, mais pour quoi faire ?"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SjF8RO1LaXI/AAAAAAAAAO0/AkOUIIOZjis/s1600-h/n1631163748_53981_9955.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SjF8RO1LaXI/AAAAAAAAAO0/AkOUIIOZjis/s400/n1631163748_53981_9955.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5346190868146252146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai appris beaucoup de choses cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu comme revoir des photos de soi qui datent un peu et se dire "oh, ça pourrait être mon petit frère". C'est aussi s'imaginer dans dix ans, encore un peu plus vieux, les mêmes mots à la bouche. C'est prendre conscience de la construction qui s'opère en nous, de notre naissance jusqu'à notre mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, j'ai sauté de mon plongeoir, mais c'est seulement en me cassant les deux jambes que j'ai compris qu'il n'y avait pas d'eau dans la piscine. Ou comment se tirer une balle dans le pied, quand on a un revolver, mais je manque de moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai appris qu'il était impossible de vivre sans argent dans une société contemporaine. On me dira certainement que tout le monde est au courant, et que mes préoccupations narcissico-égocentriques finissent par lasser. Peut-être. Toujours est il que j'y arrivais bien, à vivre sans thune, mais je vivais seul. Pas de sortie, pas de visite, pas de "on va boire un coup ?" ; "on se fait un ciné ?" ; "on mange ensemble ce midi ?". Pas de sandwich à la fac, pas de café le matin, rien que le frigo où trônaient fièrement un tube de sauce tomate et des restes de beurre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je travaille pour des animaux", c'est un peu ça aussi. J'ai pris conscience que le monde était tout sauf ce que j'avais pu en rêver. La plupart des usagers de la vie l'empruntent comme le métro. Ils poussent, bousculent, veulent rentrer, parce qu'à deux minutes près, la correspondance du boulot s'éloigne, et font malencontrueusement tomber leur sourire entre les rames. J'ai appris que l'hypocrisie était universelle, et que la générosité était à laisser au placard. Je n'y suis pas arrivé, et on m'a gentiment demandé d'attendre la rame suivante, puis celle d'après. Fin de service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé le doux équilibre entre le plaisir, le désir, la douleur et la tristesse. Après mes dures années de labeur, ma fatigue constante, j'ai pris le parti de me reposer quelques mois. Je ne devais au départ que piquer un somme, mais j'ai vite fini par m'endormir sous une couverture faite d'effluves opaques et de rêves profonds. Le réveil avait beau sonner, je l'éteignais pour dormir "encore un peu".&lt;br /&gt;Et puis, quand tous mes rendez-vous ont été loupés, je me suis levé pour prendre conscience du désastre. On peut vaincre sans mérite et triompher sans gloire, peu importe, ce ne sont que des adages destinés à la branlette sociale ; mais il n'est pas possible de s'en sortir sans suivre les règles du jeu. Dans un autre monde, j'aurai pu avoir ce quotidien décalqué toute ma vie, regarder les jours passer sans me sentir pressé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet univers-ci demande des sacrifices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il demande de rentrer dans le rang, de suivre la norme, de savoir présenter. Forcé de quitter mon territoire doré, j'ai commencé lentement à ranger mon appartement, à reconstruire ce que j'avais détruit. Aujourd'hui, je suis sûr le point d'y arriver, en me demandant intérieurement comment j'ai pu réussir à tenir le coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai appris que la vie n'était jamais faite de ce qu'on voulait, et que, forcé de se plier aux exigences de ce qui nous tue, il fallait devenir ce qu'on n'était pas. Une machine programmée pour faire partie d'un tout.&lt;br /&gt;J'ai appris que l'individualisme n'existait que dans les esprits ; nous ne sommes pas des individus, nous sommes des entités créatrices, fonctionnelles, des engrenages qui font tourner la boîte ou sont rebutés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se lever le matin, se faire rabrouer et se tuer à la tâche pour mourir le soir est une destinée qui ne m'enchante guère, mais me voilà forcé d'opter pour ces deux semaines de vacances par an et un ulcère à Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, fort de mes apprentissages sur la bassesse de l'Homme, j'ai considéré les miennes. Ce que j'étais, ce que je n'étais pas, ce que je voulais être et ce que je ne pourrais pas devenir. J'ai détruit mes bases pour reconstruire. J'ai perdu le peu de confiance en moi que j'avais, et, sous le poids des regards, je ne faisais plus long feu sur les trottoirs. J'étais une âme en peine, une ombre dérisoire, de ceux sur lesquels on marche sans les regarder. En me réveillant, je leur en ai beaucoup voulu, à tous ces gens. A tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, en me reconstruisant, j'ai compris qu'ils avaient déjà opté pour leur rôle d'andropode cybernétique. Des machines, voilà, tous des machines. Et regardez-les ! des belles, avec deux yeux vides, qui vous lancent des "bonjour" rouillés et saccadés. De ces machines qui font le monde, de celles qu'on admire au coin de la rue, habillées de tailleur ou de costard. Je les ai enviées, celles-là, et puis je me suis rendu compte qu'elles ne vivaient plus.&lt;br /&gt;J'ai appris que la vie était ce qu'on en faisait, et qu'à défaut de rentrer dans le lot, on pouvait tenter de prendre un autre chemin, celui de l'honnêteté. Pas financière, sociale. En ne jouant pas un rôle, en étant soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec soi, avec les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant pis pour les occasions que ça me fera rater.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, dépité mais confiant, j'ai compris que je ne pourrais jamais être aimé par tout le monde. Mes réflexions sur l'Homme avait déjà été amorcées depuis longtemps, mais un autre évènement m'a permis de changer d'avis, de classer l'être humain non pas comme "mauvais" mais comme "faible".&lt;br /&gt;La trahison est une des grandes douleurs de notre siècle. Quand elle vient d'un anonyme, elle engendre haine et vengeance, mais quand c'est un proche qui vous poignarde, elle laisse place à un désemparement total, et un dégoût incalculable pour tout ce qui se rapproche au Judas.&lt;br /&gt;Quand la lame a traversé ma chair, je me suis dit que ce n'était rien. La blessure ne semblait pas profonde, et celui qui tenait le couteau possédait une lueur de folie dans les yeux que rien ne semblait pouvoir arrêter, si bien qu'il ne m'apparaissait plus comme proche. J'ai nié en souffrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, au final, la haine s'accumulant, j'ai commencé à développer un complexe de jalousie vis à vis de lui. Car, fort de son succès au combat, il avait ameuté autour de lui la foule inquiète, et, me quittant, presque mort sur le sol, il leur avait annoncé, dépité, que j'étais moi-même l'auteur de la querelle, et que le pauvre bougre ne m'avait blessé que dans une situation d'auto-défense. Embarquant sur son navire ceux qui le croyaient, il repartit fièrement vers des horizons qui lui étaient plus familiers. J'étais déçu, parce que j'avais toujours été pris pour le manipulateur froid et mauvais ; lui pour le bon bougre compréhensif et généreux, alors que les rôles s'inversaient. Je me suis rendu compte que je n'étais pas un bon calculateur - ce qui m'a, en aparté, un tant soi peu réconforcé : si je ne possède pas le sens du calcul, je pourrais difficilement devenir une machine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai compris qu'il n'y avait pas de justice en ce monde, et que la haine n'était que le starter qui permettait un nouveau démarrage. Une fois reparti, j'ai laissé de côté ma rancoeur, car rien n'aurait pu combler ma rage et ma frustration. Celle de voir le salaud l'emporter sur le naïf, alors même que tous les élements l'accusaient. Celle de voir les jurés se lever sans un regard pour moi, quittant la salle avec le meurtrier innocenté. Celle d'être laissé seul, sans une main, sans une aide, sans un mot d'excuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis reparti de mon côté, porté par ma volonté. Et, au fil du temps, j'ai compris que la justice était une notion qui s'appliquait à chacun. Dénué de remords, je savais que je ne portais pas la faute.&lt;br /&gt;Serein vis à vis de ces évènements, les regards que j'ai pu jeter sur mon ex-coloc m'ont fait comprendre que je n'avais rien à lui envier. Sa lâcheté et son arrogance, son aveuglement et son égoïsme, il les paiera un jour, ou un autre s'en chargera à ma place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, j'ai surtout compris que l'Homme n'était pas mauvais, mais qu'il était faible. Sans principes, apeuré, l'animal, poussé par ses instincts, ne pense qu'à fuir, en laissant parfois derrière lui ses compagnons. Faible, et lâche, l'animal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;*************&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;A l'heure actuelle, je ne suis peut-être pas devenu apte à vivre de façon indépendante en société, mais je suis sûr d'une chose : c'est que je reste fidèle à des principes, à une morale, et c'est mon attachement aux lois que je m'impose qui fait de moi quelqu'un de stable et de loyal. Après avoir traversé la tempête, je sais que je peux en affronter des dizaines d'autres et que, même si je ploie, je ne cèderai pas. J'espère que tout ça fera de moi, dans plusieurs années, un adulte, un vrai.&lt;br /&gt;De ceux qui ont un fil directeur, et qui ont grandi en s'ouvrant au monde.&lt;br /&gt;De ceux qui savent endosser leurs responsabilités, porter les autres et tenir le cap.&lt;br /&gt;Quelqu'un d'ouvert et de tolérant, qui accepte de se remettre en cause, et qui possède un goût critique et artistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant, vous me nommez administrativement "adulte", mais je ne sais pas remplir de papiers, ni trouver du travail, ni briller en société. Peu importe que je sois fait pour vivre chez vous ou non, je m'y ferai bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je n'ai pas attendu votre autorisation pour grandir, et, à dire vrai, je m'en porte beaucoup mieux comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que regarder tout ce foutoir est déjà un beau spectacle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-2878379724011667268?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/2878379724011667268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=2878379724011667268&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2878379724011667268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2878379724011667268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/06/grandir-oui-mais-pour-quoi-faire.html' title='&quot;Grandir, oui, mais pour quoi faire ?&quot;'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SjF8RO1LaXI/AAAAAAAAAO0/AkOUIIOZjis/s72-c/n1631163748_53981_9955.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-6816502406933068885</id><published>2009-06-09T21:54:00.003+02:00</published><updated>2009-06-09T22:19:03.580+02:00</updated><title type='text'>Alors la nuit quand je dors...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Si7Dq70NyYI/AAAAAAAAAOs/ILlwcQ0ftTw/s1600-h/Carnaval+1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Si7Dq70NyYI/AAAAAAAAAOs/ILlwcQ0ftTw/s400/Carnaval+1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345424950113978754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans les sourires et les rires une teinte de légèreté. Dans les regards et les questions, une teinte de désintérêt. Dans les rapports, l'amitié, l'affection, une teinte d'ennui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes certes empathiques, mais loin d'ouvrir votre conscience à celle des autres. Qu'importe le pourcentage de communication non-verbale, il vous est trop difficile de changer de peau. La votre vous plaît tant, cette douce chaleur, votre vie, vos idéaux, votre façon de surmonter les problèmes et d'apprécier le bonheur... alors vous estimez que ce qui vous semble logique l'est aussi pour les autres, qu'un problème qui vous est anodin ne peut pas être important aux yeux des autres. Vous ne comprenez pas toujours ce qui se passe hors de vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En changeant de peau, vous pourriez écouter. Vos sens vous trompent en permanence, et vous estimez, en plus, que vos bases sont solides. Vos yeux vous mentent, et pourtant vous pensez pouvoir lire en quiconque.&lt;br /&gt;Les mots que prononcent vos semblables ne vous atteignent qu'un instant, puis disparaissent au fond de votre petite tête.&lt;br /&gt;Les sensations, l'état d'esprit sont pour vous classés en catégories simples : "heureux", "triste", "déprimé", "sombre", j'en passe et des meilleures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais personne n'est jamais "plus" que vous. Bien sûr, vous en parlez à d'autres, et plaignez un tel, le dites malheureux. Et au fond, vous vous accablez vous-même pour tenter de le dépasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes égoïstes parce que dénués d'intuitions et de capacités de compréhension. Vous êtes butés parce qu'incapables d'avouer vos torts. La société valorise vos actions concrètes, et, dès lors, votre chemin de vie vous rend fier et arrogant. Vous êtes reconnus, et le message est clair : "j'ai des capacités qui m'ont permis d'arriver là. Je suis fort."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis vous êtes foutus, de simples enveloppes bonnes à jeter, de ces pions qu'on croise dans les bars, les places publiques ou les supermarchés. Vous devenez bons à rien, bons à vivre, bons pour vous. Vous terminez un peu à la fois de vous bâtir votre carapace, votre petit personnage, que vous prendrez par la suite bien soin d'entretenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dès le début, vous avez été guidés, entretenus, orientés vers un caractère. Dès votre naissance, vous étiez prédisposés à devenir ce que vous êtes aujourd'hui. La construction d'un Homme s'opère pendant une durée indéfinie, mais, généralement, après avoir quitté le lycée, la plupart d'entre vous s'estiment "adultes" et endossent leur rôle de "plus de 18 ans" avec fierté. Votre "moi social" grandit trop vite, engloutit ce qu'il restait de vos remises en causes, et parce que vous brillez dans la vie, vous pensez être aptes à juger le monde entier. Vous êtes l'un des pions du beau jeu d'échec qui vous prend sous sa coupe, et, finalement, vous entrez en souriant dans la gueule du loup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprends au jour le jour à découvrir des gens vrais. Il y en a peu. De ceux qu'on dirait "anti-conformistes", appellation péjorative et marginalisante. Je ne vous parle pas ici de ceux qui se cachent derrière ce titre parce qu'il appartiennent à des mouvements eux-même suiveurs, comme nos amis à crête et chien, ou encore ces adeptes du A triangulaire.&lt;br /&gt;Non, les vrais anti-conformistes ne sont pas à part, ne se cachent pas, ne vous semblent pas étranges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'ils sont assez conscients des normes qui vous étouffent pour passer la tête au-dessus de l'eau sans en sortir totalement. Ils sont dissimulés dans votre société, attendent patiemment le jour où ils pourront vous exhorter à l'action, et, en attendant, se servent de vous à leurs fins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si vous écartez ces gens de votre entourage, c'est parce que votre empathie vous force à les craindre. Vous en avez peur, car, inconsciemment, vous les savez dominants. Et ils le sont.&lt;br /&gt;Vous ne les comprenez pas, justement parce qu'ils ne sont pas soumis aux mêmes règles que vous. Et par dessus le marché, vous estimez avoir une longueur d'avance sur eux, parce que vous vous adaptez mieux à cette société qui les ennuie tant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et au final,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans vos réflexions une teinte de légèreté,&lt;br /&gt;Dans vos paroles une teinte de désintérêt,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce que vous êtes, une teinte d'ennui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-6816502406933068885?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/6816502406933068885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=6816502406933068885&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6816502406933068885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6816502406933068885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/06/alors-la-nuit-quand-je-dors.html' title='Alors la nuit quand je dors...'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Si7Dq70NyYI/AAAAAAAAAOs/ILlwcQ0ftTw/s72-c/Carnaval+1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-6784635884011219718</id><published>2009-05-12T14:50:00.001+02:00</published><updated>2009-05-12T14:52:15.663+02:00</updated><title type='text'>Superman - suite et fin</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le frisson qui parcourut le dos de Daniel aurait eu l'intensité d'un tremblement de terre si son corps avait pu l'exprimer. Il se raidit, totalement pétrifié, sans être capable de faire le moindre geste ou d'avoir la moindre pensée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Papa, dis, est-ce que je suis plus fort que Superman ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Daniel se retourna d'un bond, se jeta sur le lit de son fils et lui cria que oui, s'il le voulait, il pouvait être plus fort que Superman, bien plus fort, et même plus fort que n'importe qui. Et Marc, dans son sommeil, continuait de demander :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Dis, papa, est-ce que je suis plus fort que Superman ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Daniel crut mourir cent fois tant sa poitrine le brûlait. Il oublia son corps usé, balaya la folie qui l'embrassait, nettoya les toxines d'alcool qui habitaient son corps et se rappela qu'il avait un fils. Il ouvrit la bouche, et souffla lentement :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Oui, oui, plus fort que Superman, Marc, plus fort que Superman, plus fort."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Alors pourquoi je t'ai pas sauvé ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'espace d'un instant, Daniel crut au destin. Mais lorsqu'une infirmière entra dans la chambre, Marc s'était déjà tu. Les sons pesants des machines s'étaient arrêtés au même moment que le coeur de son fils. Daniel tomba.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il passa plusieurs mois en hôpital, malade, comme si la fièvre allait l'emporter. Ses années de vagabondage l'avaient plongé dans une brume opaque, et ses souvenirs étaient engourdis par l'alcool et la rue. Il fut envoyé en maison de repos durant l'été, au milieu du tumulte de la vie qu'il perçevait d'une étrange manière. Il se réveilla peu à peu, et son cerveau, comme déconnecté un temps, redécouvrit alors de nouvelles sensations. Daniel comprenait que la vie ne serait plus jamais la même, pour la première fois depuis l'accident de Marc. Cette triste vérité, il l'avait refoulée des années durant, s'aveuglant dans l'illusion d'un éventuel réveil. Il n'avait pas réussi à passer le cap ; c'était maintenant chose faite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La maison de repos était située en campagne, au milieu de quelques villages et d'un grand lac. Daniel savait très bien qui était derrière cette initiative. Son passé ne faisait de lui qu'un fou, qu'un malade mental ivre et suicidaire. A l'annonce de la mort de Marc, sa mère avait dû prendre pitié, et décider de faire un dernier geste en la mémoire de son fils. Le clochard lobotomisé finissait en maison de repos en échange d'un peu d'argent. De quoi se purifier la conscience. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les premiers jours, Daniel ne sortit pas de sa chambre, se contentant de réfléchir. En réalité, il était pris de spasmes réguliers, de crises de manque et d'angoisse qu'il ne pouvait stopper. Son corps retrouvait peu à peu le droit chemin, tandis que ses idées devenaient plus nettes. Au bout de deux semaines, Daniel franchit le seuil de sa chambre, jeta quelques regards dans les couloirs, s'efforça de répondre aux quelques mots des autres pensionnaires, puis il trouva que quelque chose de nouveau le poussait à vivre. Son fils, sa décrépitude, sa tristesse s'éloignaient lentement, comme s'il ne pouvait les retenir. Il gardait toujours dans le regard une teinte mélancolique, mais son visage s'éclaircissait de jour en jour. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Daniel croyait en la vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au bout de quelques mois, il était devenu l'une de ces ombres sans nom qui errent dans les couloirs, l'un des habitués, un meuble qui traine dans le couloir. Mais un meuble à qui l'on adressait la parole. Un matin, en descendant dans une salle commune, Daniel s'arrêta net. Il perçevait un bruit familier, un bourdonnement grave et lointain, comme un ronronnement. Il fit quelques pas et tomba nez à nez avec Mathilde, une infirmière de 45 ans qu'il connaissait de par son statut de bénévole aux restos du coeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Hé, Daniel, y a du nouveau pour s'occuper"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle s'écarta et lui sourit sans même qu'il ne lui prête aucune attention. Sur un bureau, au fond de la pièce, était installé un vieil ordinateur piteux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"C'est une vieille bécane dont je ne me sers plus, je me suis dit qu'il serait plus utile ici. C'est pas toi qui m'a dit que tu écrivais, avant ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Daniel ne l'entendait plus. Il savait pourquoi il tenait encore debout, pourquoi il avait retrouvé la raison. Il s'avança jusqu'au bureau, saisit une chaise et s'assit lentement en face de l'écran vacillant. Il ouvrit un logiciel de traitement de texte, et tapa lentement :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Dis, papa, est-ce que je suis plus fort que Superman ?&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;EPILOGUE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;Le Simple fait de rêver était pour eux un luxe&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;    Daniel poursuivit l'écriture de son livre durant plusieurs mois, et par le biais d'un concours, il fut édité, réédité, puis vendu à plusieurs millions d'exemplaire dans le monde entier. De nombreux prix lui furent attribués, à titre post-mortem, car il mourut peu après la première édition de son livre, suite à la découverte d'un cancer du foie. Sa folie le reprit peu à peu, mais sur son lit de mort, il trouva la force de relire l'histoire de son fils. Ce fut une crise cardiaque qui l'emporta, et l'exemplaire qu'il tenait dans ses mains au moment du décès fut vendu à un prix exorbitant. Quant à ses parents, ils firent jouer les liens du sang pour, à défaut de récolter la gloire, s'octroyer au moins la fortune. Cela importe peu pour moi, parce que les quelques pages écrites par cet homme m'ont prouvé que la vie ne sert pas qu'à s'étouffer dans une réalité amère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le simple fait de rêver était pour eux un luxe... mais vous ne croyez pas au rêve, non ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-6784635884011219718?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/6784635884011219718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=6784635884011219718&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6784635884011219718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6784635884011219718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/05/superman-suite-et-fin.html' title='Superman - suite et fin'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-7344758901900650347</id><published>2009-04-14T22:40:00.001+02:00</published><updated>2009-04-14T22:40:52.498+02:00</updated><title type='text'>Superman - Partie 3</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Marc tomba dans le coma, et Daniel abandonna tout espoir, définitivement. Il essaya désespérement de ne pas trouver refuge dans ce qui l'avait déjà tué par le passé, mais les bouteilles vides finirent bientôt par joncher le sol de leur appartement sale et continuellement plongé dans l'obscurité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Dis, papa, est-ce que je suis plus fort que Superman ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il pleurait, criait, frappait, s'arrachait les cheveux, somnolait dans les voluptes de whisky à côté de son fils lorsque le personnel de l'hôpital daignait lui accorder un lit. Il avait arrêté d'écrire, et le ron-ron de l'ordinateur lui échappa des doigts en même temps que leur appartement. Daniel abandonna toute fierté, vint pleurer chez ses parents pour obtenir de l'aide, mais ses yeux avaient adopté une lueur de folie qui effraya même sa mère. Il ne put bientôt plus s'offrir le luxe d'un lit à l'hôpital, et finit par trouver quelques journaux et une rue tranquille pour se laisser glisser lentement vers la mort. Les médecins avaient été formels : son fils n'avait presque aucune chance de se réveiller. Et même si cela arrivait, le traumatisme qu'il avait subi ne lui permettrait plus de vivre et de communiquer normalement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"C'est difficile de s'occuper d'un enfant, vous savez... alors, un enfant handicapé..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Daniel croyait en la fatalité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les jours passèrent à mesure que la mémoire de Daniel s'évanouissait. L'alcool l'avait pris sous son aile, et les quelques pièces qu'il arrivait à obtenir dans la journée ne lui servait qu'à oublier davantage. Oublier son fils, sa vie, ses manuscrits et ses rêves. Il devint maigre et muet ; ses yeux n'étaient plus que deux boules blanches au milieu de son visage. Ses cheveux et ses dents tombèrent, et il ne put bientôt plus marcher. Il errait, claudiquant, harcelant les quelques passants qui s'approchaient trop près de lui en leur demandant un peu d'argent. Il se parlait à lui-même, marmonnait dans sa barbe sale, regardait les étoiles la nuit et pleurait à chaque rasade d'alcool. Il voulait mourir, mais n'avait pas le cran.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le temps ne s'arrêta pas, et poursuivit sa route en attrapant par le col tous ceux qui voulaient rester sur le bas-côté. Daniel se laissa emporter pendant des mois, des années, tandis que son fils continuait de grandir sur son lit de mort. Le jour de ses dix ans, Daniel eut un relent de mémoire, et se dirigea silencieux vers le troisième hôpital qui avait accueilli Marc, celui où il resterait jusqu'à ce que mort s'en suive. Le personnel connaissait la triste histoire, regarda le clochard entrer et le laissa monter, plus par peur que par pitié. Des bruits couraient en effet dans le quartier ; certains disaient que Daniel portait sur lui un couteau qu'il avait déjà utilisé par le passé. La rumeur était vraie, mais il ne l'avait jamais utilisé autrement que de manière pratique ou masochiste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En arrivant au cinquième étage, l'odeur de formol et de nourriture éveilla les sens de Daniel. Ses pupilles brillèrent tandis qu'il se dirigeait vers la chambre 403. A gauche, à droite, encore à droite et puis tout droit. C'était la seule chose dont il arrivait à se souvenir clairement. Il poussa lentement la porte blanche, et entra. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Son fils était là, plongé dans l'obscurité, au milieu des tuyaux et des sons malsains que produisaient les machines qui lui permettaient de rester en vie. Daniel saisit difficilement une chaise posée dans un coin de la pièce et s'assit au chevet de Marc, dans le noir. La porte, restée entrouverte, laissait couler un filet de lumière au pied du lit, éclairant ainsi le visage éteint de l'enfant. Daniel essaya d'ouvrir la bouche, toussa, puis égraina lentement :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Joyeux anniversaire."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il y eut un silence au milieu du bruit des engins, non pas une absence de bruit, mais bien un silence. Comme si son fils s'apprêtait à lui répondre. Mais rien ne vint. Pas un mot, pas un geste, pas une lumière divine leur annonçant à nouveau une quelconque once de bonheur. Le silence, rien de plus, rien de moins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Daniel posa sa main noircie sur le front de son fils, lui caressa la joue, resta quelques minutes assis à se rappeler le passé, embrassa Marc puis se leva. Il se dirigea vers la porte sans tourner la tête, essuya ses larmes puis sortit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Dis, papa..."&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-7344758901900650347?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/7344758901900650347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=7344758901900650347&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/7344758901900650347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/7344758901900650347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/04/superman-partie-3.html' title='Superman - Partie 3'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-840158443844818317</id><published>2009-04-06T00:25:00.004+02:00</published><updated>2009-04-06T00:46:40.798+02:00</updated><title type='text'>La Place du Mort #1</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Sdk0UBv2fLI/AAAAAAAAAOk/_47qnLsRDdM/s1600-h/Premier+Jour.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 261px; height: 195px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Sdk0UBv2fLI/AAAAAAAAAOk/_47qnLsRDdM/s320/Premier+Jour.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321341953386118322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lettre I,&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;12 novembre 2007&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Xanadu - Paris&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: trebuchet ms;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" &lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;J'ai toujours été désorienté par le manque de finesse de certaines personne&lt;/span&gt;s.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il est de bon ton de penser l'Homme comme un objet pensant et non comme une machine, mais les évènements d'une vie peuvent parfois remettre en question certaines vérités considérées comme générales par le commun des mortels.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je n'ai pas fait long feu dans cette arène. Les gladiateurs qui m'entouraient avaient finis par devenir impitoyables, et leur cruauté fut sans précédent pour moi. Le choc fut si rude que j'en suis mort. Oui, "mort", l'un de ces mots qui vous font trembler ; la faucheuse, dans toute sa violence, qui vous guette et vous tombe sur le coin de la gueule avant même que vous n'ayez pu vous y préparer. J'ai au moins eu de la chance dans mon malheur, parce que j'en avais été informé, moi, de la date de ma mort. Je connaissais le lieu, les circonstances, et la peine que ma disparition allait causer à autrui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il serait de bon ton de me présenter. Ni physiquement, ni socialement. Le feu des rapports humains que j'ai entretenu s'est éteint depuis bien longtemps. Il ne me reste que la vague lueur des cendres à observer. Là où je vis, le feu n'a pas sa place. Mes terres sont désolées ; du moins pour vous. Seuls l'air glacé et la sécheresse osent s'aventurer au-delà des frontières qui nous séparent, vous et moi. Je ne suis pas malheureux, bien au contraire. J'ai changé d'opinion sur les notions de Bien et de Mal, par exemple. J'ai découvert que, non loin de chez moi, existait une tribu où l'enfant aîné de la famille était rendu aveugle dès sa naissance. Les orbites inopérants, libéré du pouvoir de l'image, le gamin aiguisait ses autres sens lors des enseignements qu'il reçevait de "sages" ; en réalité, ces mêmes sages n'étaient que la précédente génération d'orbites défectueuses. Quant aux autres enfants, ils étaient destinés, dès leur plus jeune âge, à une carrière qui leur correspondrait. Des tests étaient réalisés d'après un panel de données incroyablement large, portant notamment sur la grossesse du foetus, les signes physiques et caractériels du nouveau-né, ou encore sur l'alimentation et les capacités motrices. Certains gamins bronchaient bien, au début, mais ils finissaient presque tous par briller dans le domaine qui leur avait été imposé. Les autres subissaient de nouveaux tests, encore plus poussés, et travaillaient à des postes vides le temps de leur nouvelle "nomination".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai longtemps vu ces pratiques comme une forme claire d'aliènement, puis j'ai fini par me rendre compte que la bêtise de l'Homme communautaire pouvait difficilement être atténuée d'une autre manière. C'est d'ailleurs pour cela que je vis seul.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Toujours est-il que mon déménagement a été le fruit de longues réflexions. J'ai pris la décision de quitter ce monde parce que j'ai su qu'il y avait autre chose ailleurs. Je ne vous parle pas d'un "Paradis", ni d'un pays du soleil. Je n'évoque pas non plus ces longs récits desquels ont jailli les idées de "paradis artificiel" ou de coma développant les rêves. Non, mon histoire rend vraisemblable et légitime l'idée d'un autre Univers. Un autre pays, une autre "Terre", un autre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cet Univers n'est pas né de mes rêves ou de désirs inconscients.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il existe réellement, et je vous invite à le toucher du doigt.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Du moins, si vous y parvenez."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jérome Khan&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-840158443844818317?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/840158443844818317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=840158443844818317&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/840158443844818317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/840158443844818317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/04/la-place-du-mort-1.html' title='La Place du Mort #1'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Sdk0UBv2fLI/AAAAAAAAAOk/_47qnLsRDdM/s72-c/Premier+Jour.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-1681143522284051238</id><published>2009-04-02T23:39:00.004+02:00</published><updated>2009-04-03T00:38:04.221+02:00</updated><title type='text'>"Je donne mon avis non comme bon mais comme mien" #1</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SdU9lBx9gAI/AAAAAAAAAOc/jGMElATJdGo/s1600-h/lapinotpo5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 250px; height: 303px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SdU9lBx9gAI/AAAAAAAAAOc/jGMElATJdGo/s320/lapinotpo5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320226241150550018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Faut-il croire en l'Homme ? C'est bête de commencer une réflexion par une question aussi vaste, d'autant plus que la philosophie de comptoir est de nos jours interprétée comme une forme extravertie de masturbation sociale (une des raisons - en plus des penchants gays - de regretter la Grèce Antique et ses penseurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parle "d'évolution de l'Homme" ; je dirai plutôt "aveuglement". A défaut de se pencher sur lui-même et ses tares, l'être humain a toujours tenté de comprendre ce qui l'entourait. D'où la parole, l'écriture, le classement infini et les magazines de mode. D'où l'astrologie, les mathématiques, la littérature et la philosophie - de comptoir, ou non. Alors ouais, je vous apprends rien et cette façon de vous prendre de haut vous écoeure ; vous m'en excuserez, mais si je ne parlais que de moi, vous me diriez égoïste. Faut choisir, hein.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;                                                           &lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au fil de notre "évolution", notre seule volonté aura été de construire, d'apprivoiser, d'accroître un pouvoir et un luxe au final bien désuets. Le confort dont nous bénéficions aujourd'hui est franchement sympa, mais fait de nous des assistés. Pas d'eau chaude, pas de supermarchés ; tiens, comment on fait pousser des fleurs ? D'aucuns vous diront que c'est cette technique et ce savoir-faire qui nous distingue de l'animal. Je le vois plutôt comme une façon de se détourner du principal problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suivrai Montaigne et Pascal - histoire d'étaler un peu de confiture... euh, de culture - en pensant que l'Homme n'a des passions que pour se détourner de sa misère, tout comme l'Homme croit en Dieu pour "s'expliquer". C'est bien marrant de rire de l'animal, ignorant et sincère, suivant ses instincts et s'ignorant... mais nous n'en sommes séparés que par peu de choses : l'égoïsme, la fierté et la mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mémoire (savoir) dans le sens où nous la structurons, nous permet d'atteindre un niveau de performances plus important... mais, à l'inverse, elle ne prend sa valeur que dans un type de société. Envoyez un petit français premier de classe au Cambodge, il aura beau savoir calculer une exponentielle, il se fera bouffer de toute manière. La mémoire (souvenirs), si on admet que le temps existe, nourrit l'Homme et lui fait prendre conscience de son "évolution". A l'inverse, elle n'est faite et n'est perçue que par nous. L'importance qu'on y accorde est immense, mais elle n'apprend qu'à vivre en société. Dans une optique universelle, le souvenir conscient n'est qu'humain. Il nous permet d'accepter notre condition et de nous forger une expérience proprement sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fierté a deux sources : l'une est animale, et s'explique par des principes de survie ; on pourra parler de "chef de meute", si vous le voulez bien. Et si vous le voulez pas, prout. Mais la fierté dans un cadre humain est liée à une volonté d'ascension, de pouvoir, de distinction. La fierté explique la mode, la politique, ou encore la foi en Dieu. C'est encore une fois l'autre qui pousse à briller, parce qu'il fait naître la comparaison, et le questionnement : "suis-je meilleur ?", etc. Nous sommes qui plus est motivés par notre soif de confort et une volonté quasi-inconsciente de s'arracher à toutes les contraintes matérielles. D'où la fierté pour le pouvoir, et le pouvoir par l'argent. Le troc n'est né que du désir de l'Homme de viser plus haut que son contemporain. D'être meilleur, ou du moins "plus fort". S'écraser ou perdre, c'est admettre inconsciemment une faiblesse, c'est reconnaître une domination. Ces rapports de force et de domination existent partout et sont intemporels. Chacun domine et est dominé, et c'est cette équilibre qui fait de nous des êtres perpétuellement tiraillés entre "ce que je dois faire" et "ce que je veux faire". Nous travaillons pour survivre, mais surtout pour doubler ce qui restent sur le côté.&lt;br /&gt;C'est vrai qu'à l'heure d'aujourd'hui, l'argent fait une partie du bonheur. Il est vrai aussi qu'une société sans argent ne ferait pas long feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout simplement parce que l'Homme est égoïste. Avoir "conscience de soi" implique "soi" ; l'Homme sait qu'il existe, et c'est dans une vie en société que cette perception devient une forme d'égoïsme. Chacun voit et ressent, et traduit ce rapport personnel avec le monde par un repli certain sur lui-même. Il n'y a personne sur terre qui peut se dire "généreux". Les milliardaires offrent des sommes colossales à des associations - sans se ruiner - pour des raisons économiques, d'image ou de satisfaction personnelle. Les célébrités s'affichent dans des shows style "Les Enfoirés" pour redorer leur blason ou leur satisfaction personnelle. Les religieux s'offrent pour que Dieu les garde. La vraie générosité serait de donner sans satisfaction, à contre-coeur, car cette forme de don n'apporte rien ; ce serait perdre son portable et penser "au moins il servira à quelqu'un".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure actuelle, je ne connais personne qui ait réussi à s'échapper de sa condition humaine. La vie en société fait de nous des êtres aveugles, où le divertissement et la création nous permettent d'accepter la fatalité. Nous ne sommes ici pour aucune raison, personne ne nous a créé, et tout ce que nous avons construit repose sur des bases bancales. Les mathématiques, par exemple, trouvent une certaine logique dans la Nature et sont une clé de nôtre compréhension de l'univers. Tout irait bien s'il n'y avait pas le "nôtre". Les mathématiques ne sont qu'humaines, tout comme la littérature, la philosophie ou encore les magazines de mode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous dites sûrement que ce texte au ton apocalyptique va finir sur une incitation au suicide ; vous vous trompez bien, parce que c'est au moment de la conclusion que je suis censé vous clouer le bec. Mais mon pote Montaigne va s'en charger pour moi. Vas-y, gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;" class="N12 txtNr"&gt;&lt;span class="B15 txtC50"&gt;Si&lt;/span&gt; &lt;span class="B15 txtC50"&gt;la&lt;/span&gt; vie &lt;span class="B15 txtC50"&gt;n&lt;/span&gt;'&lt;span class="B15 txtC50"&gt;est&lt;/span&gt; &lt;span class="B15 txtC50"&gt;qu&lt;/span&gt;'&lt;span class="B15 txtC50"&gt;un passage, sur&lt;/span&gt; ce passage &lt;span class="B15 txtC50"&gt;au&lt;/span&gt; moins semons  &lt;span class="B15 txtC50"&gt;des fleurs&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yeaaaah, quel beau gosse ce Montaigne ! Allez, bisous les cocos !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul (ou le don de finir un article pas du tout comme ça avait commencé)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;PS : le dessin de l'article est de Trondheim ; "Les Formidables Aventures de Lapinot", une bédé que c'est bien de la lire !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-1681143522284051238?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/1681143522284051238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=1681143522284051238&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1681143522284051238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1681143522284051238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/04/je-donne-mon-avis-non-comme-bon-mais.html' title='&quot;Je donne mon avis non comme bon mais comme mien&quot; #1'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SdU9lBx9gAI/AAAAAAAAAOc/jGMElATJdGo/s72-c/lapinotpo5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-6710111470995905437</id><published>2009-03-30T17:08:00.006+02:00</published><updated>2009-03-30T17:45:11.468+02:00</updated><title type='text'>Un oeil, ça ne t'a pas suffit ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SdDo11yOEqI/AAAAAAAAAOU/i-mXr59S7no/s1600-h/kraken.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 298px; height: 390px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SdDo11yOEqI/AAAAAAAAAOU/i-mXr59S7no/s320/kraken.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319007171592983202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Décalqué, je suis décalqué, décalqué et paumé, un peu aigri et très amer. Je suis partagé entre ma tête et mon coeur, mais je laisse les couilles à Grand Corps Malade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon corps est le barrage qui empêche à cette vague chaotique de tout submerger. Ma peau s'allonge, plie sous le poids des sentiments, mais tient bon. Ma coque est fatiguée mais me porte encore. Je flotte, je ne sombre pas, mais je dois dire que l'eau commence à monter dangereusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus poser de nom sur ce que je ressens ; je ressens trop de choses que je n'explique pas, incohérentes, étranges, voire même paradoxales. La haine contre l'amour, mais quand l'amour se mêle à la haine, le sentiment qu'on appelle "jalousie" voit le jour sous des regards fiévreux et inquiets. J'ai trop souffert de la trahison pour endormir une nouvelle fois ce violet dévastateur sous ma carcasse. Je le crierai haut et fort, et moi aussi je défoncerai des portes et je m'arracherai le coeur s'il le faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amer et aigri, amoureux étourdi, pauvre navire qui chavire sous vos yeux rouillés. Regardez-le s'enfoncer peu à peu dans l'eau, souriez à la vue de la teinte inquiétante que prend la lumière des compartiments inondés, ce feu vacillant qui vous parvient au travers de la vague et qui semble chuchoter que quelque part, sous l'eau, il trouvera un peu de réconfort. Oubliez le Di Caprio gelé qui glisse des bras de sa belle, je vous parle d'une tempête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas ce qui se trame en-dessous, mais je plongerai malgré ma peur des monstres gargantuesques qui s'y trouvent. J'irai voir, là-bas, si mon navire descend silencieusement jusqu'aux abysses, ou s'il est pris dans les courants dangereux qui se joueront de lui avant de le mener contre une barrière de coraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et s'il se trouve dans cet océan des forces destructrices, je les dompterai. Qu'importe la taille, le nombre ; ces monstres tentaculaires seront broyés par tout ce qui sommeille en moi. Et si je te trouve, toi, avec ta jolie façade et tes airs de poète, toi, toi, ton lot de mensonges, ta gueule mouillée, toi le lâche et l'abject, l'Homme qui pue la bonté, je peux te jurer que je t'écraserai, je te détruirai de mes mains et je n'aurai aucun remords.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'importe ce que me dit ma tête, cet océan est le mien et tu n'y plongeras pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-6710111470995905437?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/6710111470995905437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=6710111470995905437&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6710111470995905437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/6710111470995905437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/03/un-oeil-ca-ne-ta-pas-suffit.html' title='Un oeil, ça ne t&apos;a pas suffit ?'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SdDo11yOEqI/AAAAAAAAAOU/i-mXr59S7no/s72-c/kraken.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-1119170528395302910</id><published>2009-03-18T22:13:00.003+01:00</published><updated>2009-03-19T01:27:54.755+01:00</updated><title type='text'>Au royaume de Dieu, les athées sont rois</title><content type='html'>Etre croyant a toujours été un problème personnel. Adorer Dieu jusqu'à l'extrême restera personnel. Etre prêt à mourir pour un symbole religieux est idiot, mais personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pape qui annonce : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"on ne peut vaincre le SIDA par la distribution de préservatifs, au contraire, il augmente le problème."&lt;/span&gt; c'est se foutre ouvertement de la gueule de 6 milliards (et des patates) de personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a toujours su qu'en plus d'être laids et grabataires, les papes continuaient à lire la Bible à l'envers. Le monde entier a toujours accepté leurs propos homophobes, discriminatoires et austères, en total désaccord avec une vision moderne de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On acceptera toujours qu'il y ait des papes et des gens laids et grabataires, et on considérera toujours ces gars-là comme des symboles de paix et de respect. Putain, mais mon cul en a mal aux rectumatiques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excusez ma vulgarité passablement polie, mais, à défaut de croire en Dieu pour des raisons personnelles, je n'ai jamais prôné mon athéisme et ma haine des sectes abrutissantes et pourtant glorifiées. Je n'ai jamais fait sonner les cloches de mes temples invisibles tout au long de la journée, et je n'ai jamais laissé quelqu'un sur le côté à cause de ses convictions, de sa morale ou encore de son mode de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même en excluant la vague de pseudo-rebelle qui se disent non-croyants pour briller, nous sommes de plus en plus nombreux à jeter Dieu à la poubelle suite à des réflexions que j'oserai qualifier de "logiques".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les athées ne demandent rien à personne : ils veulent vivre dans un pays laïque, sans être continuellement emmerdés par des questions de religion, et se kékéttent bien des opinions des croyants. Chacun chez soi, et les moutons seront mieux lobotomisés. Ahem, pardon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre le caractère affligeant de ces propos vides d'intérêt que même le IIIème Reich aurait dénigrés, et qui mettent Benoît dans le caca religieux et politique, dénigrer le port de la capote pendant des rapports sexuels est une offense à tous les malades et enfants de malades qui ont pu choper cette crasse. C'est un peu comme dire à Baschung - paix à son âme, mais on s'en branle un peu - que fumer ne tuer pas ; comme dire aux tétraplégiques qu'il est de bon ton de se jeter sous une voiture, ou encore comme balancer aux anarcho-grévistes de Lille 3 qu'un cerveau ne sert à rien, hop, poubelle aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est nier l'existence d'une maladie et les souffrances qu'elle implique, c'est faire un pied-de-nez aux médecins qui bossent sur la recherche contre le SIDA en disant : "na na nère, je vis dans un palace, j'ai même plus besoin de me laver la queue moi-même, et vous vous servez à rien-euh".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une attitude puérile et désaxée, d'un âge ancien, c'est un négationnisme ecclésiastique qui commence franchement à me foutre en rogne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça ne s'arrête même pas là. Le vieux croûton (pas d'autre terme sous la main, condamnez mon blog si ça vous chante) prône encore, en tant que réincarnation du messie, un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"renouveau de la sexualité"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon cul est plié en quatre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       C'est vrai qu'il est facile pour un non-pratiquant du plaisir de parler de choses qu'il ne connaît pas. Ca c'est sûr, quand on fait jamais kékétte - ou alors avec des enfants - ; qu'on ne voit pas plus loin que le bout du Vatican - ou en carrosse de verre - ; qu'on porte tout le temps des robes qui ne se vendraient même pas en brocante - ou dans celles du Vatican, justement - il est facile de porter un regard OBJECTIF et GLOBAL sur le monde moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. le pape ne se rend probablement pas compte que la sexualité a toujours été (et sera toujours) un gros plaisir à deux, avant même d'être un moyen de reproduction. C'est le petit cadeau de Dame Nature aux Hommes, un moyen de dire "tuez-vous à la vie, mais voilà de quoi vous éclater le samedi soir". Bon, après, Dame Nature a aussi créé le houblon et la marijuana, mais ça c'est autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cul, c'est le cul, et parler d'un renouveau du cul, c'est comme espérer l'évolution de l'Homme : ça n'arrivera jamais, jamais, JAMAIS, JAMAIIIIS bordel de zut. A part chez les moutons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c'est tout ce que j'avais à crier sur la toile, un petit message non-médiatisé qui ne pourra sûrement pas contrer le tort des quelques phrases prononcées par un idiot vénéré devant des caméra, mais je m'en contenterai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime pas les soutanes, de toute façon.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;PS : mea culpa, j'avais oublié le "s" de "rois" dans le titre ; je m'en remets à Dieu. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-1119170528395302910?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/1119170528395302910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=1119170528395302910&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1119170528395302910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1119170528395302910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/03/au-royaume-de-dieu-les-athees-sont-roi.html' title='Au royaume de Dieu, les athées sont rois'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-181209864396315128</id><published>2009-03-17T21:41:00.000+01:00</published><updated>2009-03-17T21:42:17.808+01:00</updated><title type='text'>Récits et Nouvelles - partie 2</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et tous les jours, à chaque fois qu'il voyait son fils, celui-ci lui posait la même question : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Dis, papa, est-ce que je suis plus fort que Superman ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rêve de gosse. Celui de s'éclipser de la banalité, d'un univers vide et déprimant, pour voler dans les nuages, embrasser l'infini et dire adieu à la réalité. Mais elle les rattrapait à chaque seconde, lorsqu'ils se retrouvaient à table devant des assiettes trop peu garnies, lorsqu'ils attendaient devant les resto du coeur à la fin du mois ; lorsque Daniel grimaçait devant les factures. Leur quotidien était devenu si banal que le week-end était devenu leur seul échappatoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chaque samedi, ils prenaient le bus et se laissait porter, descendaient lorsque le paysage leur plaisait et marchaient, riaient, mettaient en scène des histoires improbables et niaises, de méchant roi et de gentil prince, de super-héros et de super-méchant. Le simple fait de rêver était pour eux un luxe. L'amour était leur drogue, et ils en abusaient autant qu'ils le pouvaient. Marc grandissait dans une inconscience heureuse, car son père faisait son possible pour qu'il ne regrette pas la télé, les jeux vidéo et les sorties improvisées. Il se contentait de ce qu'il avait et ne demandait jamais plus. Excepté un costume de Superman.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Un matin, alors que Daniel emmenait Marc à l'école, il comprit que son fils grandissait et ouvrait les yeux sur leur précarité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Un jour, je serai super fort, et je nous sauverai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Pourquoi tu dis ça ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Parce que Superman, il peut sauver tout le monde !"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce fut la dernière fois que Daniel entendit son fils. Il aurait dû venir le chercher à 16h20, à la sortie de l'école, comme tous les jours, s'il n'avait pas reçu un coup de fil de sa boîte d'interim qui lui proposait un entretien pour un poste de télé-enquêteur. S'il n'avait pas été en retard de 15 minutes, Marc ne se serait probablement pas fait renverser par une voiture.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais Daniel ne croyait pas au destin.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-181209864396315128?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/181209864396315128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=181209864396315128&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/181209864396315128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/181209864396315128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/03/recits-et-nouvelles-partie-2.html' title='Récits et Nouvelles - partie 2'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-466615620275850793</id><published>2009-03-15T23:59:00.001+01:00</published><updated>2009-03-19T01:25:56.714+01:00</updated><title type='text'>Que je sais...</title><content type='html'>Je me suis longtemps demandé comment les gens percevaient ce que je créais, que ce soit sur le plan musical ou littéraire. Fallait-il soigner les mots, soigner le fond, illuminer le tout avec des photos originales ? Un style ironique donnerait-il une image positive de moi ? Etre sérieux pouvait vraiment payer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, j'en ai pas grand chose à faire. Je me suis rendu compte qu'un simple agencement de mots compliqués avait tendance à charmer même les plus sceptiques. Par exemple :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'étendu du ciel que je sais me pousse vers de nouveaux horizons qui s'enchantent de mille feux lors du coucher du soleil sur la dune de la plage. Mes jambes mangent en silence, tandis qu'une ribambelle s'exécute et m'exhorte à envenimer les souhaits refoulés de mon coeur, que je sais."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel gros con j'ai été. J'aurai pu écrire des textes comme ça dès le début, au lieu de me casser la tête à chercher des mots dans le dictionnaire. J'aurai peut-être même pu publier un recueil de poésie, prétextant une écriture sous cannabis. Mais non, comme d'habitude, il a fallu que je fasse les choses dans les règles et que j'apprenne à écrire. Un minimum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louons ceux qui parlent comme je peins !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;MAJ (18/03) :&lt;/span&gt; je tiendrai juste à préciser ce qui se cache réellement derrière ce texte. L'aspect ironique décryptant l'actualité facebookesque n'est pas là pour mettre en avant une quelconque marque de frustration ou de haine de ma part. Le passé est derrière, il est enterré et je lui souhaite de continuer sa route entre les vers de terre et les ossements moisis. J'ai passé un cap, et mon désir de vengeance s'est transformé en une indifférence qui en serait presque surprenante. Les quelques lecteurs qui me sont proches auront bien évidemment compris à qui - et à quelle partie de ma vie - ce texte réfère. Cependant, je ne tiens pas à le placer sous le signe de la haine ; je reste bien sûr frustré d'avoir été poignardé sur une place publique, je ne digère sûrement pas que le meurtrier soit applaudi, mais je n'agonise plus. La plaie ne se refermera jamais entièrement, et me laissera une cicatrice qui sera la marque de ma naïveté opposée à la faiblesse de certains. Je me suis relevé, j'ai essuyé la boue et le sang sur mes vêtements, et j'ai déménagé dans un endroit où le soleil brille sur des airs de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Another Lonely Day &lt;/span&gt;- une musique de Harper dont le titre ne définit pas du tout mon état d'esprit actuel, précisons-le. Je ne regrette pas mes choix, je me marre juste doucement en traçant le parallèle entre ce que j'étais et ce que je suis en passe de devenir. L'appartement silencieux qui accueillait jusqu'ici la vie que je m'amusais à foutre en l'air se transforme peu à peu en un havre de paix ; j'ai tout lavé à l'eau claire, j'ai jeté les vieux souvenirs et les tableaux sur le mur pour en accrocher de plus beaux. Et les rayons du soleil embellissent chacun de mes réveils par leur intensité et leur sincère beauté. C'est vrai que je suis un peu ébloui pour le moment, et que j'ai du mal à croire qu'il puisse réellement y avoir de la lumière dans cette nouvelle ville. Mais il est également vrai que je reste fidèle à certains adages, tels que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"l'ombre et la lumière sont préférables au néant" &lt;/span&gt;- le gras marque la citation. Et c'est justement la raison de cette paix intérieure qui m'anime : je suis heureux de comprendre réellement le sens de ces mots, contrairement à d'autres. A ceux-là, je souhaite tout le bonheur qu'ils pourront grapiller, je leur souhaite de grandir et de réfléchir à cette grande question : "celui qui poignarde est-il vraiment celui qui y gagne ?". Quant à moi, je vais me coucher serein sur un accord de La Majeur, parce que je l'aime bien, celui-là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-466615620275850793?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/466615620275850793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=466615620275850793&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/466615620275850793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/466615620275850793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/03/que-je-sais.html' title='Que je sais...'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5684012053934947961</id><published>2009-03-12T23:30:00.002+01:00</published><updated>2009-03-12T23:59:44.492+01:00</updated><title type='text'>Si j'étais poilu et masculin...</title><content type='html'>Je me marre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les média nous parlent de tolérance à longueur de journée ; n'importe qui croit connaître le sens de ce mot, se dit fermé à la discrimination et, au final, il en ressort une grosse dose d'hypocrisie épicée de sourires que même t'as envie de mettre des tartes au gens après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple : être jeune, pour trouver du boulot, c'est pas très cool. Etre en plus étudiant, ça réduit le champ des possibilité. Alors, avoir en plus l'air d'un gosse imberbe de 17 ans, c'est le chômage assuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on cherche du boulot, il faut savoir présenter ; ça, c'est que les gens disent. Il faut savoir se tenir, faire bonne impression et sucer des queues pour réussir. Il faut savoir se rabaisser, se rabaisser, se rabaisser et se baisser encore un peu pour attendrir, présenter un CV garni d'expériences atypiques et surtout, surtout avoir la gueule de l'emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles me font bien marrer, les boîtes d'interim qui se prétendent ouvertes aux étudiants. A peine rentré, je sais déjà que tout est fini. Mais bon, je salue quand même le public féminin attardé qu'on appelle "attachée clientèle", j'attends qu'il comprenne les quelques mots un peu trop compliqué que j'ai utilisé et je finis par baisser les bras quand une mèche de ma touffe me retombe sur le coin de la gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors oui, on me dira sûrement qu'il faut partir gagnant, mais je l'ai fait longtemps, et je ressortais à chaque fois déprimé. Alors oui, il faut insister, mais j'ai insisté longtemps et je finis par perdre patience. On entend dire que le physique ne compte plus pour trouver du boulot, que ce sont maintenant les noms étrangers qui sont préjudiciables... je me marre, et mon cul se marre aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne nie pas qu'il est normal de devoir choisir le meilleur ; je ne nie pas mes défauts de présentation. La huitième CSP me colle au cul comme un pot de colle. Difficile d'avoir un pot de colle collé au cul, d'ailleurs. Ca fait beaucoup de colle, tout ça, d'ailleurs. Et ça commence à faire beaucoup de "d'ailleurs" aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'enfin bon, je sais aussi qu'un coup de gueule sur ce plan-là sera jugé anodin et typique, parce qu'après tout des étudiants qui galèrent à trouver du boulot, y en a plein, et je suis sûrement pas le plus mal loti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'adresse juste ce message à toutes les petites secrétaires idiotes qui se permettent de me prendre de haut : si j'en ai un jour les moyens, je vous ferai virer, je vous ferai danser nu sur des places publiques, on vous fera apprendre plein de mots compliqués comme "anachorète" et je veillerai personnellement à ce que vous vous retrouviez de l'autre côté du bureau. Je serai en face, et je vous enverrai bouler parce que je préfère croiser un type aux cheveux longs plutôt qu'une pétasse manucurée. Mais ça, c'est mon avis de français tolérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, je passe chez le coiffeur et je contacte un chaman pour qu'il me fasse pousser un bouc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Na.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5684012053934947961?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5684012053934947961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5684012053934947961&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5684012053934947961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5684012053934947961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/03/si-jetais-poilu-et-masculin.html' title='Si j&apos;étais poilu et masculin...'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-1762228601061628373</id><published>2009-02-16T13:45:00.003+01:00</published><updated>2009-02-16T14:21:31.913+01:00</updated><title type='text'>Récits et nouvelles - Partie 1</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Dis, papa, est-ce que je suis plus fort que Superman ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette phrase, il l'avait entendu des centaines de fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Pourquoi tu me demandes ça ?&lt;br /&gt;- Ben, ça serait vachement marrant !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son fils avait 7 ans, travaillait mal à l'école et venait de rentrer dans la nouvelle vague d'enfants touchés par la mode des super-héros. Il avait toujours refusé de lui offrir un costume de Superman, alors Marc s'en était fabriqué un lui-même. Son masque de carton lui cachait le visage en permanence, et le drap qu'il portait sur le dos était grossièrement peint à la peinture, à tel point qu'à quelques endroits, le blanc original contrastait avec le rouge délavé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et là, tu fais une addition ou une soustraction ?&lt;br /&gt;- Euh...&lt;br /&gt;- A ton avis, regarde, la croix ça veut dire quoi ?&lt;br /&gt;- Euh..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marc était un enfant non désiré, dans le sens où il avait conçu involontairement. Daniel avait 20 ans à l'époque, son ex un peu plus. L'enfant était né, la mère s'était enfuie, le père tenait bon. Sa vie avait changé du tout au tout, mais la bouille de son gosse le ramenait à chaque fois vers la réalité. Pas très belle, la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au chômage, touchant quelques allocations, Daniel ramait pour offrir à Marc une vie décente. Il ne voyait plus sa famille, ni ses amis. Tous l'avaient quitté les uns après les autres, silencieusement, sans explications. Certains s'étaient même permis de reprocher son égoïsme et sa lâcheté à celui qui donnait tout à un autre. Son père n'avait jamais compris la volonté de son fils de garder l'enfant ; sa mère suivait, mais lui envoyait quelques billets de temps en temps. Une dernière main tendue au milieu du vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daniel se contentait de sa vie ; il ne pourrait jamais remercier Marc pour tout ce qu'il avait fait involontairement : arrêt de la cigarette, de l'alcool à foison, et des drogues toutes plus dures les unes que les autres. Même si plus aucun plaisir, plus aucun espoir de changement ne se profilait à l'horizon, Daniel avait un but : son fils.&lt;br /&gt;Il était devenu un père célibataire typique, se levait, emmenait Marc à l'école à pieds, et rentrait chez lui. Leur seul luxe était un vieux PC qui ronflait comme un vieux chat enrhumé,  permettant à Daniel de chercher du travail et de poursuivre son seul rêve : l'écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune père avait commis l'erreur de quitter l'école à 16 ans ; il était sûr de ses capacités d'écrivain, et même ses professeurs l'avaient encouragé à suivre cette voie. Depuis, il n'avait rien publié. Des dizaines de manuscrits traînaient dans ses armoires, attendant d'être expédiés à un éditeur quelconque. Et Daniel attendait. Il ne regrettait pas son choix, parce qu'il savait que travailler comme quiconque l'aurait tué. Il préférait vivre dans des conditions précaires plutôt que de se tuer à la tâche. Quant à son fils, il semblait avoir hérité du même défaut. Ses notes étaient faibles, et il n'avait dû son passage en CE2 qu'à de bons résultats au dernier trimestre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour, Daniel s'installait sur le bureau usé de sa chambre et pianotait des heures entières sur le clavier de l'ordinateur. Il rêvait. De paysages aveuglants, de héros mélancoliques, de l'amour insaisissable et de la tristesse qui l'embrassait. Ces mondes étaient les siens et surtout les seules marques de ses capacités. S'il avait eu un peu de chance, il aurait pu naître dans une bonne famille, ou rencontrer un éditeur par le biais d'un oncle fortuné ; il savait qu'il avait les capacités d'écrire un best-seller, et même plusieurs, de devenir l'un de ces artistes "multi fonctions" ; qui écrivent, chantent, dansent, et travaillent sur des plateaux de télévision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Daniel ne croyait pas en la chance.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-1762228601061628373?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/1762228601061628373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=1762228601061628373&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1762228601061628373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1762228601061628373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/02/recits-et-nouvelles-partie-1.html' title='Récits et nouvelles - Partie 1'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-979831668724524901</id><published>2009-01-03T14:13:00.004+01:00</published><updated>2009-01-03T14:45:55.180+01:00</updated><title type='text'>Pendant que le monde bavarde à rien d'important</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SV9rrl9ll9I/AAAAAAAAALY/MaUDhutA9rM/s1600-h/IMG_4757.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SV9rrl9ll9I/AAAAAAAAALY/MaUDhutA9rM/s320/IMG_4757.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287062884225226706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oui, il avait ses torts, mais il les connaissait.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le bus qui le ramenait de Belgique roulait bruyamment. Au dehors, quelques dizaines de lumières brillaient au milieu de la nuit, quelques lumières lointaines qui lui rappelaient qu'ailleurs, il y avait de la vie. Les passagers ne le fixaient pas, malgré son teint pâle et ses yeux mi-clos. Ils s'occupaient, comme à chaque trajet, de choses inutiles. Parler, rire, manger, lire un livre ou, comme lui, écouter de la musique. Son coeur battait bien trop fort.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il savait qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps, plus que quelques minutes avant l'arrivée en gare. Il savait qu'il ne reprendrait plus ce bus, et qu'il n'y aurait pas de retour. Il savait.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, il se surprenait encore à rêver d'une belle histoire d'amour, comme on en voit dans les films, comme on en entend dans les morceaux embellis de quelques artistes maudits, comme on en voit dans la magie des songes. Oui, il aurait aimé dormir sous les arbres le reste du temps.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mieux que tous les palais de marbre, l'or des sultans.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais la vie le ramène là, dans ce bus macabre, comme l'ultime voyage d'âmes égarées.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, sa vie n'intéressait personne, et même lui oubliait qu'il était homme parmi les hommes. Non, il n'était pas beau, pas vraiment cultivé, et franchement pas sociable. Il était l'un des fantômes que l'on croise dans la rue, l'une de ces personnes sans distinction, un corps, une tête, et rien de plus.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais pendant que le monde bavarde à rien d'important, il aurait aimé dormir sous les arbres le reste du temps.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il posa sa main à plat sur son coeur fatigué, l'écoutant battre à perdre haleine, comme s'il lui murmurait "tu es vivant, remue-toi, vite". Vouloir vivre est une chose ; survivre en est une autre. Lui, il survivait, au milieu des regards fugaces, lassé de toutes ces pensées malsaines qui voyageaient en permanence au-dessus de sa tête. Il aurait dû naître fort, arrogant, et sûr de lui, mais toutes les nuits il ne parvenait qu'à se blottir sur lui-même en se demandant s'il arriverait à décrocher un sourire à la journée qui l'attendait.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un monde de pensées qui s'ouvrait à lui chaque matin, l'espoir intense de trouver une once de bonheur dans l'altérité. Mais personne ne le voyait, et personne ne semblait l'entendre. Chaque être humain, dans sa folie égoïste, ne cherchait qu'à lui soutirer quelque profit personnel.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un peu d'argent, un peu d'amour, beaucoup de haine.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus klaxonna ; il ouvrit les yeux. Son coeur glissa entre ses doigts, et, dans un dernier coup de grosse caisse, une décharge lui parcourut le torse, les bras, les jambes et le crâne. Sa tête claqua sur le carreau, ses bras retombèrent, ses yeux se refermèrent.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière lui, deux jeunes rièrent, pensant qu'il pouvait sentir la douleur provoquée par le choc contre la vitre.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant lui, une jeune fille écoutait son baladeur en regardant le paysage. Elle aurait aimé s'asseoir sous les arbres le reste du temps.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le bus arriva au terminus, le chauffeur découvrit stupéfait qu'un de ses passagers s'était vomi dessus. En essayant de le réveiller, il comprit qu'il était trop tard.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous naissons, vivons et disparaissons dans l'anonymat le plus total. Nos pensées échappent aux autres, et ces mêmes autres n'envisagent pas une vie altruiste.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous autant qu'ils sont.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-979831668724524901?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/979831668724524901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=979831668724524901&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/979831668724524901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/979831668724524901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2009/01/pendant-que-le-monde-bavarde-rien.html' title='Pendant que le monde bavarde à rien d&apos;important'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SV9rrl9ll9I/AAAAAAAAALY/MaUDhutA9rM/s72-c/IMG_4757.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5787455636038833270</id><published>2008-12-13T12:39:00.002+01:00</published><updated>2008-12-13T13:15:52.607+01:00</updated><title type='text'>Réflexions hivernales</title><content type='html'>L'hiver, c'est toujours une saison étrange, un subtil mélange de mélancolie et de fin du monde. En partie parce qu'il fait noir tout le temps, c'est vrai. Mais, à l'inverse des mecs qui vous parleront de "chaude après-midi d'été" pour commencer une histoire, beaucoup d'autres évoqueront les "douces soirées d'hiver", ou les "matins frais d'automne".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout simplement parce l'été n'évoque rien de magique à proprement parler : on se rappelle tous de vacances avec les potes, de délires terre à terre, de soirées étoilées, d'un grand soleil qui éclaire tout, sans laisser une trace d'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'hiver est plus mystique, plus étrange, porteur de contes, de légendes, à commencer par celle de Noël - seul moment de l'année où les rues sont décorées. L'aspect commercial, qui a pris le dessus sur les racines concon-chrétiennes de cette fête, plonge tout un chacun dans ce qu'on aime appeler "l'esprit de Noël".&lt;br /&gt;La neige, qui se fait souvent désirer plus longtemps que le soleil d'été, est, quand elle arrive enfin, une source de joie pour les gamins et un moyen de gueuler encore une fois pour les travailleurs aigris. C'est un doute qui plane et qui donne à chaque jour froid une dimension palpitante : "neigera, neigera pas ?". Et quand il neige - fait rare dans le Nord - les rues deviennent un immense territoire de jeu ; les enfants arrivent à l'école blindés de neige, les plus vieux affrontent le verglas à grand coup de jurons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous décris pas pour autant un hiver idyllique, rempli de joie et de cris d'enfants bien nourris. L'hiver, dans toute sa splendeur, se retrouve dans la froide solitude, dans "les soirées près du feu", mais sans feu. L'hiver, c'est un rêve éveillé, où le cerveau, gelé, n'a pas d'autre solution que de se réchauffer dans des délires mélancoliques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se rappelle sans doute mieux les souvenirs d'été, mais rien n'est plus voluptueux que de retrouver la sensation de l'hiver, l'odeur du froid et les doigts gelés. Rien n'est plus agréable que de marcher sur la neige grise des rues polluées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'aime autant l'hiver, c'est peut-être parce qu'une plaine vide recouverte de neige représente plus mon inconscient qu'une piscine remplie de gamins en maillots.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5787455636038833270?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5787455636038833270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5787455636038833270&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5787455636038833270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5787455636038833270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2008/12/rflexions-hivernales.html' title='Réflexions hivernales'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-3923675193224993293</id><published>2008-10-25T13:25:00.002+02:00</published><updated>2008-10-25T13:32:02.091+02:00</updated><title type='text'>Réflexions vaines et inutiles #3</title><content type='html'>Moi, je fais de la musique. Enfin, j'essaie. Le problème, avec la musique, aujourd'hui, c'est que pour se faire connaître, il faut se formater la gueule. Il faut être carré dans le rythme, avoir des trucs construits, et surtout chanter bien, ce qu'évidemment je ne sais pas faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le truc, c'est que la musique reste pour certaines personnes, moi y compris, un moyen d'expression totalement personnel et incompréhensible. J'appelle ça la "mystification lyrique", parce que les paroles de certaines chansons ont une signification A pour leur auteur et une signification B pour le reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est il que malgré les perles que nous pondent certains groupes, on bouffera toujours de la Star Ac', de la variété française et du RnB ou du rock que même c'est pas le groupe ou le chanteur qui a écrit sa musique, mais un autre mec dont on entendra jamais parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, donc, pour débarquer sur le marché français du disque, les artistes n'ont plus que quelques solutions. La première, c'est de passer par une émission à la con, la deuxième, d'être le fils d'une star ou d'un producteur, la troisième, de se faire connaître par ses propres moyens : internet ou IRL, "in real life".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pensera bien sûr à remercier My Major Company, qui permet de lancer des artistes inconnus (même si Grégoire a pondu du nian nian), mais on évoquera également My Space Music, qui reste la meilleure façon de dénicher du bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, si vous voulez dénicher du bon, allez sur myspace. Si vous voulez dénicher du moins bon, voilà le mien : www.myspace.com/universparallele.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci n'était pas un message publicitaire caché.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-3923675193224993293?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/3923675193224993293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=3923675193224993293&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3923675193224993293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3923675193224993293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2008/10/rflexions-vaines-et-inutiles-3.html' title='Réflexions vaines et inutiles #3'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-2004087335969360965</id><published>2008-10-24T21:41:00.003+02:00</published><updated>2008-10-24T21:52:56.552+02:00</updated><title type='text'>Dépressions vaines et inutiles #1</title><content type='html'>Moi, je me demande comment commencer un texte dans lequel je veux dire que je m'ennuie. Parce qu'en plus, c'est pas franchement drôle de parler d'ennui, on se fait chier assez rapidement.&lt;br /&gt;Ou alors, je peux écrire un poème spirituel/politique/lyrique, ce genre de truc, mais un poème ça reste personnel, et en plus je suis pas chaud pour un poème. Et puis "poème" ça me fait penser à "poêle", donc à "poil", et du coup ça a une symbolique dégueulasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rends compte, je cite, qu'il est "plus facile de se prostituer que de trouver du travail" (ouais, c'est cité de moi, je sais, c'est super stylé, merci, ouais, youpi, ah ah), qu'il est plus facile de trouver du travail que de rencontrer des gens intéressants, qu'il est plus facile de rencontrer des gens intéressants que de s'amuser dans la vie, et qu'il est plus facile de s'amuser dans la vie qu'être heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rends compte que je suis une grosse flemme. Je me rends compte d'autres trucs dont je ne parlerai pas ici, comme ça je reste mystérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, en fait ça va pas en ce moment, quoi. Je sais, ça en dit pas long, mais en même temps, j'ai toujours insisté sur le fait que ce blog était personnel (d'ailleurs il n'est lu que par deux personnes, coucou les filles). Mais en même temps, s'il est personnel, ça ne sert à rien qu'il soit sur internet. Ca veut dire que je m'adresse quand même à du public, puisqu'en plus je soigne mon style. Donc ça veut dire que je devrais développer. Développons, ce qui permettra peut-être à quelques uns de porter un regard objectif sur leurs problèmes à eux et d'en trouver les solutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. ennui, lassitude, symptômes avérés et reconnus de la déprime dite passagère : s'occuper.&lt;br /&gt;2. difficulté à rencontrer du monde : faut que je prenne plus de douche, que je m'habille chez Jules, que j'aille en boîte, et que je sois gentil.&lt;br /&gt;3. manque d'objectif : faut que je trouve un objectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, voilà.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-2004087335969360965?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/2004087335969360965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=2004087335969360965&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2004087335969360965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/2004087335969360965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2008/10/moi-je-me-demande-comment-commencer-un.html' title='Dépressions vaines et inutiles #1'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-9100522944568957508</id><published>2008-10-12T14:24:00.005+02:00</published><updated>2008-10-12T14:39:31.681+02:00</updated><title type='text'>Réflexions vaines et inutiles #2</title><content type='html'>Moi, j'aime bien la bédé. J'aime bien Lewis Trondheim, aussi. Enfin, j'aime pas mal ce qui se fait sur le net, que ce soit des planches à la va-vite ou des quotidiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, moi je sais pas dessiner. Alors c'est vrai qu'avec les mots, on peut raconter pas mal de choses, mais ça vaudra jamais une bonne case de bédé. Du moins, dans l'idée que j'ai de raconter des histoires inutiles grâce au dessin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais apprendre à dessiner, mais je n'y arriverai pas. D'ailleurs, ce sont toujours les droitiers qui dessinent le mieux. Les gauchers sont plus branchés musique, écriture, sport, ou rien du tout.&lt;br /&gt;Alors, je pourrais devenir droitier, mais j'y arriverai pas. Parce qu'en fait, si j'avais voulu le devenir, j'aurais dû m'y mettre dès le début, et puis de toute façon les droitiers ne savent que dessiner ou être prof. Y a que les profs de sport qui sont gauchers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est vrai qu'être prof de sport ça peut être sympa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... mais qu'est-ce que je raconte, moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin bref, je suis totalement bloqué. Soit je me mets à vendre mon corps et je me paie des cours de bédé avec les gains, mais il faut aussi que je prenne des cours de chant, et puis j'ai la fac', et la bouffe, le papier toilette et la bière à payer. Vendre mon corps, ça me rapporterait pas assez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou alors, je pourrais devenir ami avec une vieille, la tuer dans son sommeil, et empocher le legs qu'elle m'aurait donné par le biais de son testament. Ouais, mais nan, ça prendrait trop de temps, surtout qu'une vieille c'est long à comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, est-ce que j'ai besoin d'argent ? Je peux aussi me débarasser de tous les problèmes typiquement humain, faire corps avec la nature et mourir d'une grippe.&lt;br /&gt;Ouais, mais mourir d'une grippe, c'est la honte quand même. Donc ça, c'est pas possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis merde, je sais même pas ce qui est possible. C'est possible de vous emprunter ceci, c'est possible d'utiliser vos toilettes, c'est possible, GNA, GNA, GNAA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, j'ai une idée. Je me prostitue, comme ça je me fais repérer par un producteur de film porno ; j'en réalise la musique tout en jouant dedans, je tombe sur une actrice qui sait dessiner et qui m'apprend, puis je fais fantasmer les vieilles quand le film passe à la télé, du coup y en a une qui me file son legs (et son corps, échange de bon procédés même s'ils sont vieux), ensuite je joue un prof de sport dans un film indépendant super stylé genre "Entre les Murs", le truc trop contemporain que personne ira voir, mais que les gens qui l'auront vu ils se diront "je suis trop culturé d'être allé voir ce truc, même si j'ai rien compris" et même qu'après ils demanderont à tous leurs amis "tu l'as vu ce film ? Nan ? Ah, ben tu rates un truc, t'es pas très culturé toi !", tu vois, quoi, enfin voilà, et puis après je m'enfuis sur une île déserte pour finir mes jours, en ayant bien pris soin de devenir droitier et d'emporter assez de provisions pour ne pas avoir à manger des fruits pourris qui filent la grippe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... ben voilà, c'était pas compliqué.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-9100522944568957508?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/9100522944568957508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=9100522944568957508&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/9100522944568957508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/9100522944568957508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2008/10/rflexions-vaines-et-inutiles-2.html' title='Réflexions vaines et inutiles #2'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-3090949363686331002</id><published>2008-10-11T18:15:00.004+02:00</published><updated>2008-10-11T18:39:20.797+02:00</updated><title type='text'>Réflexions vaines et inutiles #1</title><content type='html'>Quand on me dit que la cigarette tue lentement, je réponds qu'il vaut mieux vivre intensément et mourir jeune plutôt que se tuer à ne rien faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'un des nouveaux faits de société, de ceux qui animent les foules, bla bla. Après les séropositifs, les homosexuels, les noirs, les athées, voilà le tour des fumeurs. Quel vice ! Si je demande à l'Etat son avis sur la question, il me répondra que Marianne ne fume pas, que fumer tue, que le tabagisme passif, que ceci, que cela, et qu'il faut éradiquer les fumeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau délire en date de nos politiques va encore plus loin... en juin 2008, et de façon très discrète, une proposition de loi a interdit la cigarette dans une voiture, en présence d'un mineur de moins de seize ans (1). Alors, faut qu'on m'explique : la cigarette pollue, mais pas la voiture ? Le nuage de pollution qui flotte au-dessus de Paris est un paradis pour nos poumons ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maaais non, les mineurs de moins de seize ans ne DOIVENT pas fumer... d'ailleurs, ils ne devraient pas sortir le soir, se coucher après 22h, manger gras/sucré/salé/tout court, avoir des relations sexuelles, rire, parler, réfléchir.&lt;br /&gt;M'enfin, après 16 ans, ça va, la fumée n'est plus un danger. En fait, non, l'adolescent a le choix ! Il peut ainsi décider de monter ou non avec un fumeur, ou encore décider de vivre dans une bulle stérile tout au long de sa vie, de ne pas sortir de chez lui, et de ne pas regarder TF1, et puis aussi de ne pas téléphoner, parce que téléphoner tue, et puis en fait, tout tue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On observe, depuis plusieurs années la naissance d'un nouveau concept : le capital santé. Vivre sainement, vivre mieux, vivre vieux, se lever à 7h pour se coucher après le nanard de 21h, respecter ses voisins et boycotter le MacDo. Par contre, un verre de rouge deux fois par jour, c'est bon pour le corps.&lt;br /&gt;Quant à l'Etat, il surveille gentiment et naïvement ce peuple docile et travailleur. Tuez-vous à la tâche, le travail, c'est la santé, ce genre de truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un monde de vieux, voilà ce qu'il nous faut. Mais des vieux non-fumeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(1) http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0986.asp&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-3090949363686331002?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/3090949363686331002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=3090949363686331002&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3090949363686331002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3090949363686331002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2008/10/rflexions-vaines-et-inutiles-1.html' title='Réflexions vaines et inutiles #1'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-1399452637813408839</id><published>2008-09-13T16:02:00.002+02:00</published><updated>2008-09-13T16:15:14.941+02:00</updated><title type='text'>Le bon, la brute et le truand</title><content type='html'>On me reproche beaucoup de choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me reproche d'être égoïste, narcissique, égocentrique, d'être un flemmard de première, de ne pas mettre de lait dans mes céréales ; on me reproche de ne pas assez écouter, de ne pas assez parler, on me reproche de ne pas tout le temps être là, de ne pas avoir d'assez bonnes notes, on me reproche de travailler, de ne pas travailler, on me reproche beaucoup de choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que voulez-vous, hé ! le monde n'est pas parfait. Il y aura toujours des gens "biens" et des gens "mauvais". Il y aura toujours des gens comme vous et des gens comme nous, les gentils et les méchants, les purs et les pourris.&lt;br /&gt;Et on a beau être compréhensible et prêt à évoluer, rien n'y fait : on conserve toujours ses gênes de mauvais. On passe toujours pour le méchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je suis peut-être méchant. Il le faut, non ? Soyez gentils de votre côté, altruiste and co, si ça vous plaît. Voyez votre vie comme un idéal à atteindre, considérez le reste du monde comme un troupeau à instruire. Ou encore mieux : voyez les autres comme des mentors, cherchez la connaissance, cherchez des amis, des bons moments, du rire et de la joie, inscrivez-vous au Club Med et apprenez les paroles du prochain tube de l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, faites ce que vous voulez. Vraiment tout. Mais ne venez pas me reprocher d'être ce que je suis. Ne venez pas me reprocher de vivre pour moi, et de ne rien attendre de vous. Ne venez pas me reprocher d'afficher mes défauts, là où vous les cachez par hypocrisie. Ne venez pas me frapper par derrière. Démerdez-vous, je ferai de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Alors, oui, c'est sûr, on a tous besoin d'aide ; mais chacun différemment. Certains la demandent en permanence, plongés dans une vie en melting-pot. D'autres n'en ont que rarement besoin.&lt;br /&gt;Ce n'est pas une question de fierté. Au contraire. Les gens naissent et grandissent, se forgent et évoluent. Ne pas vouloir reçevoir d'aide est le meilleur moyen de dire "laissez-moi me débrouiller, je ne veux pas vous embêter avec mes emmerdes, je vous appelle si je me plante".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est impossible pour quiconque d'affirmer vivre parfaitement. Tout le monde a le même nombre de qualités et de défauts. On les voit juste plus ou moins. Ca s'appelle généralement "l'art de l'hypocrisie" ou encore "l'art de la manipulation".&lt;br /&gt;Pour savoir si vous êtes dans l'une ou l'autre de ces catégories, réfléchissez juste un petit peu : vous arrive-t-il de vous dire "ah, je suis trop fort, je dupe le monde entier !" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est très facile de critiquer les gens qui sont vrais. Très facile de couler tout ce qui passe en se prenant soi-même pour le sous-marin. Très facile de s'afficher en effaçant les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites ce qu'il vous plaît. Mais sachez juste que s'acharner à manipuler le monde est le meilleur moyen de ne plus le voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci n'était pas un coup de gueule, ni une attaque visant quelqu'un en particulier ; je mets mes pensées sur papier pour en rire dans quelques années. Que vous ayez lu ce texte ou pas, je m'en fous un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M'enfin, bon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-1399452637813408839?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/1399452637813408839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=1399452637813408839&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1399452637813408839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/1399452637813408839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2008/09/le-bon-la-brute-et-le-truand.html' title='Le bon, la brute et le truand'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-8189807494765927872</id><published>2008-09-13T03:16:00.004+02:00</published><updated>2008-10-25T13:35:40.524+02:00</updated><title type='text'>Le Chat Noir (futur prix Goncourt - Renaudot - Peugeodot)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SMsZeKDPxUI/AAAAAAAAALQ/9pt08--GEZw/s1600-h/Sans+titre.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SMsZeKDPxUI/AAAAAAAAALQ/9pt08--GEZw/s400/Sans+titre.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245314196887815490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;*********************&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La vie n'est faite de rien. Que de néant et d'illusions. Les passants qui s'acharnent sur les trottoirs ne sont que des ombres en mouvance. Comme un trop-plein de lumière ; une lumière aveuglante, une croyance inutile et des peurs devenues espoir.&lt;br /&gt;L'homme est la seule espèce à ne pas en avoir conscience. Caché derrière ses livres, il étudie la pluralité des espèces, la pollution, le savoir-vivre et la torture. Il ne voit pas ce qui se passe, il ne lève pas la tête pour lire la reliure. Tous ses bouquins sont marqués d'une croix noire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"J'avoue m'être levé ce matin d'humeur massacrante. Quand j'ai ouvert les yeux, je n'ai vu que les murs blancs de ma chambre, rendus gris par l'obscurité. Une faible lumière perçait à travers la petite vitre entrouverte. Le genre de petite vitre derrière laquelle, la nuit, se cache toujours un monstre à tête de cul, ou une vieille aux dents jaunis. Sans la pomme, parce que Blanche-Neige n'habite plus ici.&lt;br /&gt;Bref ; forcé de me lever, j'enfile quelques fringues et descends au rez-de-chaussée. Bon, si je te fais chier tu me le dis, ok ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hm hm.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nan, parce que si c'est pour que tu me fasses la gueule après, c'est pas la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, nan, c'est bon, vas-y, j'écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon. Ok. Donc, je descends... t'écoute, hein ! donc, je descends, et là je tombe sur mon chat, qui dort au milieu du couloir. Je sais pas ce qu'il foutait là, mais il m'a encore plus foutu le cafard. Il me regardait avec ses deux yeux à la con, un truc du genre "bonne journée, je dors jusqu'à ce soir. Ron ron."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vois le truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Me coupe pas s'il te plaît, c'est déjà assez soûlant comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je te coupe pas, je te dis que je suis d'accord bordel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca sert à rien de me parler comme ça, et puis si c'est pour taper une gueulante, c'est pas la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est jamais la peine avec toi ! Prends la peine de te la donner, la peine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ... de quoi tu parles ? Arrête de jouer avec les mots, te cache pas derrière tes trucs de prof de français, là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, t'es juste trop con pour comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comprendre quoi ? Que t'es lourd avec tes conneries ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mes conneries, c'est les miennes, je fais ce que je veux avec. Et si tu me trouves lourd, t'as qu'à te foutre assez loin de moi pour pas participer à mes conneries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il s'en va, et personne ne sait pourquoi. L'homme fuit, abandonne ; trépasse. Pauvre homme, pauvre petit homme perdu dans la brume infinie de l'inconscient et de l'irrationnel, plongé au coeur d'une spirale de mensonges et de vice, pauvre petit homme, pauvre, pauvre, pauvre encore petit homme ! ô, toi qui suivais les étoiles, caressais les moutons et jouais avec les dauphins ! tu erres dans les couloirs sombre de l'errance, tu crois en les peintures de la croyance, et tu marches dans les traces de la marchance ! ...&lt;br /&gt;... qu'est-ce que je commences à déconner moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, bref, la morale de cette histoire, c'est qu'un chat ne doit jamais dormir au milieu d'un couloir. Bonne nuit les enfants !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-8189807494765927872?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/8189807494765927872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=8189807494765927872&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/8189807494765927872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/8189807494765927872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2008/09/le-chat-noir-futur-prix-goncourt.html' title='Le Chat Noir (futur prix Goncourt - Renaudot - Peugeodot)'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SMsZeKDPxUI/AAAAAAAAALQ/9pt08--GEZw/s72-c/Sans+titre.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5634916255956326826</id><published>2008-05-22T22:13:00.005+02:00</published><updated>2008-05-22T22:33:56.649+02:00</updated><title type='text'>It's electrifying !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SDXYIREAkYI/AAAAAAAAAIs/b5qA7IFj64A/s1600-h/P9150608.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 358px; height: 268px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SDXYIREAkYI/AAAAAAAAAIs/b5qA7IFj64A/s320/P9150608.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203302581027246466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Hé, salut les copains !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai une révélation un peu bête à vous faire ; vous savez, le genre de truc qu'on avoue que bourré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, là, deux secondes, j'écrase un moustique et je reviens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, bon, oui, ah c'est vrai... ben... j'apprécie énormément Travolta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, bon, c'est nul, m'enfin moi je le trouve vachement charismatique ce mec. Un p'tit air de moi sur les bords.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour ceux qui l'auront deviné, tout ça n'était qu'une introduction. Ben ouais, je préfère ça à un "bonjour" ou à un "lol slt !".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, ça va, vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, cool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop, et là vous vous dites que j'ai rien à dire... sauf que non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous dites que je vais vous pondre un truc trop métaphysique sur la life, ben non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je suis juste là pour prendre de vos nouvelles. Hé, je suis altruiste : je suis dans la merde, vous passez me voir ! ben soyez dans la merde, et je viens voir si tout va bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pis sinon, quelques news pas très importantes : un déménagement à Lille en septembre, un permis vers juin/juillet, une grosse bite et un sens de l'humour en pleine décadence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc je m'amuse bien. Vous remarquerez que la chronique "Concerts" a disparu... pas que j'aie arrêté de bouger, c'est juste que je manque de temps en ce moment. Oui, je le dis à chaque fois, mais à chaque fois j'en ai plus sur le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les p'tites merdes quotidiennes qu'on connaît tous ("signe tes papiers, "appelle ta banque", "envoie tes notes de frais", "range ta chambre"), les exams de S2 ratés (youhou !), un mois de juillet qui s'annonce taffant au possible (zzz...), je suis un peu mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça va, hein, je m'éclate bien. Heineken, Poliakov et Jean-Mouloud sont des bons potes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ils ne valent pas deux famille, la première composée d'un père têtu, d'une mère qui rit de poissons, d'une soeur qui parle que de cul, d'un beauf' bassiste assidu et d'une soeur qui grandit bien ; et la deuxième composée de Buddy Pine le drogué et de Ma mie la gothique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ils ne valent rien, puisque toutes ces emmerdes font exprès de se mettre sur ma route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles tombent du plafond et s'écrasent comme des flans qu'on retournerait en enlevant la bande d'alu du fond, essaie désespérement de me bloquer, mais elles comprennent pas qu'on n'arrête pas un type comme moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas un type qui a des gens derrière lui et des rêves plein la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas un type qui peut parler, écrire, lire et vivre sans contraintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si c'était nous qui faisions tomber les flans du plafond ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5634916255956326826?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5634916255956326826/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5634916255956326826&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5634916255956326826'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5634916255956326826'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2008/05/its-electrifying.html' title='It&apos;s electrifying !'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/SDXYIREAkYI/AAAAAAAAAIs/b5qA7IFj64A/s72-c/P9150608.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-3964500448345605492</id><published>2007-11-29T23:46:00.000+01:00</published><updated>2007-11-30T00:03:36.804+01:00</updated><title type='text'>Fake Plastic Loves</title><content type='html'>C'est bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, c'est zarbe. L'inspiration, elle vient, elle passe, elle se lève, elle se couche, comme le soleil, le ciel, les oiseaux, et ta mère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a des jours où ça déborde, y a des jours où ça brûle, y a des jours où c'est sec et mort. &lt;br /&gt;Souvent, c'est plein de tristesse, et ça pleure. Aujourd'hui, c'est lumineux, ignorant, niais, idiot, mais ça rit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'inspiration, elle vient, elle part, mais au moins, quand elle est là, elle me fait vivre. Chelou sa mère la tepu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un p'tit coup de batterie, quelques souvenirs, et je suis parti loin, loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un p'tit bar, un café, quelques rêves, et je ne suis plus là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a des jours où ça va pas, mais y a des jours où ça va. Et c'est là que j'ai besoin d'un appareil photo pour garder le souvenir d'un coeur heureux, une photo que je pourrai regarder quand il m'aura lâché. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis je prendrai ma guitare, come on, dance around, jouant un peu, from me to you, pour mettre quelques notes sur cette photo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'a dit un jour : "don't worry, life is easy". On me le répète souvent. Have you ever fly ? Let me teach you I do. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez, les copains, j'adore quand un texte devient niais au possible. Mais j'adore être inspiré, même si c'est pour vous raconter des cracks. Rien à foutre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute manière, un jour, le ciel, là, vous le voyez ? ouais, ben ce ciel, ces étoiles, tout ça, tout ce que vous, tout ce que vous regardez avec vos yeux vides, moi je l'atteindrai, j'irai là haut, où bien le là-haut viendra à moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherche pas à être sauvé, vous y arriverez pas. Je cherche juste à être inspiré, encore un peu. Inspiré pour dresser la mélodie qui me servira d'échelle, et je grimperai jusqu'à la lune, pas celle que vous pensez, mais celle dont parle l'autre, là. Ouaip.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, je kiffe les Bisounours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-3964500448345605492?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/3964500448345605492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=3964500448345605492&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3964500448345605492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3964500448345605492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2007/11/fake-plastic-loves.html' title='Fake Plastic Loves'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-3793464317651712863</id><published>2007-11-23T23:31:00.000+01:00</published><updated>2007-11-23T23:40:27.861+01:00</updated><title type='text'>Everybody's gotta learn sometime</title><content type='html'>Wesh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rends compte que ça fait longtemps que je vous ai plus parlé de ma vie formidable et ô combien intéressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ben, j'ai eu mon bac. Ouais, en passant sous le bureau, évidemment, mais c'est coule quand même. Tout en décrochant une p'tite mention AB, j'ai été embauché à Nord Eclair comme correspondant. Mot d'ordre : trouvons les chiens écrasés. Le taf reste quand même super enrichissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de ça, je mange des chips. Ah, ben tiens, non, je suis rentré en fac. Lille 3, Lettres Modernes, option suçage de boules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-bas, j'ai rencontré des joyeux drilles un peu cinglés avec qui on billarde (ndla : faire des billards) durant le blocus en buvant des cafés en jouant aux mots fléchés en jouant à action ou vérité en se tapant la honte. Lourd programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout quand ces joyeux drilles sont en réalité une pouffiasse excentrique dégénérée droguée à "Guerre &amp;amp; Paix", une gothique serveuse délurée qui aime crier "amain" (ce qu'on n'a toujours pas compris, m'enfin), un chevelu qui danse à pieds nus et qui ressemble foutrement à Paul Léger des Fatals Picards, et un autre fumeur de trucs illicites qui est bizarre uniquement quand il est net.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce beau monde est donc bloqué, et ça, c'est explosif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... euh, ouais, "explosif", ça veut rien dire de précis, juste pour le placer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahem. Vala. La prochaine fois, je vous raconte comment j'ai capturé mon premier chips. En attendant, go to the dodo (ils m'ont surnommé "le premier de classe", donc je vais me coucher avant 23h, na).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-3793464317651712863?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/3793464317651712863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=3793464317651712863&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3793464317651712863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/3793464317651712863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2007/11/everybodys-gotta-learn-sometime.html' title='Everybody&apos;s gotta learn sometime'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5576691491353901494</id><published>2007-11-20T16:00:00.000+01:00</published><updated>2007-11-20T16:05:32.684+01:00</updated><title type='text'>Suite et fin...</title><content type='html'>... de cet Univers Parallèle. N'hésitez pas à donner des avis (merci aux quelques commentaires sympa, m'enfin vous avez le droit de dire que c'est rien que du nul, hein).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;********************************************&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;u&gt;3. X + Y = Z&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Le lendemain, Gaël, épuisé, atteint une petite bourgade du nom de Asnières sur Seine. Ville dont il ne connaissait ni le nom, ni la position géographique. Il se demanda ce qu’était la Seine, puis pénétra dans un petit bistrot appelé « Aux Canards du Nord ». Il demanda au patron où il se trouvait. Ce dernier, après s’être demandé si ce jeune homme aux vêtements boueux et à la peau sale ne s’était pas évadé d’un quelconque asile, lui appris qu’il se trouvait à quelques kilomètres de Paris, et que la Leffe était à 2€. Gaël en ingurgita trois, et sortit du bar à 11h23. Sa tête lui tournait, et il sentait qu’il n’avait pas bu d’alcool depuis longtemps. Il se mit à errer dans les rues, à l’image d’un être mi-mort, mi-vivant, qui vagabonde sans but. Puis il trouva la force de rejoindre un arrêt de métro que lui avait indiqué une vieille dame, et de se diriger vers Paris, ville qu’on appelait la « capitale », mais qui lui était inconnue. Il se demanda s’il se trouvait bien dans son pays natal, lorsque, se rappelant du bottin consulté dans le bistrot, il se rendit compte qu’il était arrivé à destination. Il descendit à l’arrêt Cardinal Lemoine de la ligne 10, remonta à la surface, erra quelques temps, puis tomba sur une rue qui portait le nom d’Univers. Il sortit un petit papier de sa poche, sur lequel une écriture nerveuse griffonnait  « 50, rue de l’Univers ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il s’y engagea.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;22, 24, 26…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le soleil était lourd.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;28, 30, 32…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et d’ailleurs ses pensées se mélangeaient.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;34, 36, 38…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comme une vague impression de déjà-vu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;40, 42, 44…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comme le souvenir lointain d’une douleur conservée secrète durant de longues années.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;46…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaël avait du mal à respirer, et sa vue se troublait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;48…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On y était. 50.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Une petite devanture s’offrait à Gaël, une devanture simple, totalement peinte en vert foncé, dont la peinture s’écaillait. Une façade en bois, usée par le temps, aux vitres ternies protégée par un lourd rideau de fer. Une libraire. Sa libraire. L’Univers Parallèle. Gaël, tremblant comme le serait l’amoureux lors de son premier rendez-vous, jeta une main dans sa poche. Il en ressortit une paire de clés énormes. Il en introduisit une dans la serrure du rideau de fer, puis une deuxième, puis enfin une troisième qui, dans une rotation, émit un lourd déclic. Le rideau de fer se souleva à 12h34, et la porte s’ouvrit à 12h35. Elle se referma quelques secondes plus tard. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    La librairie était restée très ordonnée, et renvoyait l’apparence d’une vieille maison qui, restée inhabitée depuis des années, a conservé une partie de la magie qui la rendait si belle auparavant. Sa librairie avait pris de l’âge, mais les trois étagères – une à gauche de l’entrée, l’autre à droite, la troisième en face – portaient fièrement les centaines d’ouvrages, les centaines de reliures, les milliers de pages, les millions de mots, les milliards de caractères qu’elles contenaient. Le jeune homme était comme l’un de ces explorateurs qui, découvrant une terre vierge, ne peut s’empêcher d’être fier de fouler le premier – et peut-être le seul – un pays si beau. Comme un coucher de soleil qui ne semble s’offrir qu’à nous, rien qu’à nous. Tous ces moments magiques de la vie qui nous permettent de nous élever, de contempler l’humanité toute entière et de lui sourire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaël s’avança doucement, essuyant difficilement ses mains moites sur son jean. De sa légère barbe, qu’il avait laissé poussé, coulaient quelques gouttes de sueur. Il s’approcha d’un vieux lecteur cassette, qui semblait avoir été posé là volontairement, et rembobina ce qu’il contenait. Le mécanisme accrocha quelque chose, s’arrêta, puis se mit en route, sifflement grandissant qui emplit l’air et rappelle le coût élevé du silence. Pendant ce temps, le musicien parcourut les quelques livres posés sur le bureau, en face de l’entrée. L’un d’entre eux attira particulièrement son attention. Sur la couverture était simplement écrit, en lettres capitales blanche « FAURE ». Juste au-dessous, en minuscules italiques s’étalait : « sa vie, son œuvre ». Gaël l’ouvrit à la page marquée d’un ticket de la RATP, et défaillit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au même moment, la cassette termina sa folle course, et dans un autre déclic, le bouton de lecture s’enclencha, libérant quelques notes de piano, mélancoliques, lourdes, tristes. La Pavane de Fauré. C’est alors que Gaël comprit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Il se souvint de ce SDF qu’il avait croisé dans son rêve, cette rencontre que Anne lui avait décrite. Car cet homme, c’était Marc. Il l’avait alpagué, lui disant qu’il le connaissait, et le clochard s’était retourné. Ca n’était pas Marc, non, ça n’était pas lui. Il s’appelait Jean. Jean Potier, et avait été pendant longtemps professeur de français au lycée Louis-le Grand, à Paris. Gaël l’avait pendant longtemps vénéré comme un jeune apprenti idolâtre son mentor. Et M. Potier le lui rendait bien, car il avait su remplacer le père que le jeune homme n’avait jamais eu. Gaël ne s’appelait pas Gaël, il s’appelait Philippe. Il se souvint de sa jeunesse solitaire, durant laquelle sa mère, Anne, lui avait transmis un intérêt sans bornes pour les livres et la musique classique. Il avait voulu devenir, à l’âge de 14 ans, musicien, mais sans succès. Ce qu’il aimait et chérissait ne voulait pas de lui, et seuls les livres l’acceptèrent en leur sein. Il se souvint de ses études d’histoire, de sa licence acquise de justesse, de ses longues questions sur le sens de la vie, ces longues heures de tristesse, jusqu’à ce qu’il rencontre Louise, à l’âge de 30 ans, au détour d’un bar, le Marc de Café. Il se souvenait comme au premier jour de ce petit bout de femme, étudiante en communication, affublée d’un pull de laine rouge, hideux, et pourtant si magnifiquement mis en valeur par ses cheveux blonds, si doux, si parfumés, si beaux… il se souvenait de leurs regards, alors qu’ils ne se connaissaient pas, et de leurs rendez-vous pris inconsciemment. Chaque fois qu’il venait boire son café, il la croisait, femme grande et belle au milieu de la grisaille, et chaque fois qu’elle venait passer un peu de temps avec ses amies, elle le croisait, homme solitaire et perdu dans le noir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Puis il lui avait parlé, et elle lui avait répondu, et ils ne s’étaient plus quittés. Le Marc de Café était devenu le nid de leur amour, là où, même lorsqu’ils emménagèrent ensemble, il revinrent sans cesse, tous les jours, pour se rappeler des quelques moments de rêve qui les avaient saisi, là, au milieu d’une foule insensible, comme un coucher de soleil qui semble offrir à un monde avare et cupide une pause dans le temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les années avaient passées, et Philippe aimait Louise comme au premier jour. Mais comme tous les couples, le leur battit de l’aile. Philippe se souvint de cette dispute, le soir du 12 août 1998. Elle avait espéré qu’ils partiraient quelques jours en voyage, juste comme ça, ensemble, comme au premier jour… et Philippe, l’écrivain, le passionné, avait refusé, prétextant que sa librairie ne pouvait être fermée du jour au lendemain. Il n’osait pas lui avouer que, l’après-midi même, en lisant un livre que sa mère lui avait offert lorsqu’il était jeune, « Fauré », portant sur la vie du musicien du même nom, il avait reçu un coup de fil d’un agent immobilier, qui lui annonçait que sa location arrivait à terme, et que sa librairie devrait fermer, à moins d’être déplacée ailleurs, ce que Philippe ne pouvait se permettre. Il se souvenait avoir raccroché après avoir haussé le ton, jeté un regard au livre dont il portait le nom, en se disant que sa vie n’égalerait jamais celle d’un grand homme tel que Fauré. Puis il était sorti, rentré chez lui, et ressorti moins d’une heure après, suite à une incartade avec sa femme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il se souvenait avoir voulu se faire pardonner, s’être arrêté à un distributeur où son compte était vide, inquiété par un étrange pressentiment. Puis il se souvenait de cet homme, petit, rasé, dangereux. Cet homme qu’il avait cru heurter en sortant de l’Univers Parallèle, ce cadre aigri et amer. Mais M. Dupont n’était pas cadre, et ne s’appelait pas Dupont. On le surnommait « Œil de verre », car dans le milieu de la drogue, les gros dealers avaient la réputation de repérer de la came de qualité à l’œil, sans même la goûter. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cet homme qui, aidé de son complice, l’avait poignardé, brisé, tué, n’était pas M. Dupont. Ce n’était pas M. Dupont. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La lumière illuminait la librairie, comme si la vérité s’était introduite dans un sanctuaire dont le nom avait trop longtemps été synonyme de mensonge. L’Univers Parallèle. Car Philippe s’était menti à lui-même. Il se souvint de ses dernières pensées, se souhaitant une meilleure vie que celle qu’il avait pu mener, sans même regretter sa femme, ses passions, ou son futur. Il se souvenait d’un imbroglio de scènes sans queue ni tête, durant lesquelles il marchait, courait, rajeunissait, saisissait une baguette de chef d’orchestre venue de sa passion pour la musique, fumait une clope qu’il piquait à sa mère. Tout concordait. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaël n’avait été qu’une invention de Philippe. Gaël était Philippe, et Philippe avait créé Gaël, représentation parfaite de ce qu’il aurait souhaité être. Les rêves sont souvent l’expression du subconscient, la haute température qui ramène à la surface de l’eau les bulles d’air profondément enfouies, remplis de regrets, de souhaits, et de vie. Gaël avait émané d’une de ces bulles, et Philippe s’était immiscé dans ce corps jeune, à l’esprit et au caractère contraire au sien, à la volonté et au talent décuplés ; la perfection comme il la voyait. Et il s’était créé un monde à partir de sa vraie vie, comme si le Y était la réalité et le X le rêve ; comme si la fusion des deux donnait un Z qui englobait tout, qui avait des allures de Léviathan, terrible monstre devenu incontrôlable, et né des peurs les plus grandes. Tout concordait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ni souvenirs de ses parents, ni souvenirs de son passé, ni repères spatiaux précis. Seul l’heure apparaissait dans la vie de Gaël. Probablement parce qu’elle avait été l’un des éléments marquant de ses derniers instants. Minuit moins 10. Ce coup d’œil sur le temps, cette peur de ne jamais rentrer, avait été l’élément clé de sa vie X, car elle avait fait de Gaël un être réglé comme du papier à musique, involontairement lié à la ponctualité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sa passion pour la musique classique lui avait donné son rang, sa passion, la place qu’il avait toujours rêvé d’avoir ; enfin, il était prodige, reconnu de tous, aimé pour ce qu’il faisait, et doué. Fauré, son nom, avait été la base de son morceau préféré, car lié à lui inconsciemment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Univers Parallèle, le bar de Marc, n’était que le refuge illusoire que représentaient en réalité sa librairie, car là seul il se sentait au sécurité, au milieu de livres qui ne parlent ni ne meurent. Marc, figure protectrice, tenait son nom du Marc de Café, car c’était le lien logique entre un pub et les souvenirs amoureux qui lui étaient associés. L’homme en lui-même tenait son caractère et son profil de Jean Potier, ancien professeur aujourd’hui mort de froid, qui, il y a 9 ans, avait renoué pendant quelques heures avec Philippe, son fils spirituel. Et il lui avait tout avoué, poussé par les larmes, et la vie dure qu’il menait. Sa femme l’avait quitté pour un autre, ses enfants étaient partis au cœur de pays aux noms imprononçables, et sa maison avait brûlé un soir de Noël. Il s’était retrouvé très vite sans argent, forcé de vivre sur des revenus qui s’amenuisaient de jour en jour. Maintenant, il dormait dans la rue, et s’excusait de ses grossières manières, lui qui, 10 ans auparavant, apprenait encore aux élèves la lecture, et incitait à se plonger dans les mondes magnifiques que contiennent les romans. Il avait donné à Marc sa force physique, son caractère forgé au fil des coups durs, et l’agression du gérant de l’Univers Parallèle était née de l’horrible destin de Jean Potier, jeté à la porte. Tout concordait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La grosse femme et son caniche n’étaient autre que l’infirmière et le docteur Albert, l’une exerçant sur l’autre une autorité indémontable. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les rêves que le quadragénaire avait fait toutes les nuits dans son rêve étaient des retours à la surface, de ces petites bulles qui remontent doucement vers la réalité, et font entendre, lorsqu’elles éclatent, les mots des personnes qui veillent, au chevet du malade. « Ta librairie va bien, j’y suis passée hier. Je pense beaucoup à toi… j’achèterai des fleurs à ta mère, je pense. » Silence. « Il faut que j’y aille. Je t’aime »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ces paroles, entendues dans un rêve, dans le rêve, dans le monde X, n’étaient autrefois que des bribes de langage. Le Gaël inventé avait cru, en dormant, rêver de phrases sans queue ni tête, alors qu’elles avaient bien un sens. Lui n’était juste pas près à le comprendre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Va... hier... pense beaucoup... fleurs... mère..." lui avait murmuré sa femme les premiers jours qui avaient suivis son accident.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;… et puis le rouge, ce rouge, envahissant, partout, naissait à la fois du pull de Louise, de son espace, et du sang qui avait taché le trottoir et coulé dans les yeux de Philippe, le soir de sa mort. Tout concordait. Philippe avait créé Gaël parce qu’un coma de 9 ans ne se résume pas à de vagues bandes noires, parce qu’un homme ne peut attendre des rêves que des choses meilleures, parce que la vie parfaite lui tendait enfin les bras. Mais il s’était réveillé, quittant le X pour le Y, retrouvant l’enfer en délaissant le paradis, la Vérité à l’instar du Bonheur. Maintenant, il savait, et il était bien conscient que plus jamais sa vie ne serait la même, car il vivrait toujours dans ce rêve qui avait duré 9 ans, et contenait 24 années fictives d’illusion. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Philippe ferma les yeux doucement, et, sur les quelques notes de piano délivrées par le lecteur cassette grésillant, au milieu d’un doux rayon de soleil qui projetait son ombre sur le plancher, souleva le bras gauche, cassa le poignet, et ordonna à ses livres, musiciens imaginaires, de faire vivre la musique. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur la table, le livre que Philippe avait fermé il y a neuf ans venait de se rouvrir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;28 septembre 2007&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5576691491353901494?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5576691491353901494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5576691491353901494&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5576691491353901494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5576691491353901494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2007/11/suite-et-fin.html' title='Suite et fin...'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5402431957932928507</id><published>2007-11-05T20:45:00.001+01:00</published><updated>2007-11-05T20:53:47.723+01:00</updated><title type='text'>Avant dernière partie</title><content type='html'>Suite aux nombreuses demandes proches de 1 d'avoir la suite de ma nouvelle, je cède et vous la met en ligne dès ce soir, youpi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si un éditeur passe par-là, ben bonsoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;**************************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;u&gt;2. Univers Parallèle&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;        Gaël ouvrit les yeux. Il tenta de se redresser, mais n'y parvint pas. Son corps semblait ne plus lui appartenir, et seuls ses yeux, les muscles de son visage et ceux de son cou répondaient encore. Il les utilisa pour observer où il se trouvait. Chambre d'hôpital, murs au papier jauni parle temps, instruments médicaux, rythme cardiaque régulier, fenêtre fermée, pénombre légère, draps blancs. Le jeune homme laissa retomber sa tête sur l'oreiller. Où était-il ? Qu'avait-il bien pu arriver ? Il se souvenait parfaitement de l'opéra, de sa queue de pie, du rideau qui s'ouvre sur ces centaines de gens, de Cyril qui lui sourit discrètement, de sa baguette qui se lève, des premières notes qui naissent dans les mains de son ami, de l'orchestre qui semble s'éveiller et offrir au monde son plus beau cadeau... puis plus rien. Trou noir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Sans être méthodique, Gaël savait relier des liens de cause à effet. Il avait probablement eu un malaise, et on l'avait amené ici. Mais pourquoi dans un hôpital ? Etait-ce grave ? Pourquoi ne sentait-il plus son corps ? Et où étaient ses affaires, ses amis ? Il fallait qu'ils sachent qu'il était réveillé. Peut-être que Cyril attendait dans le couloir, ou en compagnie d'un médecin. Le jeune homme cria. Rien. Il recommença. Toujours rien. Il allait ouvrir la bouche une troisième fois lorsqu'il entendit des pas rapides dans le couloir. La porte grinça, s'ouvrit, et une grosse infirmière pénétra dans la pièce. Elle avait de courts cheveux teints en rouge, des yeux verts, et son visage était tartiné de maquillage : fond de teint, far à paupières, rouge à lèvre... tout en elle semblait refléter la luxure et le vice, qui plus est lorsque sa blouse blanche laissait entrevoir son énorme soutien-gorge... rouge également. Gaël la détesta du premier regard, sans raison précise. Jusqu'à ce qu'elle ouvre une bouche énorme en signe de O, fasse de grands yeux étonnés, et ressorte de la pièce en courant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Qu'est-ce que c'était que cet hôpital de malades ? pensa Gaël, avant de se rendre compte du pléonasme. Il tenta encore une fois de se relever, sans succès. Soudain, la porte s'ouvrit de nouveau, et un médecin apparut. Il était plutôt petit, aux cheveux blancs, et paraissait pressé par le temps. La grosse infirmière le suivait. Il s'approcha de Gaël.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Bonjour, je suis le Dr. Acha. Comment vous sentez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Euh... pas trop bien. Je ne sens plus mon corps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- C'est normal, après si longtemps, il n'est pas rare que les muscles soit atrophiés. Mais ne vous inquiétez pas, la rééducation vous permettra de marcher à nouveau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- ...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Vous êtes sûr que vous allez bien ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Pourquoi dites-vous "si longtemps" ? Je suis resté dans les vappes... plusieurs jours ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaël eut l'impression, l'espace d'une seconde, que le visage du Dr. Acha avait pris une mine inquiète. Mais celui-ci reprit calmement :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Pas exactement. M. Fauré."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Noir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Noir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Noir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    " Pas exactement. M. Fauré.". Gaël repensait sans cesse à cette phrase, et à tout ce qui avait suivi. Il avait d'abord été totalement décontenancé, répétant plusieurs fois que son nom à lui, c'était Ramboidt, pas Fauré. Mais le médecin avait insisté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ecoutez, vous avez eu un accident, il est normal que votre mémoire en ait pris un coup. On appelle ça le symptôme post-traumatique. Vous voyez de quoi je parle ? Lorsqu'une personne subit quelque chose de grave, de choquant ou d'humiliant, il arrive que le cerveau choisisse volontairement de ne pas faire remonter les évènements à la surface.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je n'ai rien subi de troublant, Dr. Je suis tombé dans les pommes. Vous croyez que mon cerveau en a quelque chose à foutre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Calmez-vous, s'il vous plaît, vous n'êtes pas en état de vous énerver.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Putain, mais je m'énerve si je veux bordel ! Vous arrivez là avec votre flot de conneries et vous croyez que je vais vous croire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je ne vous demande pas de me croire, reprit le docteur plus posément, je vous demande de m'écouter. Quoique vous pensiez, quoiqu'il se soit passé, votre corps ne réagit plus. Vous allez devoir suivre une rééducation, et ce sans discuter - à moins que vous ne souhaitiez perdre l'usage de vos membres."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaël ne comprenait plus rien. Ce pseudo docteur était en train de le baratiner, mais il s'était trompé de pigeon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Bien sûr. Une rééducation qui reviendra à plusieurs centaines d'euros. Allez trouver d'autres malades à entuber.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je crains que vous ne m'ayez pas compris : vous n'avez pas le choix. Et vos soins seront entièrement pris en charge, ne vous inquiétez pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Que je ne m’inquiète pas ? Vous déconnez ou quoi ? Vous me pondez des conneries, là ! C'est quoi ces histoires ? Cet accident ? Vous le sortez d'où ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le docteur sembla perdre patience, et haussa le ton :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Vous ne vous appelez pas Gaël Ramboidt, mais Philippe Fauré. Vous n'êtes pas musicien, vous êtes, ou plutôt vous étiez, libraire. Vous ne vous êtes pas évanouis, vous avez été poignardé de trois coups de couteau dans la nuit du 12 au 13 août 1998. Suite à cela, vous êtes tombé dans le coma. Vous venez de vous réveiller. Nous sommes le vendredi 15 septembre 2007. Et vous allez suivre une rééducation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Albert, vous n'auriez pas dû lui dire !" le sermonna l'infirmière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le docteur se retourna, laissant traîner son regard et ses yeux ronds sur Gaël, et chuchota quelques mots à l'oreille de la grosse. Puis il se leva, et alla chercher quelque chose dans un tiroir, en face du lit. De dos, il était impossible de savoir ce qu'il faisait. Enfin, après avoir ouvert trois tiroirs, il fit volte-face, saisit un fauteuil posé dans le coin gauche de la pièce, l'amena près de Gaël, et lui tendit un petit miroir rectangulaire, qui reflétait une image bien étrange. C'était un homme d'une quarantaine d'années, aux yeux marrons et aux cheveux noirs, coupés courts. Son nez, plutôt important, semblait plonger entre ses deux lèvres épaisses. Une fine moustache et un début de barbe coulaient sur les joues et le menton.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Vous avez fêté vos 45 ans il y a bientôt un mois. Bon anniversaire."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Gaël semblait comme mort. Son visage était neutre, ses yeux dénués de toute expression, et il était devenu extrêmement pâle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"... 9... ans ?" murmura-t-il doucement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et il s'était évanoui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A son réveil, il faisait nuit. Des dizaines de questions lui trottaient dans la tête, mais aucune n'avait de réponse. Il pesa le pour et le contre : s'il devait chercher des explications, il lui fallait sortir de cet hôpital. Or, cela restait impossible tant que son corps ne réagissait pas. Gaël pris la décision d'accepter la rééducation, aussi longue fût-elle. Il s’endormit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il rêva de son concert, de la Pavane de Fauré, des musiciens qui écoutaient sa baguette comme lui écoutait leur musique… puis tout se troubla, et il se mit à pleuvoir dans l’Opéra. Les murs devinrent brumeux et s’évanouirent. Des nuages sombres prirent leur place, tandis que sous la scène se dessinait un asphalte noir et trempé. Gaël se retrouva devant un distributeur de monnaie qui affichait « en panne ». Un lourd sentiment de malaise s’empara de lui, s’ajoutant à la pluie qui le trempait jusqu’au os. Puis il fit demi-tour, presque machinalement. Un homme arriva sur sa droite, et instinctivement, le musicien courut vers lui. Il le plaqua au sol, lui asséna un énorme coup du droit, saisit un couteau qu’il savait caché dans sa poche, et lui planta dans le cœur. Le sang gicla et vint se mêler à la pluie qui coulait dans le caniveau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Gaël se réveilla en sursaut et en sueur. Il mit quelque temps avant de se rendre compte qu’il se trouvait dans la même chambre d’hôpital qu’hier. Un mince filet de soleil coulait entre les rideaux et venait illuminer les milliers de particules de poussière qui flottaient dans l’air. Le jeune homme secoua la tête pour se remettre les idées en place. Comme la veille, son corps ne réagissait pas. Gaël tenta de bouger sa main gauche, qui pendait sur le côté du lit, sans succès. Etrangement, il se souvenait s’être endormi avec les deux bras posés au-dessus des draps. Pourtant, ce matin, sa position était différente. La seule explication qu’il trouva était qu’il avait réussi à bouger pendant la nuit. Son problème était donc d’ordre psychologique. Il se concentra sur son index gauche, le fixant du regard comme s’il s’apprêtait à le voir s’envoler. Il resta ainsi pendant quelques minutes, sans succès. La porte de sa chambre s’ouvrit alors, et la grosse infirmière pénétra dans la pièce.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Ah, vous êtes réveillé, dit-elle joyeusement, ça tombe bien y a une visite pour vous. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle sortit de la pièce sous le regard incrédule de Gaël. Il le fut encore plus quand une femme magnifique entra dans la chambre. Elle devait avoir environ 40 ans, et possédait de longs cheveux blonds, qui lui tombaient sur le dos en une tresse agrémentée d’un petit ruban rouge. Ses grands yeux étaient de couloir noisette, et un nez fin accompagnait une bouche bien dessinée. Elle n’était ni trop grande, ni trop petite. Parfaite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Bonjour Philippe » murmura-t-elle en s’approchant de son lit. Sa voix tremblait&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Vous devez faire erreur… mon nom à moi c’est Gaël. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La jeune femme se mit à sangloter doucement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Les médecins m’ont tout raconté… tes trous de mémoire, tes souvenirs… mais ne t’inquiète pas, ils vont s’occuper de toi. Bientôt tu te souviendras de tout. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle fit une pause, baissa doucement la tête, s’essuya les yeux, puis reprit, avec une voix faussement plus gaie :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Sinon, j’ai pris soin de ta librairie ; sans toucher à ton bureau, je te rassure. Ca n’a pas été facile, il fallait y passer presque tous les mois ! Mais je ne voulais pas abandonner, ç’aurait été comme t’oublier toi… je voulais que tu te réveilles avec une base pour repartir... parce que…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Parce que quoi ? s’impatienta Gaël ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Parce que moi je suis partie. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle fondit en larmes, et s’écroula sur le jeune homme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Je suis désolée… j’ai été lâche… je n’ai pas eu le courage d’attendre. Mais tu m’as laissée seule ! Pendant tout ce temps ! Et puis il y a eu François, tu sais, au boulot. Il a été sympa avec moi quand c’est arrivé, et peu à peu…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Putain, mais vous êtes qui ? » cria Gaël en détournant la tête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La femme s’arrêta de pleurer, et regarda l’homme qu’elle tenait dans ses bras. Ses yeux étaient remplis de larmes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« … je… qui je suis ? Je ne suis plus rien pour toi ! J’étais ta femme bordel ! Mme Louise Fauré ! »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle sortit sans se retourner.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après cet incident notoire, Gaël ne revit plus cette mystérieuse jeune femme. Sa rééducation commença parfaitement, puisque l’esprit soutenait le corps, meurtri. Le jeune réussit à marcher au bout de quelques jours, certes difficilement, mais c’était un début. Il avait récupéré l’usage de ses mains après sa deuxième nuit. Finalement, au bout de 3 mois, les médecins avaient refait de lui un animal possédant toutes ses facultés. Le musicien leur avait souvent, voire même à chaque fois, posé des questions sur son pseudo passé, mais après son malaise à l’annonce d’une découverte si étrange, personne n’avait l’autorisation de lui donner quelque information que ce soit. Ce qui n’empêchait pas Gaël de se questionner sans cesse, là, au milieu de cette chambre blanche et semblant flotter dans le temps. Dès qu’il récupéra l’usage de ses jambes, il se mit à marcher, machinalement, devant la fenêtre, s’arrêtant parfois quelques instants, levant le nez en l’air ou jetant un regard vers la porte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Car il attendait souvent la venue d’une bien étrange personne, qui était venue le voir quelques jours après Louise, et qui n’avait cessé de passer le dimanche, quelques heures, pour lui tenir compagnie. Elle se prénommait Anne, et prétendait être sa mère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’était l’une de ses vieilles femmes, pourtant si fortes et belles dans leur jeunesse, qui semblaient comme atteintes d’un fléau incurable, qui leur rongeait le sang, la peau, le cœur. De nombreuses rides gravées sur son front, sous ses yeux, ou sur ses joues creusées lui donnaient un air morose, presque déprimant. Ses deux yeux noirs, pourtant, brillaient encore d’une faible étincelle, qui semblait appeler la vie, lui demander de rester encore un peu à ses côtés. Sa bouche pendait en un triste lobe, et ses cheveux blancs, courts et bouclés, foisonnaient sur son crâne, sales et emmêlés. Néanmoins, force est de constater qu’Anne n’avait pas perdu une miette d’un caractère bien trempée. Energique, butée et provocatrice, elle avait dans les premiers temps considéré Gaël comme une « loque humaine », dixit. En quoi Gaël lui avait gentiment répondu d’aller se faire foutre ; la vieille dame avait alors souri, en s’exclamant que ça y était, son Philippe était de retour, et qu’enfin elle pourrait retourner l’emmerder à la libraire. Elle lui en parlait beaucoup, de cette librairie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Ah, mais tu sais, Louise en a vraiment pris soin, j’y retournais de temps en temps, comme si j’allais dans un mémorial… et c’est vrai que, même si tes foutus bouquins ont un peu jauni, ils restent pas trop moches ! Franchement, elle m’a épatée ta gamine. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce à quoi Gaël répondait que ça n’était pas sa libraire, ni sa gamine, et si elle pouvait éteindre sa clope, ç’aurait été mieux. Car, fait troublant, le jeune homme, depuis son réveil, ne supportait plus la cigarette, et n’en voyait plus l’utilité. Il avait tenté, lors de ses premières sorties, de goûter à nouveau à ce plaisir interdit ; s’en étaient suivis des toussotements, des étranglements, et des remontées de bile. Les médecins lui avait déconseillé tout produit dangereux pour les poumons, car l’un deux restait endommagé suite à « son accident ». Anne lui était alors apparue comme un témoin de son monde, de sa réalité, car elle correspondait au modèle qu’il se faisait de la vieillesse. Mais la fumée, c’était vraiment trop. Alors il lui faisait savoir, et elle répondait qu’elle faisait ce qu’elle voulait, jusqu’à ce qu’une infirmière ouvre la porte, hume l’air et la foute à la porte. Les dimanches étaient étranges, et ils devenaient carrément insensés lorsque Anne lui racontait ce qui était pour elle des « bribres de sa vie d’avant - quoi on dit bribes ? j’m’en fous. ». Elle lui parlait d’une enfance qu’il n’avait pas vécue, d’un jardin dans lequel il n’avait jamais mis les pieds, de tasses, d’assiettes qu’il n’avait jamais touché, d’animaux dont il ne connaissait pas le nom, et de Louise, avec qui il avait eu « une relation passionnelle pendant 6 ans ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et Gaël écoutait, enregistrait en mémoire tout ce qui pouvait lui sembler utile, comme ce dimanche 4 novembre 2007, où Anne l’avait profondément troublé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La discussion s’était amorcée comme tous les autres jours ; la pluie, le beau temps, les cours du pétrole, la faune africaine et le coup de pétard à 2h du mat’. Sauf que Anne avait une tendance à disgressionner - néologisme volontaire -, ce qui pouvait ramener l’analyse d’un ciel bleu à une discussion de plusieurs heures. Or, alors qu’elle évoquait la voisine d’en face, elle en vint à lui signaler que sa librairie, située dans la rue de l’Univers, était totalement parallèle aux maisons d’en face, et qu’elle lui avait signalé l’après-midi qui avait précédé son accident, et que d’ailleurs elle ne savait plus d’où elle le savait, mais elle le savait et c’était ça qui comptait, et que donc Philippe avait semblé réellement surpris, et que tu m’avais répondu qu’en réalité tu ne me regardais pas moi, mais un vieux derrière qui, claudiquant sur un trottoir comme un clodo, te rappelait étrangement quelqu’un. Alors tu m’avais laissée là et tu t’étais lancée à la poursuite de ce gars, et puis d’ailleurs je sais pas ce qui t’a pris, enfin bon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A ce moment précis, où Anne évoquait le mystérieux clochard, Gaël eut un moment d’absence. Il se revit, serrant Marc dans ses bras, au milieu d’une étrange ruelle. Il se revit l’embrasser, regarder avec gêne des vêtements en haillons qu’il portait, puis s’en aller, dans une obscurité insondable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lorsque Anne était partie, Gaël avait tenté de ramener ces images devant ses yeux, sans succès. Elles ne lui disaient rien du tout, et pourtant elles semblaient réelles. Un peu comme, lorsque parfois le cerveau rencontre une faille, deux messages nerveux identiques sont envoyés en même temps. Les deux contiennent la même information, mais l’un d’eux atteint sa cible avant l’autre, ce qui donne au concerné une vague impression de déjà-vu, alors que la mémoire qu’il possède de la scène, contenue dans le deuxième message, n’est arrivée que quelques millièmes de secondes après le premier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaël se demandait régulièrement ce qu’il faisait dans cette pièce, et s’il pourrait un jour revoir son orchestre, son appart’ et ses amis. Il lui vint même à l’esprit qu’on se jouait de lui, et que plusieurs caméras étaient dissimulées dans les moindres recoins de sa chambre ; il devint paranoïaque, ne se montrant plus que pour ses besoins vitaux, réfléchissant des heures caché sous ses draps. Tout cela semblait réellement vrai, mais pourtant rien ne concordait. On tentait de lui faire ingurgiter de fausses informations, on l’empêchait de sortir du parc, de voir d’autres personnes, de parler aux malades. Il était comme emprisonné dans les méandres d’une mémoire qui n’était pas la sienne. Cette situation ne pouvait durer, et Gaël décida donc de s’évader.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Car même si les médecins le jugeaient rétablis, ils souhaitaient le garder en observation, encore 1 mois, car ce genre d’évènement relevait presque du miracle. Le 26 janvier, à 01h30, le musicien ouvrit doucement la porte de sa fenêtre, passa au-dessus de la rambarde, s’assit, puis glissa le long de celle-ci, saisit deux briques rouges avec les mains, posa ses pieds sur la fenêtre d’au-dessous, et se propulsa dans l’air pour atterrir dans une zone d’herbe, quelques mètres plus bas. Il amortit sa chute en pliant les genoux, mais se rendit compte que les activités violentes n’étaient pas encore au programme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaël se mit à marcher lentement, entre les buissons, courbé comme le ferait un fugitif, l’œil ouvert, attentif au moindre bruissement de feuille que fait s’envoler le vent. Il se glissa entre deux arbres et pénétra dans un petit bois à proximité de l’hôtel. Son cœur battait rapidement, trop rapidement, et de grosses gouttes de sueur perlaient sur son front moite. Un terrible doute l’assaillit, le sentiment que quelqu’un se tenait là, derrière lui, et était près à l’agresser, lui faire du mal, le tuer. Plusieurs fois, il se retourna, mais ne vit qu’un mur blanc entre les arbres. L’hôpital s’éloigna peu à peu, et bientôt Gaël arriva en face d’une grille de 4 mètres de haut environ, qui donnait sur une route de campagne et de grands champs de maïs, qui, éclairés par la lune, ressemblaient plus à une étendue d’eau infinie qu’à une culture OGM. Devant cette scène si poétique, si belle, Gaël fut pris d’un immense sentiment de solitude et de mélancolie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Imaginez que vous vivez heureux, dans une famille qui vous aime, que vous aimez, dans un monde qui vous effraie mais que vous apprivoisez, et que, du jour au lendemain, vous atterrissiez dans un désert immense, aux dunes obscurcies par la nuit, où le vent brûlant donne sans cesse naissance à des tourbillons de sable, irritant et malfaisant. Et que l’on vous annonce que vous avez toujours vécu ici, alors que vous ne connaissez ni la chaleur du jour, ni la froideur du soir, ni la solitude qui vous habite. Alors, seulement, vous comprendrez dans quel état se trouvait Gaël.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il entreprit d’escalader la grille, mais ses forces n’étaient pas suffisantes pour une telle entreprise. Il s’agenouilla alors et se mit à creuser la terre. Au bout d’un petit mètre, il parvint à dégager un passage. Quinze minutes plus tard, il se glissait sous la ferraille et se mettait à courir sur la petite route de campagne bordée par l’océan infini, à l’image de la vie du jeune homme ; calme en surface, tumultueuse et habitée par de nombreuses chimères monstrueuses en profondeur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-5402431957932928507?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/5402431957932928507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=5402431957932928507&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5402431957932928507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/5402431957932928507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2007/11/avant-dernire-partie_05.html' title='Avant dernière partie'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-8037856310720924285</id><published>2007-09-30T13:11:00.000+02:00</published><updated>2007-09-30T13:57:54.909+02:00</updated><title type='text'>What's the fuck ? -  2ème partie</title><content type='html'>C'est la question que vous vous posez. Si, si. Bon, voilà la deuxième partie. Néanmoins, pour l'apprécier pleinement, il vous est demandé d'écouter ceci : &lt;a href="http://perso.orange.fr/topi/blogspot/faure.mp3"&gt;Opus 50 de la Pavane de Fauré&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vala, la suite bientôt. N'hésitez pas à me traiter, les commentaires sont là pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***************************************&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;span&gt;&lt;u&gt;II. M. Dupont&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;        Gaël sortit de l'Univers Parallèle à 17h12 exactement, après avoir bu deux cafés, une bière, et entamé une longue discussion sur la réglementation des ventes de calendriers d'éboueurs avec Marc. Parler de tout et de rien, se changer les idées, rien de mieux pour réussir une bonne symphonie. Gaël sortit une énième cigarette, la coinça au coin de sa bouche, puis baissa la tête pour offrir au feu un rempart contre le vent. Ainsi occupé, il ne vit pas venir M. Jean-Paul Dupont, cadre de TelComIn, société de télécommunication réputée mondialement. Il le heurta à exactement 20 mètres du bar qu'il venait de quitter. M. Dupont, quant à lui, revenait de sa mise au point mensuelle. La "grande secousse", comme il l'appelait le plus souvent, consistait en une série de visites dans les différents points de vente de TCI, afin de sermonner les vendeurs, de remettre les choses à leur place, et de faire bien devant le client. Car chez TCI, le client était un pigeon exploitable à 100%. Officieusement, en tout cas. Officiellement, il était roi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;        &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;M. Dupont rêvassait. Il se demandait s'il pourrait se payer cette petite piscine assez "chicos" que tous les grands de ce monde possèdent. Ses seuls frissons, ses seuls moments de joie restaient du domaine financier. Ainsi, se faire déranger en plein nirvana par un jeune fumeur aux cheveux longs l'exaspéra à moitié. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;          &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;"Oups, excusez-moi ! lança Gaël en posant sa main sur l'épaule de M. Dupont.&lt;br /&gt;- Parce qu'un "monsieur" est trop difficile à offrir ? répondit le cadre avec un regard aussi noir que son costume deux pièces acheté récemment pour quelques centaines d'euros.&lt;br /&gt;- Euh... excusez-moi... monsieur ? tenta Gaël dans une grimace interrogative.&lt;br /&gt;- Voilà qui est mieux. Si j'étais vous, je regarderai où je marche. Et puis j'arrêterai cette drogue." dit M. Dupont avec assurance, en pointant la cigarette fumante.&lt;br /&gt;- Pas de problème, m'sieur. Bonne journée." s'excusa Gaël en souriant.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;M. Dupont détourna les yeux et reprit son chemin. Une voix le héla quelques secondes plus tard. C'était le jeune homme, arrivé au bout du trottoir.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;"Eh, au fait... joli costard vieux pirate !"&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Gaël souriait quand il rentra chez lui, se remémorant le profil de son interlocuteur. Une étrange sensation l'envahit après qu'il ait tapé le code de son immeuble et ouvert la porte. Une vague impression de déjà-vu. Ce type lui faisait penser à quelqu'un. Petit, visage neutre, celui d'un homme qui en a vu, bien fringué... et quelques cicatrices sur les joues. Etrange. Très étrange. Mais sa magnifique sonnette lui fit oublier cette rencontre. Il pénétra dans son appartement, et entreprit de dormir jusqu'à 17h45 pile. Puis café, clope, et en avant pour l'orchestration d'une reprise personnelle de l'Opus n°50 de la Pavane de Fauré, un de ses morceaux classique préféré. Gaël enleva son manteau, son élastique, ses chaussures, son jean propre, s'allongea sur son lit et s'endormit au milieu du vacarme grandissant des voitures et des passants.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;            &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;III. Orchestration de souvenirs&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;I&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l faisait nuit, il faisait sombre. Seul un point rouge brillait dans l'immensité ténébreuse qui entourait Gaël. Celui-ci était vêtu de noir, entièrement de noir. Des pieds à la tête. Il marchait sur un sol invisible, qui semblait s'enfoncer sous ses pas. Il entendit une voix, lointaine et étouffée, une voix féminine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;"Va... hier... pense beaucoup... fleurs... mère..." &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Une douce sensation de chaleur l'envahit, et il se mit à marcher en direction de la lumière. C'est alors que sa jambe gauche disparut. Gaël tomba sur le flanc, et se mit à ramper. Quel étrange environnement, pensa-t-il. Sa jambe droite s'envola elle aussi, puis son bras gauche, et enfin son bras droit. Il resta là immobile quelques secondes, se demandant s'il pourrait un jour atteindre cette lumière intrigante. Il n'eut pas le temps de se pencher plus sur l'idée, car un pieu étincelant tomba du ciel et lui transperça le dos.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;        &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Sonate au clair de lune.&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Une minute, vaguement.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Puis une autre minute, plus intensément.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Gaël se réveilla doucement, ouvrit les yeux, et lança sa main droite sur son réveil. Radio Classique. Il bailla, se releva doucement et s'assit sur son lit. 17h45. Ce rêve étrange, le jeune homme le faisait toutes les nuits depuis qu'il avait emménagé seul. Au départ, il l'assimila au stress, à la fatigue, et à la peur de la solitude. Lorsqu'il se fit des amis, lorsqu'il fut habitué à vivre seul, il le prit pour une peur du changement. Maintenant, il s'en foutait. Il avait consulté un psychologue, qui avait décidé pour lui qu'il souffrait d'une phobie du noir, qu'il était claustrophobe, et 40€ s'il vous plaît, revenez me voir dans 1 semaine. Gaël n'y retourna jamais. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Il se leva, vérifia si le liquide présent dans la cafetière était encore chaud - il l'était -, s'en servit une tasse, puis s'assit sur une chaise, en face de la fenêtre. C'était son petit rendez-vous quotidien, la grosse femme habillée en rouge qui promenait son chihuahua. Ponctuelle, elle arriva, comme les autres jours, à 17h51, se dodelinant comme le ferait un boudin sur pattes, appelant son coco, son petit Albert, qui la rattrapa en sautillant. Gaël s'alluma une cigarette et ouvrit la fenêtre. Elle disparut au coin, puis revint quelques minutes plus tard, un sachet plastique dans la main, sermonnant Albert parce qu'il avait décemment "fait caca sur le trottoir". Le musicien fut pris de pitié pour l'animal, éteignit sa cigarette, griffonna encore quelques mots sur ses partitions, puis s'habilla et sortit. Il ferma sa porte, regarda sa sonnette, en se disant que quand même, qu'est-ce que c'était beau.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Sa voiture était garée au coin de la rue, une 205 noire aux allures de poubelle sur roues. Il en ouvrit la portière, posa son matériel à l'arrière, alluma Radio Classique et démarra. La route était courte, et si tout allait bien il arriverait à peine en retard à l'Opéra. A peine en retard ? Certainement pas. Feu rouge. 1 minute. Priorité à droite, trois fois, 1 minute. Camionnette garée en double file, stop, 30 secondes. Clignotant, virage à gauche, piétons, 2nde, virage à droite, puis 3ème, puis l'Opéra. C'était un vieux bâtiment à la façade ovale. La moitié inférieure de cette dernière était creusée pour masquer l'entrée du Sanctuaire. La porte se tenait derrière 4 colonnes de marbre qui soutenait la moitié supérieure, bombée et sur laquelle était fièrement inscrit "Conservatoire". Gaël connaissait son histoire sur le bout des doigts. A l'origine construit en 1913, il avait été partiellement détruit durant la guerre ; l'intérieur avait été rénové le mieux possible, mais la différence se sentait énormément, pour peu que l'on s'intéresse à l'architecture. Gaël gara sa voiture dans une rue parallèle, récupéra ses affaires, ferma la portière à clé, puis regarda sa montre. 18h05. Et voilà comment une grosse femme en rouge peut vous retarder. Le jeune homme soupira, puis rentra dans l'Opéra par une porte qui donnait sur l'aile gauche. Il traversa deux couloirs, passa devant 5 portes dont une condamnée, puis pénétra finalement dans une petite salle, tellement petite qu'il fallait se baisser pour y entrer. Là, il posa ses partitions, saisit une de ses baguettes, la caressa doucement, puis s'échauffa.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;A 18h34, il sortit de la pièce, la tête remplie de pauses, de rondes, de tremolo et de clés diverses. Il se rendit dans les coulisses, où quelques uns des musiciens répétaient encore. Il y avait deux anglais, un allemand, cinq suisses et trois français. Soit onze musiciens sur vingt-trois. La ribambelle d'absents était en réalité partie dans une salle de répétition, malgré le souhait exprimé de Gaël de ne pas travailler ensemble avant une représentation. Et ils le savaient, puisque pour la plupart ils l'accompagnaient depuis son arrivée. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Le jeune homme salua les musiciens présents, puis partit enfiler son costume en queue de pie. 18h42. Il était dans les temps. En revenant dans l'auditorium, il croisa Cyril, un jeune musicien prodige de 23 ans avec lequel il s'entendait à merveille. Plus que leur âge, c'était leur passion et leur parcours extraordinaire qui les unissait. Cyril était un adepte du violon, de Mozart et de Henri Vieuxtemps - dont il partageait sans aucun doute le talent. Il était plutôt grand, possédant des cheveux noirs bouclés qui retombaient en de grandes vagues sur ses épaules. De petites lunettes carrées masquaient ses yeux marron sombres, qui pétillaient de vitalité et d'intelligence. Son nez, tout comme ses lèvres, était fin et parfaitement dessiné. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;        &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;"Salut m'sieur le chef ! lança-t-il à l'attention de Gaël qui ne l'avait pas remarqué, absorbé dans ses partitions. Il se retourna, leva les yeux, et répondit.&lt;br /&gt;- Alors, ce stress ?&lt;br /&gt;- Quel stress ?" répondit Gaël du tac au tac.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;              &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Cyril sourit.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;"Laisse tomber. On fait comme on a dit, alors ?&lt;br /&gt;- Oui, tu lances en solo avec le thème A, et tu le reprends à la 56ème mesure. Ca ira ?&lt;br /&gt;- Et comment que ça ira !&lt;br /&gt;- Nickel. A tout à l'heure ?&lt;br /&gt;- Ca marche. Sois sage !&lt;br /&gt;- On va essayer."&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ils reprirent chacun leur route. Gaël arriva dans la salle de concert à 18h49. Les premiers musiciens commençaient à installer leur pupitre et à organiser leurs partitions. Les rideaux noirs, ouverts, dévoilait un amphithéâtre gigantesque, aux sièges bleu marine. Gaël se dit que, quand même, malgré les rénovations cela restait un endroit magnifique, empruntant à l'architecture néo-classique des grands opéras de ce monde. Il y avait deux étages, aux balcons blancs, d'où glissaient quelques draperies bordeaux. Gaël s'installa sur l'estrade et commença à répéter dans sa tête chaque geste correspondant à chaque note, pour chaque musicien, pour chaque partition. L'Opus 50 de la Pavane de Fauré. Ce soir allait être un grand soir, il en était persuadé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;IV. Spirale&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Il fait froid." dit Mme Dupont à M. Dupont, en serrant un peu plus ses bras autour de son manteau de fourrure poivre et sel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;"De toute façon, tu as toujours froid, ma chérie." lui répondit son mari en jetant un oeil discret sur l'adorable fessier de la jolie blonde qui venait de passer.&lt;br /&gt;- Et alors ? C'est pas de ma faute si je suis sensible aux changements de température.&lt;br /&gt;- Hmm.&lt;br /&gt;- Quoi, "hmm" ? Tu sais faire que ça, "hmm". Même pas un mot, même pas une caresse, tu ne me parles plus mon Jojo.&lt;br /&gt;- Ecoute, on ne va pas en reparler, tu sais bien qu'en ce moment, j'ai beaucoup de travail. Et puis, je te parle là. Sans compter le dîner de ce soir, et la surprise qui t'attend !&lt;br /&gt;- Quelle surprise ? Pas encore un bouquet de roses desséché comme la dernière fois, j'espère ?&lt;br /&gt;- Bien mieux, bien mieux..." murmura M. Dupont avec un ton interrogatif qui faillit rendre sa femme folle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, cette dernière allait découvrir, dans 200 mètres, soit exactement 352 de ses pas, que son mari comptait l'emmener à l'Opéra, écouter l'Opus n°50 de la Pavane de Fauré. Ce qu'elle ne savait pas, par contre, c'est qu'il espérait que cette coûteuse surprise lui permettrait de redynamiser sa vie sexuelle la même nuit. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;        &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Après quelques "oh" de stupéfaction, des "tu n'aurais pas dû !" et un baiser volé, le couple Dupont pénétra dans le bâtiment où Gaël finissait de réunir l'orchestre. M. Dupont avait le siège 242, rangée F, au balcon du deuxième étage, en face de la scène, et sa femme la place 243. Ils s'assirent, et Mme Dupont fit remarquer à M. Dupont que son siège était un peu sale, mais que ça n'était pas grave, puisque c'était un cadeau, et qu'il avait raison, elle n'allait pas continuer à se plaindre continuellement. Son mari ne l'écoutait déjà plus, bercé par le doux parfum de l'hôtesse qui leur avait indiqué leurs places.&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Ils patientèrent quelques minutes, occasion rêvée pour Mme Dupont de souligner le manque de propreté de l'endroit, puis les lumières s'éteignirent. Seul l'immense rideau noir qui leur faisait face laissait encore passer un filet de couleur entre ses deux lourds pans rabattus l'un sur l'autre. Puis l'Opus n°50 de la Pavane de Fauré débuta.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Il y eut d'abord un son grave, un son de violon, qui s'étira peu à peu en un mi. Il offrit aux spectateurs quelques notes, thème principal du morceau. Puis le piano le rejoignit, bientôt suivi par deux violoncelles, une contrebasse, et trois flûtes à bec. L'orchestration était parfaite, et chaque son, totalement contrôlé, s'élançait dans la salle comme un oiseau qui prendrait son envol. Cette armée de volatiles embellissait les murs, la voûte, les sièges, et le coeur de l'auditoire. Au premier rang, une jeune femme lâcha une larme. Le morceau monta en puissance, et les murs se mirent à trembler de plaisir. Tout devenait beau au fur et à mesure que les partitions se déroulaient. Puis vint l'apothéose, le grand moment, la pause qui s'immisçait dans la vie des gens quelques instants, l'espace de quelques secondes, pour faire vibrer leurs oreilles et leur coeur : le thème fut repris une dernière fois, accompagné par deux Yuka, et retentit dans la salle comme un ultime coup de tonnerre, à l'image d'une apocalypse heureuse qui emporterait sur son passage toute trace de désespoir, de tristesse et de peur. M. Dupont avait les yeux remplis de larmes, et il ne souhaitait plus qu'une chose : dire à sa femme qu'il l'aimait, très fort, pour toujours. Mme Dupont était transcendée par la musique, et restait figée, comme emportée dans un autre monde. L'instant fut fantastique, à mi-chemin entre le réel et l'irréel, entre le paradis et les rêves, entre le beau et le parfait. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;Jusqu'à ce que le chef d'orchestre s'écroule.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-8037856310720924285?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/8037856310720924285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=8037856310720924285&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/8037856310720924285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/8037856310720924285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2007/09/whats-fuck-2me-partie.html' title='What&apos;s the fuck ? -  2ème partie'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-46258366220461086</id><published>2007-09-28T12:53:00.000+02:00</published><updated>2007-09-28T13:14:03.028+02:00</updated><title type='text'>Eponyme</title><content type='html'>Wesh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Univers Parallèle&lt;/span&gt;... pourquoi avoir choisi un nom si zarbe pour un blog ? A la base, il vient d'une chanson des Red Hot, Parallel Universe. Ecoutez-là d'ailleurs, elle est pas trop mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, c'est vrai qu'il m'arrive parfois de réfléchir sur les notions de vie, de rêve, d'inconscient. L'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Univers Parallèle&lt;/span&gt;, c'est un peu comme une bulle, un endroit où tout peut aller bien - ou mal. Y a quelques semaines, j'ai commencé à écrire une nouvelle qui porte ce nom. Donc la voilà. Comme elle est assez longue, je la foutrai ici par parties. Voici la première.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Rvzg2IjYSaI/AAAAAAAAAIc/8PxiXHaFXJU/s1600-h/Coucher+de+soleil.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Rvzg2IjYSaI/AAAAAAAAAIc/8PxiXHaFXJU/s320/Coucher+de+soleil.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115210497399474594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;********************************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size:20;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Univers Parallèle&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;i&gt;A tout ce que l’homme &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;considère comme mystique.&lt;br /&gt;Aux couchers de soleil.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;u style="font-weight: bold;"&gt;1. Espace&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'espace rouge ralentit, puis se gara le long du trottoir. Il faisait froid, nuageux, et quelques gouttes commencèrent à tomber sur le toit de la voiture. Un homme en sortit ; il était plutôt grand et élancé, et sa démarche trahissait un stress important. Son visage était ferme, à en croire l'expression décidée de ses yeux marron. Il marcha quelques mètres puis s'arrêta net, à la manière d'un fugitif au courant de sa propre filature. Finalement, il fit demi-tour, et pénétra dans une banque au logo bleu et blanc. Patriotisme idiot, pensa-t-il. La porte se referma derrière lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-style: italic;"&gt; Bordel de merde. Il en avait besoin. Il lui fallait son shoot. Vite. Où est la thune ? Non, pas là. Ici, non plus. Les poches, vides. Les tiroirs, vides. Plus de montre à vendre, plus de voiture à voler. Sa tête lui tournait, et il aurait juré qu'une armée de marteaux s'en était prise à lui. Avancer, encore. Saisir la veste. Marcher, encore un peu, ouvrir la porte, descendre les 3 étages, sortir dans la rue. La pluie ne retenait même plus son attention. Il marchait, le regard dans le vague, les mains dans les poches, chaque pas le faisant rebondir sur le trottoir, chaque passant croisé augmentant son stress. Puis il vit la banque, l'espace rouge, la pluie sur son toit, et l'homme qui venait de sortir du bâtiment, fouillant les poches de son long manteau pour trouver les clés de son véhicule. Il était grand, mais pas forcément fort. Il ne vit pas ses yeux, mais son profil n'avait rien de dangereux. Une chance à saisir. Il sortit un canif de sa poche et s'avança à grands pas vers sa future victime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;"Nous sommes désolés, votre réserve bancaire est insuffisante pour effectuer l'opération demandée." Merci, je sais, pensa-t-il. Tant pis pour les chocolats et les fleurs, il trouverait bien l'occasion de se faire pardonner à la fin du mois. Il récupéra sa carte bancaire, donna un léger coup de pied à la machine, plus par dépit que par colère, puis repartit vers sa voiture. La pluie tombait abondamment, aussi remonta-t-il son col en pressant le pas. Il jeta un œil à sa montre. Minuit moins 10. Il plongea une main dans sa poche gauche, à la recherche de ses clés, noyées au milieu d'un melting-pot d'objets inutiles. Soudain, il fut projeté contre la portière.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;"File ta thune enculé." murmura le détenteur du couteau qui venait de se glisser sous sa gorge. Le métal était froid, et apparemment acéré. La voix était rauque et tremblante. Son rythme cardiaque s'accéléra, et il reçut une impulsion d'adrénaline qui lui réchauffa les tempes. Ses pensées commençaient à se bousculer dans sa tête. Il faisait nuit, il pleuvait, il n'y avait personne aux alentours. Scénario rêvé. Pas de lumière, pas de bruit, pas de témoins.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;"Je suis à découvert." lança-t-il à l'adresse de l'inconnu qui lui pressait la tête sur la vitre. Le couteau commença à s'énerver en dessous de sa pomme d'Adam.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;- Vide tes poches ! Magne !" &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;L'arme glissa le long de sa gorge et la sensation glacée disparut. Il se retourna et aperçut son agresseur, toujours menaçant. Il était plutôt petit, habillé d'un pantalon en toile noire et d'une veste Scotch. Ses cheveux étaient coupés au carré, et son visage semblait dur et froid, à la manière d'un militaire. Plusieurs cicatrices lui zébraient les joues. Seuls ses yeux rouges étaient habités d'une lueur de démence. Il tremblait. Un drogué. Le couteau oscillait de gauche à droite, mais ne semblait pas tenu fermement. Une chance à saisir.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le supposé drogué sortit l'homme de ses pensées en hurlant un "qu'es'tu fous ?" qui retentit en même temps qu'un coup de tonnerre.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;" Je vous laisse ma voiture si vous voulez. Mais je crois que j'ai ce qu'il vous faut..." &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;Son ton était resté mystérieux et posé. Il vit que cela marchait ; les yeux de son agresseur se firent plus perçants, comme intrigués. La réflexion commençait à se mettre en place. Alors, très doucement, l'homme à l'espace détourna son regard vers la banque, comme si quelqu'un se tenait sur le seuil. Son agresseur, l'apercevant, tourna la tête une demi seconde. Ce fut une demi seconde de trop. La victime lança son bras droit vers le couteau et, tendit qu'il l'agrippait, son pied gauche vint se placer derrière le talon opposé de son ennemi. Il n'eut qu'à tirer pour faire tomber cet assemblage de chair, d'os et de muscles, qui s'écrasa sur le sol dans un cri de rage. Le couteau en main, l'homme à l'espace saisit la main droite et l'épaule de son adversaire. Il poussa, sa main coulissa sur le cou du drogué, et en moins de trois secondes l'ex-agresseur s'était retrouvé immobilisé sur le ventre, une main dans le dos, l'autre frappant violemment sur le bitume trempé. L'homme à l'espace resserra sa clé de bras et appuya doucement le couteau sur la nuque de sa proie inopinée. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;" J'appelle les flics." murmura-t-il pour lui-même. Fourrant l'arme dans sa poche, il récupéra son portable par la même occasion, et composa le 17. Le téléphone se mit à sonner. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;"Police, j'écoute ? dit une voix lasse et monocorde.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;- J'appelle pour signaler une agression au coin de la rue de Pi..."&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;            Il s'arrêta net, une vive douleur entre les omoplates. Sa main gauche relâcha son étreinte sur le drogué, et sa jumelle s'ouvrit doucement pour laisser échapper le portable qu'elle retenait. Il y eut un deuxième coup de couteau, puis un troisième. Lorsqu'il s'effondra sur le sol, l'homme vit son sang couler sur le trottoir. Il sentit qu'on fouillait dans ses poches. Il y eut un bruit de clés, de portières qui s'ouvrent et se claquent, puis un vrombissement de moteur. L'espace, aussi rouge que son sang dégoulinant dans le caniveau, emmenait loin d'ici les deux hommes qui revendraient sa voiture pour se payer leur dose. Saloperie de banque, pensa-t-il avant de fermer les yeux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;span style=""&gt;         &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;I. X&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaël Ramboidt était un jeune homme sympathique. Ses nombreux amis l'appréciaient, l'admiraient, et ne se permettaient pas de le poignarder dans le dos. Du haut de ses 24 ans, il n'avait pourtant jamais adopté le modèle méritocratique. Il tenait juste à vivre sa vie, sans se soucier de ceux qui le toisaient de haut. Mais les gens l'aimaient. Il faut dire qu'il était assez charismatique, pas forcément grand, juste de taille moyenne, possédant un corps robuste et entraîné. Car Gaël Ramboidt aimait le sport autant que les arts, dont la musique et l'Inde. Ses longs cheveux noirs coulaient sur son cou, ses oreilles et ses épaules. Généralement, il les attachait. Mais pas aujourd'hui, car on était dimanche. Un chat passa dans la rue, et Gaël le regarda par l'unique fenêtre de son trois pièces meublé et chauffé. L'animal tourna la tête, et détala aussitôt, comme à la recherche d'un reste à se mettre sous la dent. Le jeune homme se gratta la barbe, aussi noire que ses cheveux, puis se replongea dans ses partitions.&lt;/span&gt;     &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;Car Gaël Ramboidt était musicien. Il avait un orchestre à mener le soir même, et l'heure n'était pas à la rêverie. Ses doigts fins et longs saisirent un stylo, qui alla gribouiller un pizzicato fiévreux au-dessus d'une rangée de noires. Ah, elles étaient bien rangées, les noires, prêtes à mener la danse. Puis Gaël tourna quelques pages, les inversa, et continua ce qui était pour lui un plaisir pendant quelques heures. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;Lorsqu'il eut terminé, il s'allongea sur son lit, sortit une cigarette et l'alluma en signe de victoire. La fumée coula entre ses minces lèvres, remonta le long de son visage bien dessiné, passa entre ses grands yeux qui lui donnaient un air rêveur et naïf, puis vint caresser son large front, avant de s'échapper par la fenêtre. Un métro passa et ébranla le bâtiment. Un appartement à moindre prix en plein centre-ville, cela n'avait pas que des qualités. Au moins, il était au rez-de-chaussée, et n'avait pas à trimballer son matériel sur plusieurs étages. Lorsque sa cigarette arriva à terme, Gaël se leva, la jeta par la fenêtre, et commença à mettre en ordre ses affaires. Le radio-réveil posé sur la table basse bancale indiquait 16h07. Départ prévu à 18h. Logistique, accueil des musiciens, de 18h à 20h. Il n'aimait pas répéter sans cesse avant chaque concert, car c'était pour lui une source de stress et de monotonie inutile. Il était beaucoup plus excitant d'arriver quelques heures avant, en se demandant si tout allait bien se passer. &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;Et généralement, tout se passait bien, car Gaël, malgré une certaine dose d'insouciance, avait des notions précises des mots "ordre", "horaires", "prévoyance" et "prudence". Il y avait toujours un mécanisme en éveil dans son cerveau, qui travaillait à des solutions en cas de problème. Rêveur, certes, mais tête en l'air, certainement pas. Deux heures. Cela lui laissait le temps d'aller faire un tour. Il prit son blouson, attacha ses cheveux à l'aide d'un élastique blanc, enfila un jean propre, une paire de chaussures, et sortit. Bien paraître, quel désordre. Il ferma la porte à clé, regarda fièrement la porte de son appartement, son nom gribouillé sur un papier au-dessous de la sonnette, puis fit demi-tour vers l'entrée. Virage à gauche, ouverture, fermeture, quelques pas dans la rue, et le froid qui le saisit. Gaël s'alluma une autre cigarette en marchant, puis décida d'aller prendre un café. Il ne faisait jamais beau dans cette ville, et il ne faisait jamais beau dans ce pays non plus, d'ailleurs. Il marcha le long d'un boulevard, tourna à droite, marcha encore 100m puis s'arrêta en face d'un petit bistrot. Sur la devanture, à côté des sigles "1664" et "HEINEKEN" s'étalait en grandes lettres blanches "Univers Parallèle". &lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;C'était un très vieux bar qui avait été repris il y avait plusieurs années de cela, mais le nouveau propriétaire, de son prénom Marc, n'avait pas pris soin de changer son nom. "Ca me plaît bien comme ça, ça fait mystérieux, et les clients adorent", répétait sans cesse l'homme bourru de 51 ans. Marc, c'était en quelque sorte le puit à potins. Si quelque chose se savait en ville, Marc en était informé. Son "bistronouchou" comme il l'appelait avait tout d'un pub typique : murs de pierre blanche, parquet de bois presque noir, usé par le temps, comptoir verni sur lequel s'étalaient des cendriers, des bières et parfois des clients, bières à pression, bières en bouteille, fournée de whiskys, de bourbons, de rhums, et autres alcools en tous genres, tabourets à l'anglaise, traces de mégots, tables basses, tables hautes, clients soûls, non saouls, quinquagénaires en pause et jeunes sortant du lycée, le tout dans une ambiance enfumée et presque toujours joyeuse. Le dernier incident en date remontait loin, très loin, mais il était de taille. Un groupe de skinhead avait refusé qu'une famille sud-africaine rentre dans le pub, prétextant des idéaux racistes infondés. Marc s'était interposé, et, le temps que la police arrive, il avait perdu deux doigts et un oeil. Son corps était couvert de plaies et de coups ; deux de ses côtes étaient brisées. Les vitrines de l'établissement éclatèrent dans la nuit, et sur la devanture furent taguées des croix gammées, quelques menaces, et beaucoup d'insultes. La majorité pensait que Marc fermerait son bar. Pourtant, il ne céda pas, et Gaël restait persuadé qu'au contraire, son agression l'avait conforté dans son combat, le combat d'un homme qui était près à donner sa vie pour défendre ce qu'il considérait désormais comme son bien le plus cher : son pub. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;            Marc n'avait ni femme, ni enfant. Il était resté marié plusieurs années avec une jeune femme qui avait un fils, mais elle avait disparu du jour au lendemain, sans crier gare et sans laisser de traces. Il avait connu Gaël lorsque celui-ci avait débarqué avec ses partitions, ses idées et sa jeunesse pimentée. Marc l'avait traité chaleureusement très rapidement, s'en faisant un peu le fils qu'il avait perdu plusieurs années auparavant. Cela faisait maintenant 5 ans que le jeune homme venait chaque jour à l'Univers Parallèle. Parfois pour un café, souvent pour une bière avec ses amis, ou alors, lorsqu'il avait le temps, pour discuter et s'asseoir avec celui qu'il appelait, pour plaisanter, "le pirate borgne".&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-46258366220461086?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/46258366220461086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=46258366220461086&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/46258366220461086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/46258366220461086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2007/09/eponyme.html' title='Eponyme'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/Rvzg2IjYSaI/AAAAAAAAAIc/8PxiXHaFXJU/s72-c/Coucher+de+soleil.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-4219867261124175339</id><published>2007-06-08T23:14:00.001+02:00</published><updated>2007-06-08T23:43:54.111+02:00</updated><title type='text'>Connard</title><content type='html'>Comme, je suis un connard, j'ai créé un Myspace pour mettre mes conneries. Normal, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... ah, l'adresse : &lt;a href="http://www.myspace.com/universparallele"&gt;Univers Parallèle&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, j'ai mon p'tit Polo, le mec de ma soeur, qui participe à un concours à la con, mais pour gagner une caisse. Si vous vouliez bien voter pour son cul à cette adresse : &lt;a href="http://ousontleshom.com/#Detail?d=498-0"&gt;Où est Polo ?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci pour lui.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;C'était la pub.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/RmnJUaxQ7mI/AAAAAAAAAIE/nNalynRgclg/s1600-h/P6080528.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/RmnJUaxQ7mI/AAAAAAAAAIE/nNalynRgclg/s320/P6080528.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073807807830093410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;PS : au passage, bonne chance à ceux qui passent le bac, je sais maintenant combien c'est dur/difficile/chiant/chips (biffer/rayer/barrer les mentions inutiles). Bwaaaah !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34816628-4219867261124175339?l=thehighjolt.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://thehighjolt.blogspot.com/feeds/4219867261124175339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34816628&amp;postID=4219867261124175339&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/4219867261124175339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34816628/posts/default/4219867261124175339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://thehighjolt.blogspot.com/2007/06/connard.html' title='Connard'/><author><name>Topi</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12994895806211123009</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/ScAJpN-zyXI/AAAAAAAAAN0/mKebYmyUUK8/S220/rich.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ENDFHf2bdaY/RmnJUaxQ7mI/AAAAAAAAAIE/nNalynRgclg/s72-c/P6080528.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34816628.post-5121112458829333484</id><published>2007-04-01T19:46:00.000+02:00</published><updated>2007-04-01T19:58:12.334+02:00</updated><title type='text'>Dimanche</title><content type='html'>Bouh. Ahem, pas grand chose à dire ces derniers temps, pas grand chose à foutre en ligne, plus beaucoup de temps. On fait avec. Ouais, maintenant, je suis un ado blasé, ça fait plus classe que d'être un rebelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... je raconte vraiment n'imp. M'enfin, bon, je vous laisse en compagnie des Pagaies Roses, qui vous interprètent une reprise d'un célèbre morceau des Gros Nibards : ... euh, je connais pas le titre, en fait. C'est la surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="425" height="335"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/40lTs5wBYQeF7aGzQ"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param nam
