L'hiver, c'est toujours une saison étrange, un subtil mélange de mélancolie et de fin du monde. En partie parce qu'il fait noir tout le temps, c'est vrai. Mais, à l'inverse des mecs qui vous parleront de "chaude après-midi d'été" pour commencer une histoire, beaucoup d'autres évoqueront les "douces soirées d'hiver", ou les "matins frais d'automne".
Tout simplement parce l'été n'évoque rien de magique à proprement parler : on se rappelle tous de vacances avec les potes, de délires terre à terre, de soirées étoilées, d'un grand soleil qui éclaire tout, sans laisser une trace d'ombre.
L'hiver est plus mystique, plus étrange, porteur de contes, de légendes, à commencer par celle de Noël - seul moment de l'année où les rues sont décorées. L'aspect commercial, qui a pris le dessus sur les racines concon-chrétiennes de cette fête, plonge tout un chacun dans ce qu'on aime appeler "l'esprit de Noël".
La neige, qui se fait souvent désirer plus longtemps que le soleil d'été, est, quand elle arrive enfin, une source de joie pour les gamins et un moyen de gueuler encore une fois pour les travailleurs aigris. C'est un doute qui plane et qui donne à chaque jour froid une dimension palpitante : "neigera, neigera pas ?". Et quand il neige - fait rare dans le Nord - les rues deviennent un immense territoire de jeu ; les enfants arrivent à l'école blindés de neige, les plus vieux affrontent le verglas à grand coup de jurons.
Je ne vous décris pas pour autant un hiver idyllique, rempli de joie et de cris d'enfants bien nourris. L'hiver, dans toute sa splendeur, se retrouve dans la froide solitude, dans "les soirées près du feu", mais sans feu. L'hiver, c'est un rêve éveillé, où le cerveau, gelé, n'a pas d'autre solution que de se réchauffer dans des délires mélancoliques.
On se rappelle sans doute mieux les souvenirs d'été, mais rien n'est plus voluptueux que de retrouver la sensation de l'hiver, l'odeur du froid et les doigts gelés. Rien n'est plus agréable que de marcher sur la neige grise des rues polluées.
Si j'aime autant l'hiver, c'est peut-être parce qu'une plaine vide recouverte de neige représente plus mon inconscient qu'une piscine remplie de gamins en maillots.
Hé, mais ?!... qu'est-ce que je fous dans cette tête ?!! ... et c'est quoi ce papier ? Hm... "Je pense qu'on s'est perdus dans ma tête, un p'tit tour ?"... "un p'tit tour" ? Et puis quoi encore ?
samedi 13 décembre 2008
samedi 25 octobre 2008
Réflexions vaines et inutiles #3
Moi, je fais de la musique. Enfin, j'essaie. Le problème, avec la musique, aujourd'hui, c'est que pour se faire connaître, il faut se formater la gueule. Il faut être carré dans le rythme, avoir des trucs construits, et surtout chanter bien, ce qu'évidemment je ne sais pas faire.
Le truc, c'est que la musique reste pour certaines personnes, moi y compris, un moyen d'expression totalement personnel et incompréhensible. J'appelle ça la "mystification lyrique", parce que les paroles de certaines chansons ont une signification A pour leur auteur et une signification B pour le reste du monde.
Toujours est il que malgré les perles que nous pondent certains groupes, on bouffera toujours de la Star Ac', de la variété française et du RnB ou du rock que même c'est pas le groupe ou le chanteur qui a écrit sa musique, mais un autre mec dont on entendra jamais parler.
Aujourd'hui, donc, pour débarquer sur le marché français du disque, les artistes n'ont plus que quelques solutions. La première, c'est de passer par une émission à la con, la deuxième, d'être le fils d'une star ou d'un producteur, la troisième, de se faire connaître par ses propres moyens : internet ou IRL, "in real life".
On pensera bien sûr à remercier My Major Company, qui permet de lancer des artistes inconnus (même si Grégoire a pondu du nian nian), mais on évoquera également My Space Music, qui reste la meilleure façon de dénicher du bon.
Donc, si vous voulez dénicher du bon, allez sur myspace. Si vous voulez dénicher du moins bon, voilà le mien : www.myspace.com/universparallele.
Ceci n'était pas un message publicitaire caché.
Le truc, c'est que la musique reste pour certaines personnes, moi y compris, un moyen d'expression totalement personnel et incompréhensible. J'appelle ça la "mystification lyrique", parce que les paroles de certaines chansons ont une signification A pour leur auteur et une signification B pour le reste du monde.
Toujours est il que malgré les perles que nous pondent certains groupes, on bouffera toujours de la Star Ac', de la variété française et du RnB ou du rock que même c'est pas le groupe ou le chanteur qui a écrit sa musique, mais un autre mec dont on entendra jamais parler.
Aujourd'hui, donc, pour débarquer sur le marché français du disque, les artistes n'ont plus que quelques solutions. La première, c'est de passer par une émission à la con, la deuxième, d'être le fils d'une star ou d'un producteur, la troisième, de se faire connaître par ses propres moyens : internet ou IRL, "in real life".
On pensera bien sûr à remercier My Major Company, qui permet de lancer des artistes inconnus (même si Grégoire a pondu du nian nian), mais on évoquera également My Space Music, qui reste la meilleure façon de dénicher du bon.
Donc, si vous voulez dénicher du bon, allez sur myspace. Si vous voulez dénicher du moins bon, voilà le mien : www.myspace.com/universparallele.
Ceci n'était pas un message publicitaire caché.
vendredi 24 octobre 2008
Dépressions vaines et inutiles #1
Moi, je me demande comment commencer un texte dans lequel je veux dire que je m'ennuie. Parce qu'en plus, c'est pas franchement drôle de parler d'ennui, on se fait chier assez rapidement.
Ou alors, je peux écrire un poème spirituel/politique/lyrique, ce genre de truc, mais un poème ça reste personnel, et en plus je suis pas chaud pour un poème. Et puis "poème" ça me fait penser à "poêle", donc à "poil", et du coup ça a une symbolique dégueulasse.
Je me rends compte, je cite, qu'il est "plus facile de se prostituer que de trouver du travail" (ouais, c'est cité de moi, je sais, c'est super stylé, merci, ouais, youpi, ah ah), qu'il est plus facile de trouver du travail que de rencontrer des gens intéressants, qu'il est plus facile de rencontrer des gens intéressants que de s'amuser dans la vie, et qu'il est plus facile de s'amuser dans la vie qu'être heureux.
Je me rends compte que je suis une grosse flemme. Je me rends compte d'autres trucs dont je ne parlerai pas ici, comme ça je reste mystérieux.
Ouais, en fait ça va pas en ce moment, quoi. Je sais, ça en dit pas long, mais en même temps, j'ai toujours insisté sur le fait que ce blog était personnel (d'ailleurs il n'est lu que par deux personnes, coucou les filles). Mais en même temps, s'il est personnel, ça ne sert à rien qu'il soit sur internet. Ca veut dire que je m'adresse quand même à du public, puisqu'en plus je soigne mon style. Donc ça veut dire que je devrais développer. Développons, ce qui permettra peut-être à quelques uns de porter un regard objectif sur leurs problèmes à eux et d'en trouver les solutions.
1. ennui, lassitude, symptômes avérés et reconnus de la déprime dite passagère : s'occuper.
2. difficulté à rencontrer du monde : faut que je prenne plus de douche, que je m'habille chez Jules, que j'aille en boîte, et que je sois gentil.
3. manque d'objectif : faut que je trouve un objectif.
Voilà, voilà.
Ou alors, je peux écrire un poème spirituel/politique/lyrique, ce genre de truc, mais un poème ça reste personnel, et en plus je suis pas chaud pour un poème. Et puis "poème" ça me fait penser à "poêle", donc à "poil", et du coup ça a une symbolique dégueulasse.
Je me rends compte, je cite, qu'il est "plus facile de se prostituer que de trouver du travail" (ouais, c'est cité de moi, je sais, c'est super stylé, merci, ouais, youpi, ah ah), qu'il est plus facile de trouver du travail que de rencontrer des gens intéressants, qu'il est plus facile de rencontrer des gens intéressants que de s'amuser dans la vie, et qu'il est plus facile de s'amuser dans la vie qu'être heureux.
Je me rends compte que je suis une grosse flemme. Je me rends compte d'autres trucs dont je ne parlerai pas ici, comme ça je reste mystérieux.
Ouais, en fait ça va pas en ce moment, quoi. Je sais, ça en dit pas long, mais en même temps, j'ai toujours insisté sur le fait que ce blog était personnel (d'ailleurs il n'est lu que par deux personnes, coucou les filles). Mais en même temps, s'il est personnel, ça ne sert à rien qu'il soit sur internet. Ca veut dire que je m'adresse quand même à du public, puisqu'en plus je soigne mon style. Donc ça veut dire que je devrais développer. Développons, ce qui permettra peut-être à quelques uns de porter un regard objectif sur leurs problèmes à eux et d'en trouver les solutions.
1. ennui, lassitude, symptômes avérés et reconnus de la déprime dite passagère : s'occuper.
2. difficulté à rencontrer du monde : faut que je prenne plus de douche, que je m'habille chez Jules, que j'aille en boîte, et que je sois gentil.
3. manque d'objectif : faut que je trouve un objectif.
Voilà, voilà.
dimanche 12 octobre 2008
Réflexions vaines et inutiles #2
Moi, j'aime bien la bédé. J'aime bien Lewis Trondheim, aussi. Enfin, j'aime pas mal ce qui se fait sur le net, que ce soit des planches à la va-vite ou des quotidiennes.
Mais voilà, moi je sais pas dessiner. Alors c'est vrai qu'avec les mots, on peut raconter pas mal de choses, mais ça vaudra jamais une bonne case de bédé. Du moins, dans l'idée que j'ai de raconter des histoires inutiles grâce au dessin.
Je pourrais apprendre à dessiner, mais je n'y arriverai pas. D'ailleurs, ce sont toujours les droitiers qui dessinent le mieux. Les gauchers sont plus branchés musique, écriture, sport, ou rien du tout.
Alors, je pourrais devenir droitier, mais j'y arriverai pas. Parce qu'en fait, si j'avais voulu le devenir, j'aurais dû m'y mettre dès le début, et puis de toute façon les droitiers ne savent que dessiner ou être prof. Y a que les profs de sport qui sont gauchers.
Mais c'est vrai qu'être prof de sport ça peut être sympa.
... mais qu'est-ce que je raconte, moi ?
Enfin bref, je suis totalement bloqué. Soit je me mets à vendre mon corps et je me paie des cours de bédé avec les gains, mais il faut aussi que je prenne des cours de chant, et puis j'ai la fac', et la bouffe, le papier toilette et la bière à payer. Vendre mon corps, ça me rapporterait pas assez.
Ou alors, je pourrais devenir ami avec une vieille, la tuer dans son sommeil, et empocher le legs qu'elle m'aurait donné par le biais de son testament. Ouais, mais nan, ça prendrait trop de temps, surtout qu'une vieille c'est long à comprendre.
En même temps, est-ce que j'ai besoin d'argent ? Je peux aussi me débarasser de tous les problèmes typiquement humain, faire corps avec la nature et mourir d'une grippe.
Ouais, mais mourir d'une grippe, c'est la honte quand même. Donc ça, c'est pas possible.
Et puis merde, je sais même pas ce qui est possible. C'est possible de vous emprunter ceci, c'est possible d'utiliser vos toilettes, c'est possible, GNA, GNA, GNAA.
Ah, j'ai une idée. Je me prostitue, comme ça je me fais repérer par un producteur de film porno ; j'en réalise la musique tout en jouant dedans, je tombe sur une actrice qui sait dessiner et qui m'apprend, puis je fais fantasmer les vieilles quand le film passe à la télé, du coup y en a une qui me file son legs (et son corps, échange de bon procédés même s'ils sont vieux), ensuite je joue un prof de sport dans un film indépendant super stylé genre "Entre les Murs", le truc trop contemporain que personne ira voir, mais que les gens qui l'auront vu ils se diront "je suis trop culturé d'être allé voir ce truc, même si j'ai rien compris" et même qu'après ils demanderont à tous leurs amis "tu l'as vu ce film ? Nan ? Ah, ben tu rates un truc, t'es pas très culturé toi !", tu vois, quoi, enfin voilà, et puis après je m'enfuis sur une île déserte pour finir mes jours, en ayant bien pris soin de devenir droitier et d'emporter assez de provisions pour ne pas avoir à manger des fruits pourris qui filent la grippe.
... ben voilà, c'était pas compliqué.
Mais voilà, moi je sais pas dessiner. Alors c'est vrai qu'avec les mots, on peut raconter pas mal de choses, mais ça vaudra jamais une bonne case de bédé. Du moins, dans l'idée que j'ai de raconter des histoires inutiles grâce au dessin.
Je pourrais apprendre à dessiner, mais je n'y arriverai pas. D'ailleurs, ce sont toujours les droitiers qui dessinent le mieux. Les gauchers sont plus branchés musique, écriture, sport, ou rien du tout.
Alors, je pourrais devenir droitier, mais j'y arriverai pas. Parce qu'en fait, si j'avais voulu le devenir, j'aurais dû m'y mettre dès le début, et puis de toute façon les droitiers ne savent que dessiner ou être prof. Y a que les profs de sport qui sont gauchers.
Mais c'est vrai qu'être prof de sport ça peut être sympa.
... mais qu'est-ce que je raconte, moi ?
Enfin bref, je suis totalement bloqué. Soit je me mets à vendre mon corps et je me paie des cours de bédé avec les gains, mais il faut aussi que je prenne des cours de chant, et puis j'ai la fac', et la bouffe, le papier toilette et la bière à payer. Vendre mon corps, ça me rapporterait pas assez.
Ou alors, je pourrais devenir ami avec une vieille, la tuer dans son sommeil, et empocher le legs qu'elle m'aurait donné par le biais de son testament. Ouais, mais nan, ça prendrait trop de temps, surtout qu'une vieille c'est long à comprendre.
En même temps, est-ce que j'ai besoin d'argent ? Je peux aussi me débarasser de tous les problèmes typiquement humain, faire corps avec la nature et mourir d'une grippe.
Ouais, mais mourir d'une grippe, c'est la honte quand même. Donc ça, c'est pas possible.
Et puis merde, je sais même pas ce qui est possible. C'est possible de vous emprunter ceci, c'est possible d'utiliser vos toilettes, c'est possible, GNA, GNA, GNAA.
Ah, j'ai une idée. Je me prostitue, comme ça je me fais repérer par un producteur de film porno ; j'en réalise la musique tout en jouant dedans, je tombe sur une actrice qui sait dessiner et qui m'apprend, puis je fais fantasmer les vieilles quand le film passe à la télé, du coup y en a une qui me file son legs (et son corps, échange de bon procédés même s'ils sont vieux), ensuite je joue un prof de sport dans un film indépendant super stylé genre "Entre les Murs", le truc trop contemporain que personne ira voir, mais que les gens qui l'auront vu ils se diront "je suis trop culturé d'être allé voir ce truc, même si j'ai rien compris" et même qu'après ils demanderont à tous leurs amis "tu l'as vu ce film ? Nan ? Ah, ben tu rates un truc, t'es pas très culturé toi !", tu vois, quoi, enfin voilà, et puis après je m'enfuis sur une île déserte pour finir mes jours, en ayant bien pris soin de devenir droitier et d'emporter assez de provisions pour ne pas avoir à manger des fruits pourris qui filent la grippe.
... ben voilà, c'était pas compliqué.
samedi 11 octobre 2008
Réflexions vaines et inutiles #1
Quand on me dit que la cigarette tue lentement, je réponds qu'il vaut mieux vivre intensément et mourir jeune plutôt que se tuer à ne rien faire.
C'est l'un des nouveaux faits de société, de ceux qui animent les foules, bla bla. Après les séropositifs, les homosexuels, les noirs, les athées, voilà le tour des fumeurs. Quel vice ! Si je demande à l'Etat son avis sur la question, il me répondra que Marianne ne fume pas, que fumer tue, que le tabagisme passif, que ceci, que cela, et qu'il faut éradiquer les fumeurs.
Le nouveau délire en date de nos politiques va encore plus loin... en juin 2008, et de façon très discrète, une proposition de loi a interdit la cigarette dans une voiture, en présence d'un mineur de moins de seize ans (1). Alors, faut qu'on m'explique : la cigarette pollue, mais pas la voiture ? Le nuage de pollution qui flotte au-dessus de Paris est un paradis pour nos poumons ?
Maaais non, les mineurs de moins de seize ans ne DOIVENT pas fumer... d'ailleurs, ils ne devraient pas sortir le soir, se coucher après 22h, manger gras/sucré/salé/tout court, avoir des relations sexuelles, rire, parler, réfléchir.
M'enfin, après 16 ans, ça va, la fumée n'est plus un danger. En fait, non, l'adolescent a le choix ! Il peut ainsi décider de monter ou non avec un fumeur, ou encore décider de vivre dans une bulle stérile tout au long de sa vie, de ne pas sortir de chez lui, et de ne pas regarder TF1, et puis aussi de ne pas téléphoner, parce que téléphoner tue, et puis en fait, tout tue.
On observe, depuis plusieurs années la naissance d'un nouveau concept : le capital santé. Vivre sainement, vivre mieux, vivre vieux, se lever à 7h pour se coucher après le nanard de 21h, respecter ses voisins et boycotter le MacDo. Par contre, un verre de rouge deux fois par jour, c'est bon pour le corps.
Quant à l'Etat, il surveille gentiment et naïvement ce peuple docile et travailleur. Tuez-vous à la tâche, le travail, c'est la santé, ce genre de truc.
Un monde de vieux, voilà ce qu'il nous faut. Mais des vieux non-fumeurs.
(1) http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0986.asp
C'est l'un des nouveaux faits de société, de ceux qui animent les foules, bla bla. Après les séropositifs, les homosexuels, les noirs, les athées, voilà le tour des fumeurs. Quel vice ! Si je demande à l'Etat son avis sur la question, il me répondra que Marianne ne fume pas, que fumer tue, que le tabagisme passif, que ceci, que cela, et qu'il faut éradiquer les fumeurs.
Le nouveau délire en date de nos politiques va encore plus loin... en juin 2008, et de façon très discrète, une proposition de loi a interdit la cigarette dans une voiture, en présence d'un mineur de moins de seize ans (1). Alors, faut qu'on m'explique : la cigarette pollue, mais pas la voiture ? Le nuage de pollution qui flotte au-dessus de Paris est un paradis pour nos poumons ?
Maaais non, les mineurs de moins de seize ans ne DOIVENT pas fumer... d'ailleurs, ils ne devraient pas sortir le soir, se coucher après 22h, manger gras/sucré/salé/tout court, avoir des relations sexuelles, rire, parler, réfléchir.
M'enfin, après 16 ans, ça va, la fumée n'est plus un danger. En fait, non, l'adolescent a le choix ! Il peut ainsi décider de monter ou non avec un fumeur, ou encore décider de vivre dans une bulle stérile tout au long de sa vie, de ne pas sortir de chez lui, et de ne pas regarder TF1, et puis aussi de ne pas téléphoner, parce que téléphoner tue, et puis en fait, tout tue.
On observe, depuis plusieurs années la naissance d'un nouveau concept : le capital santé. Vivre sainement, vivre mieux, vivre vieux, se lever à 7h pour se coucher après le nanard de 21h, respecter ses voisins et boycotter le MacDo. Par contre, un verre de rouge deux fois par jour, c'est bon pour le corps.
Quant à l'Etat, il surveille gentiment et naïvement ce peuple docile et travailleur. Tuez-vous à la tâche, le travail, c'est la santé, ce genre de truc.
Un monde de vieux, voilà ce qu'il nous faut. Mais des vieux non-fumeurs.
(1) http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0986.asp
samedi 13 septembre 2008
Le bon, la brute et le truand
On me reproche beaucoup de choses.
On me reproche d'être égoïste, narcissique, égocentrique, d'être un flemmard de première, de ne pas mettre de lait dans mes céréales ; on me reproche de ne pas assez écouter, de ne pas assez parler, on me reproche de ne pas tout le temps être là, de ne pas avoir d'assez bonnes notes, on me reproche de travailler, de ne pas travailler, on me reproche beaucoup de choses.
Que voulez-vous, hé ! le monde n'est pas parfait. Il y aura toujours des gens "biens" et des gens "mauvais". Il y aura toujours des gens comme vous et des gens comme nous, les gentils et les méchants, les purs et les pourris.
Et on a beau être compréhensible et prêt à évoluer, rien n'y fait : on conserve toujours ses gênes de mauvais. On passe toujours pour le méchant.
Enfin, je suis peut-être méchant. Il le faut, non ? Soyez gentils de votre côté, altruiste and co, si ça vous plaît. Voyez votre vie comme un idéal à atteindre, considérez le reste du monde comme un troupeau à instruire. Ou encore mieux : voyez les autres comme des mentors, cherchez la connaissance, cherchez des amis, des bons moments, du rire et de la joie, inscrivez-vous au Club Med et apprenez les paroles du prochain tube de l'été.
En réalité, faites ce que vous voulez. Vraiment tout. Mais ne venez pas me reprocher d'être ce que je suis. Ne venez pas me reprocher de vivre pour moi, et de ne rien attendre de vous. Ne venez pas me reprocher d'afficher mes défauts, là où vous les cachez par hypocrisie. Ne venez pas me frapper par derrière. Démerdez-vous, je ferai de même.
Alors, oui, c'est sûr, on a tous besoin d'aide ; mais chacun différemment. Certains la demandent en permanence, plongés dans une vie en melting-pot. D'autres n'en ont que rarement besoin.
Ce n'est pas une question de fierté. Au contraire. Les gens naissent et grandissent, se forgent et évoluent. Ne pas vouloir reçevoir d'aide est le meilleur moyen de dire "laissez-moi me débrouiller, je ne veux pas vous embêter avec mes emmerdes, je vous appelle si je me plante".
Il est impossible pour quiconque d'affirmer vivre parfaitement. Tout le monde a le même nombre de qualités et de défauts. On les voit juste plus ou moins. Ca s'appelle généralement "l'art de l'hypocrisie" ou encore "l'art de la manipulation".
Pour savoir si vous êtes dans l'une ou l'autre de ces catégories, réfléchissez juste un petit peu : vous arrive-t-il de vous dire "ah, je suis trop fort, je dupe le monde entier !" ?
C'est très facile de critiquer les gens qui sont vrais. Très facile de couler tout ce qui passe en se prenant soi-même pour le sous-marin. Très facile de s'afficher en effaçant les autres.
Faites ce qu'il vous plaît. Mais sachez juste que s'acharner à manipuler le monde est le meilleur moyen de ne plus le voir.
Ceci n'était pas un coup de gueule, ni une attaque visant quelqu'un en particulier ; je mets mes pensées sur papier pour en rire dans quelques années. Que vous ayez lu ce texte ou pas, je m'en fous un peu.
M'enfin, bon.
On me reproche d'être égoïste, narcissique, égocentrique, d'être un flemmard de première, de ne pas mettre de lait dans mes céréales ; on me reproche de ne pas assez écouter, de ne pas assez parler, on me reproche de ne pas tout le temps être là, de ne pas avoir d'assez bonnes notes, on me reproche de travailler, de ne pas travailler, on me reproche beaucoup de choses.
Que voulez-vous, hé ! le monde n'est pas parfait. Il y aura toujours des gens "biens" et des gens "mauvais". Il y aura toujours des gens comme vous et des gens comme nous, les gentils et les méchants, les purs et les pourris.
Et on a beau être compréhensible et prêt à évoluer, rien n'y fait : on conserve toujours ses gênes de mauvais. On passe toujours pour le méchant.
Enfin, je suis peut-être méchant. Il le faut, non ? Soyez gentils de votre côté, altruiste and co, si ça vous plaît. Voyez votre vie comme un idéal à atteindre, considérez le reste du monde comme un troupeau à instruire. Ou encore mieux : voyez les autres comme des mentors, cherchez la connaissance, cherchez des amis, des bons moments, du rire et de la joie, inscrivez-vous au Club Med et apprenez les paroles du prochain tube de l'été.
En réalité, faites ce que vous voulez. Vraiment tout. Mais ne venez pas me reprocher d'être ce que je suis. Ne venez pas me reprocher de vivre pour moi, et de ne rien attendre de vous. Ne venez pas me reprocher d'afficher mes défauts, là où vous les cachez par hypocrisie. Ne venez pas me frapper par derrière. Démerdez-vous, je ferai de même.
Alors, oui, c'est sûr, on a tous besoin d'aide ; mais chacun différemment. Certains la demandent en permanence, plongés dans une vie en melting-pot. D'autres n'en ont que rarement besoin.
Ce n'est pas une question de fierté. Au contraire. Les gens naissent et grandissent, se forgent et évoluent. Ne pas vouloir reçevoir d'aide est le meilleur moyen de dire "laissez-moi me débrouiller, je ne veux pas vous embêter avec mes emmerdes, je vous appelle si je me plante".
Il est impossible pour quiconque d'affirmer vivre parfaitement. Tout le monde a le même nombre de qualités et de défauts. On les voit juste plus ou moins. Ca s'appelle généralement "l'art de l'hypocrisie" ou encore "l'art de la manipulation".
Pour savoir si vous êtes dans l'une ou l'autre de ces catégories, réfléchissez juste un petit peu : vous arrive-t-il de vous dire "ah, je suis trop fort, je dupe le monde entier !" ?
C'est très facile de critiquer les gens qui sont vrais. Très facile de couler tout ce qui passe en se prenant soi-même pour le sous-marin. Très facile de s'afficher en effaçant les autres.
Faites ce qu'il vous plaît. Mais sachez juste que s'acharner à manipuler le monde est le meilleur moyen de ne plus le voir.
Ceci n'était pas un coup de gueule, ni une attaque visant quelqu'un en particulier ; je mets mes pensées sur papier pour en rire dans quelques années. Que vous ayez lu ce texte ou pas, je m'en fous un peu.
M'enfin, bon.
Le Chat Noir (futur prix Goncourt - Renaudot - Peugeodot)
La vie n'est faite de rien. Que de néant et d'illusions. Les passants qui s'acharnent sur les trottoirs ne sont que des ombres en mouvance. Comme un trop-plein de lumière ; une lumière aveuglante, une croyance inutile et des peurs devenues espoir.
L'homme est la seule espèce à ne pas en avoir conscience. Caché derrière ses livres, il étudie la pluralité des espèces, la pollution, le savoir-vivre et la torture. Il ne voit pas ce qui se passe, il ne lève pas la tête pour lire la reliure. Tous ses bouquins sont marqués d'une croix noire.
"J'avoue m'être levé ce matin d'humeur massacrante. Quand j'ai ouvert les yeux, je n'ai vu que les murs blancs de ma chambre, rendus gris par l'obscurité. Une faible lumière perçait à travers la petite vitre entrouverte. Le genre de petite vitre derrière laquelle, la nuit, se cache toujours un monstre à tête de cul, ou une vieille aux dents jaunis. Sans la pomme, parce que Blanche-Neige n'habite plus ici.
Bref ; forcé de me lever, j'enfile quelques fringues et descends au rez-de-chaussée. Bon, si je te fais chier tu me le dis, ok ?
- Hm hm.
- Nan, parce que si c'est pour que tu me fasses la gueule après, c'est pas la peine.
- Ouais, nan, c'est bon, vas-y, j'écoute.
- Bon. Ok. Donc, je descends... t'écoute, hein ! donc, je descends, et là je tombe sur mon chat, qui dort au milieu du couloir. Je sais pas ce qu'il foutait là, mais il m'a encore plus foutu le cafard. Il me regardait avec ses deux yeux à la con, un truc du genre "bonne journée, je dors jusqu'à ce soir. Ron ron."
- Je vois le truc.
- Me coupe pas s'il te plaît, c'est déjà assez soûlant comme ça.
- Je te coupe pas, je te dis que je suis d'accord bordel.
- Ca sert à rien de me parler comme ça, et puis si c'est pour taper une gueulante, c'est pas la peine.
- C'est jamais la peine avec toi ! Prends la peine de te la donner, la peine !
- ... de quoi tu parles ? Arrête de jouer avec les mots, te cache pas derrière tes trucs de prof de français, là !
- Ouais, t'es juste trop con pour comprendre.
- Comprendre quoi ? Que t'es lourd avec tes conneries ?
- Mes conneries, c'est les miennes, je fais ce que je veux avec. Et si tu me trouves lourd, t'as qu'à te foutre assez loin de moi pour pas participer à mes conneries.
- Très bien."
Il s'en va, et personne ne sait pourquoi. L'homme fuit, abandonne ; trépasse. Pauvre homme, pauvre petit homme perdu dans la brume infinie de l'inconscient et de l'irrationnel, plongé au coeur d'une spirale de mensonges et de vice, pauvre petit homme, pauvre, pauvre, pauvre encore petit homme ! ô, toi qui suivais les étoiles, caressais les moutons et jouais avec les dauphins ! tu erres dans les couloirs sombre de l'errance, tu crois en les peintures de la croyance, et tu marches dans les traces de la marchance ! ...
... qu'est-ce que je commences à déconner moi !
Bon, bref, la morale de cette histoire, c'est qu'un chat ne doit jamais dormir au milieu d'un couloir. Bonne nuit les enfants !
jeudi 22 mai 2008
It's electrifying !
J'ai une révélation un peu bête à vous faire ; vous savez, le genre de truc qu'on avoue que bourré.
Bon, là, deux secondes, j'écrase un moustique et je reviens.
...
...
... voilà.
Bref, bon, oui, ah c'est vrai... ben... j'apprécie énormément Travolta.
Ouais, bon, c'est nul, m'enfin moi je le trouve vachement charismatique ce mec. Un p'tit air de moi sur les bords.
Et pour ceux qui l'auront deviné, tout ça n'était qu'une introduction. Ben ouais, je préfère ça à un "bonjour" ou à un "lol slt !".
Sinon, ça va, vous ?
Ouais, cool.
Ahem.
...
Hop, et là vous vous dites que j'ai rien à dire... sauf que non !
Vous vous dites que je vais vous pondre un truc trop métaphysique sur la life, ben non.
En fait, je suis juste là pour prendre de vos nouvelles. Hé, je suis altruiste : je suis dans la merde, vous passez me voir ! ben soyez dans la merde, et je viens voir si tout va bien !
Et pis sinon, quelques news pas très importantes : un déménagement à Lille en septembre, un permis vers juin/juillet, une grosse bite et un sens de l'humour en pleine décadence.
Donc je m'amuse bien. Vous remarquerez que la chronique "Concerts" a disparu... pas que j'aie arrêté de bouger, c'est juste que je manque de temps en ce moment. Oui, je le dis à chaque fois, mais à chaque fois j'en ai plus sur le dos.
Entre les p'tites merdes quotidiennes qu'on connaît tous ("signe tes papiers, "appelle ta banque", "envoie tes notes de frais", "range ta chambre"), les exams de S2 ratés (youhou !), un mois de juillet qui s'annonce taffant au possible (zzz...), je suis un peu mort.
Mais ça va, hein, je m'éclate bien. Heineken, Poliakov et Jean-Mouloud sont des bons potes.
Mais ils ne valent pas deux famille, la première composée d'un père têtu, d'une mère qui rit de poissons, d'une soeur qui parle que de cul, d'un beauf' bassiste assidu et d'une soeur qui grandit bien ; et la deuxième composée de Buddy Pine le drogué et de Ma mie la gothique.
En fait, ils ne valent rien, puisque toutes ces emmerdes font exprès de se mettre sur ma route.
Elles tombent du plafond et s'écrasent comme des flans qu'on retournerait en enlevant la bande d'alu du fond, essaie désespérement de me bloquer, mais elles comprennent pas qu'on n'arrête pas un type comme moi.
Pas un type qui a des gens derrière lui et des rêves plein la tête.
Pas un type qui peut parler, écrire, lire et vivre sans contraintes.
Et si c'était nous qui faisions tomber les flans du plafond ?
jeudi 29 novembre 2007
Fake Plastic Loves
C'est bizarre.
Ouais, c'est zarbe. L'inspiration, elle vient, elle passe, elle se lève, elle se couche, comme le soleil, le ciel, les oiseaux, et ta mère.
Y a des jours où ça déborde, y a des jours où ça brûle, y a des jours où c'est sec et mort.
Souvent, c'est plein de tristesse, et ça pleure. Aujourd'hui, c'est lumineux, ignorant, niais, idiot, mais ça rit.
L'inspiration, elle vient, elle part, mais au moins, quand elle est là, elle me fait vivre. Chelou sa mère la tepu.
Un p'tit coup de batterie, quelques souvenirs, et je suis parti loin, loin.
Un p'tit bar, un café, quelques rêves, et je ne suis plus là.
Putain.
Y a des jours où ça va pas, mais y a des jours où ça va. Et c'est là que j'ai besoin d'un appareil photo pour garder le souvenir d'un coeur heureux, une photo que je pourrai regarder quand il m'aura lâché.
Et puis je prendrai ma guitare, come on, dance around, jouant un peu, from me to you, pour mettre quelques notes sur cette photo.
On m'a dit un jour : "don't worry, life is easy". On me le répète souvent. Have you ever fly ? Let me teach you I do.
Vous savez, les copains, j'adore quand un texte devient niais au possible. Mais j'adore être inspiré, même si c'est pour vous raconter des cracks. Rien à foutre.
De toute manière, un jour, le ciel, là, vous le voyez ? ouais, ben ce ciel, ces étoiles, tout ça, tout ce que vous, tout ce que vous regardez avec vos yeux vides, moi je l'atteindrai, j'irai là haut, où bien le là-haut viendra à moi.
Je cherche pas à être sauvé, vous y arriverez pas. Je cherche juste à être inspiré, encore un peu. Inspiré pour dresser la mélodie qui me servira d'échelle, et je grimperai jusqu'à la lune, pas celle que vous pensez, mais celle dont parle l'autre, là. Ouaip.
Sinon, je kiffe les Bisounours.
Ouais, c'est zarbe. L'inspiration, elle vient, elle passe, elle se lève, elle se couche, comme le soleil, le ciel, les oiseaux, et ta mère.
Y a des jours où ça déborde, y a des jours où ça brûle, y a des jours où c'est sec et mort.
Souvent, c'est plein de tristesse, et ça pleure. Aujourd'hui, c'est lumineux, ignorant, niais, idiot, mais ça rit.
L'inspiration, elle vient, elle part, mais au moins, quand elle est là, elle me fait vivre. Chelou sa mère la tepu.
Un p'tit coup de batterie, quelques souvenirs, et je suis parti loin, loin.
Un p'tit bar, un café, quelques rêves, et je ne suis plus là.
Putain.
Y a des jours où ça va pas, mais y a des jours où ça va. Et c'est là que j'ai besoin d'un appareil photo pour garder le souvenir d'un coeur heureux, une photo que je pourrai regarder quand il m'aura lâché.
Et puis je prendrai ma guitare, come on, dance around, jouant un peu, from me to you, pour mettre quelques notes sur cette photo.
On m'a dit un jour : "don't worry, life is easy". On me le répète souvent. Have you ever fly ? Let me teach you I do.
Vous savez, les copains, j'adore quand un texte devient niais au possible. Mais j'adore être inspiré, même si c'est pour vous raconter des cracks. Rien à foutre.
De toute manière, un jour, le ciel, là, vous le voyez ? ouais, ben ce ciel, ces étoiles, tout ça, tout ce que vous, tout ce que vous regardez avec vos yeux vides, moi je l'atteindrai, j'irai là haut, où bien le là-haut viendra à moi.
Je cherche pas à être sauvé, vous y arriverez pas. Je cherche juste à être inspiré, encore un peu. Inspiré pour dresser la mélodie qui me servira d'échelle, et je grimperai jusqu'à la lune, pas celle que vous pensez, mais celle dont parle l'autre, là. Ouaip.
Sinon, je kiffe les Bisounours.
vendredi 23 novembre 2007
Everybody's gotta learn sometime
Wesh.
Je me rends compte que ça fait longtemps que je vous ai plus parlé de ma vie formidable et ô combien intéressante.
Eh ben, j'ai eu mon bac. Ouais, en passant sous le bureau, évidemment, mais c'est coule quand même. Tout en décrochant une p'tite mention AB, j'ai été embauché à Nord Eclair comme correspondant. Mot d'ordre : trouvons les chiens écrasés. Le taf reste quand même super enrichissant.
A côté de ça, je mange des chips. Ah, ben tiens, non, je suis rentré en fac. Lille 3, Lettres Modernes, option suçage de boules.
Là-bas, j'ai rencontré des joyeux drilles un peu cinglés avec qui on billarde (ndla : faire des billards) durant le blocus en buvant des cafés en jouant aux mots fléchés en jouant à action ou vérité en se tapant la honte. Lourd programme.
Surtout quand ces joyeux drilles sont en réalité une pouffiasse excentrique dégénérée droguée à "Guerre & Paix", une gothique serveuse délurée qui aime crier "amain" (ce qu'on n'a toujours pas compris, m'enfin), un chevelu qui danse à pieds nus et qui ressemble foutrement à Paul Léger des Fatals Picards, et un autre fumeur de trucs illicites qui est bizarre uniquement quand il est net.
Tout ce beau monde est donc bloqué, et ça, c'est explosif.
... euh, ouais, "explosif", ça veut rien dire de précis, juste pour le placer.
Ahem. Vala. La prochaine fois, je vous raconte comment j'ai capturé mon premier chips. En attendant, go to the dodo (ils m'ont surnommé "le premier de classe", donc je vais me coucher avant 23h, na).
Je me rends compte que ça fait longtemps que je vous ai plus parlé de ma vie formidable et ô combien intéressante.
Eh ben, j'ai eu mon bac. Ouais, en passant sous le bureau, évidemment, mais c'est coule quand même. Tout en décrochant une p'tite mention AB, j'ai été embauché à Nord Eclair comme correspondant. Mot d'ordre : trouvons les chiens écrasés. Le taf reste quand même super enrichissant.
A côté de ça, je mange des chips. Ah, ben tiens, non, je suis rentré en fac. Lille 3, Lettres Modernes, option suçage de boules.
Là-bas, j'ai rencontré des joyeux drilles un peu cinglés avec qui on billarde (ndla : faire des billards) durant le blocus en buvant des cafés en jouant aux mots fléchés en jouant à action ou vérité en se tapant la honte. Lourd programme.
Surtout quand ces joyeux drilles sont en réalité une pouffiasse excentrique dégénérée droguée à "Guerre & Paix", une gothique serveuse délurée qui aime crier "amain" (ce qu'on n'a toujours pas compris, m'enfin), un chevelu qui danse à pieds nus et qui ressemble foutrement à Paul Léger des Fatals Picards, et un autre fumeur de trucs illicites qui est bizarre uniquement quand il est net.
Tout ce beau monde est donc bloqué, et ça, c'est explosif.
... euh, ouais, "explosif", ça veut rien dire de précis, juste pour le placer.
Ahem. Vala. La prochaine fois, je vous raconte comment j'ai capturé mon premier chips. En attendant, go to the dodo (ils m'ont surnommé "le premier de classe", donc je vais me coucher avant 23h, na).
vendredi 8 juin 2007
Connard
Comme, je suis un connard, j'ai créé un Myspace pour mettre mes conneries. Normal, quoi.
... ah, l'adresse : Univers Parallèle
Sinon, j'ai mon p'tit Polo, le mec de ma soeur, qui participe à un concours à la con, mais pour gagner une caisse. Si vous vouliez bien voter pour son cul à cette adresse : Où est Polo ?
Merci pour lui.
... ah, l'adresse : Univers Parallèle
Sinon, j'ai mon p'tit Polo, le mec de ma soeur, qui participe à un concours à la con, mais pour gagner une caisse. Si vous vouliez bien voter pour son cul à cette adresse : Où est Polo ?
Merci pour lui.
dimanche 1 avril 2007
Dimanche
Bouh. Ahem, pas grand chose à dire ces derniers temps, pas grand chose à foutre en ligne, plus beaucoup de temps. On fait avec. Ouais, maintenant, je suis un ado blasé, ça fait plus classe que d'être un rebelle.
... je raconte vraiment n'imp. M'enfin, bon, je vous laisse en compagnie des Pagaies Roses, qui vous interprètent une reprise d'un célèbre morceau des Gros Nibards : ... euh, je connais pas le titre, en fait. C'est la surprise.
Putain, j'ai la quiche moi.
... je raconte vraiment n'imp. M'enfin, bon, je vous laisse en compagnie des Pagaies Roses, qui vous interprètent une reprise d'un célèbre morceau des Gros Nibards : ... euh, je connais pas le titre, en fait. C'est la surprise.
Putain, j'ai la quiche moi.
jeudi 15 février 2007
Vous allez aimer la Saint-Valentin !
Aujourd'hui, enfin, hier, c'était la Saint-Valentin.
Voilà mon message, destiné à tous les amoureux de ce monde.
Donc, bonne fête à la con, avec un coup de pied au cul.
Voilà mon message, destiné à tous les amoureux de ce monde.
Donc, bonne fête à la con, avec un coup de pied au cul.
mercredi 24 janvier 2007
Mélancolie
C'est marrant, tout ça, je trouve, tout ce qu'on penser, dire, regretter, et puis dire encore. Nan, y a pas à chercher, cette phrase veut rien dire. Ce soir, je suis dans une optique complètement dingue. En plus, j'ai le nez niqué, merci le rhume, et j'ai mal au crâne. Après 3h de cours, une leçon de conduite, 4h de BAFA pratique dans un CLSH, et un cours de gratte, la seule chose que je sache encore faire, c'est me moucher (et jouer au martyr, m'enfin, ça c'est normal). C'est comme la première phrase, j'envisage de me moucher, et puis je le fais, et puis je regrette, et puis je le fais encore. Ca fait mal.Voilà, vous venez de comprendre que j'étais complètement fou, et moi aussi à vrai dire. C'est pour cette raison que je préfère fermer ma gueule ce soir et vous proposer une ancienne nouvelle, un truc aussi dingue que moi, probablement. Et je viens de me moucher encore, putain. Manquerait plus que je fasse un complexe d'infériorité, et là je suis foutu. Et puis je vais prendre une douche, me foutre au pieu, et demain ça recommence, je me moucherai encore. A croire que la vie tourne autour de ça, et personne ne s'en était jamais rendu compte. Faut vraiment que je dorme, ça devient grave, putain. Bon, je vous laisse en compagnie d'un pavé sûrement bourré de fautes, et d'un truc à écouter en lisant le pavé, ça met dans l'ambiance. Sur ce, bonne soirée, tout ça, quoi, hm.
La Boucle d'Oreille
Nous étions quatre, discutant autour d'une table, légèrement gris mais d'humeur joyeuse en prévision du voyage que nous allions partager. C'était l'une de ces soirées d'été, chaude et lourde, remplie de la mélancolie des jours passés et de l'espoir de ceux qui arrivaient. Pierre prit alors la parole, en pointant l'index gauche dans une attitude digne et solenelle :" On discute, on discute... et on discute heureux ! Justement parce que nous sommes réunis ! Mais avez-vous déjà ressenti la solitude, l'horrible solitude qu'accompagne le silence ?"
Nous le regardions, incrédules mais amusés de le voir rouler des yeux et tenter d'articuler des phrases.
"Allons Pierre, commençais-je, pose ta bouteille et sors tes cartes."
Le jeune homme tourna la tête vers moi. La lueur de folie dans ses yeux s'était éteinte, et son visage était grave, comme marqué du poids d'un lourd secret. Il reprit :
"Je vais vous raconter une histoire, une histoire qui m'est réellement arrivé, bien que j'ai encore du mal à y croire, tant l'impression que ma raison m'a abandonné cette nuit-là est forte. Peut-être ne me croirez-vous pas, mais peu importe, je la garde en moi comme une maladie depuis trop d'années.
C'était il y a environ dix ans, une nuit d'hiver. Les derniers jours avaient été particulièrement froids, et un long manteau de neige s'était posé dans les moindres recoins de la forêt. Les animaux ne sortaient plus, et les hommes les imitaient, à l'image d'une longue hibernation que seules quelques parties de cartes et de chasse pouvaient stopper.
J'avais eu la chance d'avoir la garde du châlet de mon grand-oncle, un vieil homme honorable et généreux, qui avait dû s'absenter durant cette période pour un voyage humanitaire en Roumanie. Il m'avait laissé la garde de sa demeure, et m'avait fort troublé, en me recommandant, le jour de son départ, de ne pas me fier à mes sens, car, selon lui, "certaines choses étaient et d'autres n'étaient pas". Mais il avait confiance en moi. Il monta dans sa voiture, et démarra en trombe, comme apeuré, laissant une dernière tâche noire sur le paysage totalement blanc, à perte de vue. J'occupai mon temps simplement : le jour, je m'en allai skier, car son domaine était isolé, cotoyant seulement une immense forêt aux sapins grands et vigoureux, et je pouvais l'occuper à mon gré. Je rentrai en fin d'après-midi, à l'heure où le soleil, en se couchant, donne cette teinte orangée et mystique au ciel. Puis, le soir, je lisai ou écrivai, parfois jusque tard dans la nuit. Il n'y avait ni télévision, ni radio, ni téléphone. Seules l'eau et l'électricité étaient installées. J'étais donc totalement livré à moi-même, pour mon grand plaisir, car je préférai la solitude à la foule, qui m'angoissait et me rendait fou.
Une fois, par semaine, un ami de mon grand oncle me rendait visite par la seule route praticable traversant la forêt et menant, trente kilomètre plus loin, au premier village environnant. Il arrivait tôt le matin, sa camionnette chargée des vivres que je lui commandai lorsque j'allai en skiant au village, me saluait, déchargeait ses cartons, prenait sa paie et repartait. Puis je m'affairai, l'heure suivante, à tout rentrer et ranger, avant de m'écrouler sur un fauteuil, un sourire heureux aux lèvres.
Je vivai donc paisiblement, n'étant pas inquiet par les jours qui passaient, ayant pour seule compagnie quelques armoires remplies de livres plus ou moins vieux.
Or, un soir, alors que j'étais assis dans un imposant fauteuil, en face du feu qui brûlait dans l'antre de la cheminée, achevant Pierre et Jean, j'eus l'impression d'entendre un son distordu, comme une plainte, dans mon dos. Je sursautai et me retournai violemment : en face de moi, à l'autre bout du salon, la fenêtre qui menait au dehors s'ouvrit et claqua contre le mur. Je me levai, et la fermai, en me disant que le vent avait dû se jouer de moi. J'allai me coucher, et n'y pensai plus.
Pourtant, le lendemain, en revenant au chalet à la fin du journée, j'eus la désagréable surprise de constater que la même fenêtre, pourtant bien refermée la veille, était à nouveau ouverte. Une sensation de malaise naquit en moi au fur et à mesure que je m'en approchai. Les carreaux n'étaient pas brisés, et la poignée intacte, comme si on l'avait ouverte de l'intérieur. Je pénétrai dans la maison et jetai un coup d'oeil dans chaque pièce, dans chaque armoire, dans chaque tiroir. Rien n'avait disparu. Ce qui éveilla le plus ma curiosité, ce qui me troubla et m'apeura, ce furent les traces de neige, à moitié fondue, que je retrouvai un peu partout, et également sur mon lit, comme si quelqu'un s'y était assis.
Ce soir-là, je me couchai directement après avoir mangé, en ayant pris soin de bien fermer toutes les portes et fenêtres à double tour. Je m'allongeai dans mon lit, et j'éteignis la lumière. Je fixai ce que je pensais être le plafond, car l'obscurité était totale et je n'y voyais rien. Je me tournai sur le côté, mal à l'aise, n'entendant que le bruit des battements de mon coeur. Je finis néanmoins par trouver le sommeil, mais il fut de courte durée. Je rêvai que je marchai, seul, dans un endroit si noir que je ne distinguai même pas mes mains. Soudain, un vent énorme se leva, et je dû m'aggriper à un mur invisible pour ne pas tomber. J'ouvris les yeux.
La fenêtre de ma chambre était close, et le volet baissé, car les ténèbres étaient toujours présentes. Je respirai doucement, de soulagement, et j'eus soudain un long frisson glacé. J'avais l'impression que je n'étais pas seul dans ma chambre, et que quelqu'un était là, quelque part, tapi dans les ténèbres, me regardant. Mon coeur se mit à battre plus rapidement, dans ma poitrine, et c'est alors que je me rendis compte, avec terreur, que je ne l'entendais plus. Cela me rendit si nerveux que je me redressai dans mon lit et saisis l'interrupteur de ma lampe de chevet. J'appuyai. Rien ne se passa. Je réitérai, commençant à respirer plus difficilement, sans entendre le souffle de l'air qui passe dans les poumons. Je me levai et tentai d'allumer la lumière de ma chambre entière. Rien ne se passa. La poignée de la porte était bloquée.
Mon esprit devient trouble, et je sentis mes jambes défaillir. Quelqu'un était là, j'en étais persuadé, et cette personne me voulait du mal, et peut-être se trouvait-elle dans mon dos, prête à frapper. Je me retournai et émis un cri de terreur. J'eus l'impression qu'une fréquence aiguë venait d'atteindre mes oreilles, comme le ferait un son violent qui résonne dans la poitrine. Je me tus, ne me sentant plus la force de faire quoi que ce soit. Quelque chose se passa alors, quelque chose qui perturba tout ce en quoi je croyais, et probablement ma raison également. Ai-je rêvé ? J'aurai aimé, mais je ne peux le confirmer. Je n'entendais rien, ni même le sifflement provoqué par la défaillance des tympans. Puis, lentement, une fréquence sonore extrêmement élevée monta à mes oreilles, à la limite de l'ultra-son. Elle montait, doucement, prenait de l'ampleur, en même temps qu'une forme blanche se détachait du mur en face de moi. Je me plaquai à la porte, les yeux emplis de terreur, sentant mon coeur mourir dans ma poitrine. Au fur et à mesure que le son grandissait, le nuage blanc prenait l'allure d'une silhouette humaine, qui semblait naître de nul part.
Soudain, le bruit devint un cri, un cri extrêmement aigu, un cri féminin, un cri qui me déchira le coeur, et en quelque seconde la silhouette fut sur moi. J'eus le temps d'aperçevoir ce que je pense encore aujourd'hui être une femme, aux yeux noirs et à la bouche tordue dans une expression que nul homme ne peut imaginer, une femme qui se tint à quelque centimètres de mon visage, me regardant dans les yeux, les bras et jambes, flottant comme une longue traînée, semblant disparaître en lambeaux, qui traversaient le plancher. La pièce entière s'alluma et s'étint à nouveau, et je m'évanouis.
A mon réveil, il faisait jour. Ma chambre était vide, et la fenêtre ouverte, laissant la neige pénétrer à l'intérieur, s'étalant sur mon lit comme si elle voulait y dormir. J'entendais, enfin, j'entendais le bruit du vent, le bruit de la fenêtre qui claquait contre le mur, le bruit de mon coeur. L'armoire en face de la porte, là d'où Elle était sortie, était ouverte, et plusieurs livres gisaient à terre. Je m'en approchai, les jambes encore tremblantes, laissant ma raison devant la porte. Je jetai les livres restants à terre, dans un accès de fureur, et je touchai fébrilement le fond de l'armoire. Il sonnait creux. Sans en comprendre la cause, je le frappai violemment. Il céda, et quelque chose tomba à mes pieds. Je baissai les yeux et fus pris par une forte nausée. Je dus me retourner et vomir. C'était une oreille qui gisait par terre, une oreille percée, sur laquelle se trouvait encore une boucle d'oreille ovale, longue et rouge, une oreille noire et putride, une oreille de femme. Je la saisis, et m'enfuis à toute jambe, sans même penser à prendre mes skis, et je courai toute la journée à travers la forêt, laissant le châlet derrière moi, animé par la seule volonté d'atteindre le village avant la nuit.
J'y arrivai à l'heure où le soleil, en se couchant, donne cette teinte orangée au ciel, cette teinte de mort, de peur. Je m'élancai vers la première porte que je vis, et frappai de toute mes forces. Un vieil homme vint m'ouvrir, et me regarda, d'abord désemparé, puis effrayé, lorsque je pénétrai chez lui et me terrai dans un coin, comme un animal apeuré. Je passai plusieurs mois à l'asile, et le contact permanent des gens, plus ou moins sains, me fit retrouver la raison. Quelques mois plus tard, j'étais dehors.
C'était il y a dix ans, et depuis, je ne dors plus, ou je ne m'assoupis que pour cauchemarder. A l'heure actuelle, comme je vous l'ai dit, je ne sais pas si j'ai rêvé ou non, rêvé de cette femme, mais je me suis rappelé, quelques jours après cette horrible nuit, je me suis rappelé, dans un relent de mémoire, qu'à cette femme il manquait l'oreille gauche. Ne tentez pas d'imaginer la terreur qui m'a envahi à ce moment précis, car la peur, la vraie peur, l'homme ne la connaît pas. Un rythme cardiaque qui s'accélère, un frisson, ne sont que des réactions biologiques, et l'esprit, bien qu'inquiété, n'est pas apeuré. Non, la vraie peur est celle qui vous rend malade, celle qui vous trouble l'esprit, celle qui vous tue. Je l'ai connue, ce soir-là, et depuis, je la connais régulièrement, chaque nuit, terré sous mes couettes, attendant qu'Elle vienne, Elle, Elle, m'enserrer, pour récupérer ce que je lui ai pris."
Et, disant ses mots, il sortit de sa poche un écrin bleu sombre, qu'il ouvrit doucement. L'un de nous dû quitter la pièce. Dans cet écrin se tenait, posée sur un carré de soie blanche, une oreille, noire et ridée, percée d'une longue boucle d'oreille rouge, ovale, qui semblait avoir bénéficiée durant sa création d'un travail méthodique et passionné, tant les détails étaient nombreux et précis. Pierre referma l'écrin et le rangea nerveusement dans sa poche.
"En sortant de l'asile, reprit-il, j'ai pensé à consulter mon grand-oncle, car il devait probablement savoir ce qui s'était produit dans ce châlet qu'il avait habité depuis sa plus tendre enfance. C'est avec effroi que j'ai appris qu'on l'avait retrouvé mort, pendu dans sa chambre d'hôtel, les yeux convulsés, la langue violette, pendant au coin de la bouche, le visage en lui-même figé dans une telle expression de terreur que les médecins se demandèrent si c'était bien la corde qui l'avait tué. Il tenait un objet dans sa main gauche, mais les doigts l'enserrait si fortement qu'on dût les couper pour l'en dégager.
C'était une boucle d'oreille, une longue boucle d'oreille rouge de forme ovale. Je me suis renseigné, et j'ai appris que sa mort datait d'une nuit où le vent avait soufflé violemment, une nuit froide, précédée d'un coucher de soleil qui avait laissé le ciel orange et nuageux, la nuit où je devais découvrir moi aussi cette terrible chose qu'est la peur, cette peur qui me hante depuis, et qui me hantera probablement jusqu'à la mort."
Pierre saisit une bouteille, en avala plusieurs gorgées, la reposa sur la table, puis il laissa tomber sa tête sur le dossier de son fauteuil et ferma les yeux.
**************************
PS : si quelqu'un connaît un psychiatre compétent (et pas cher), merci de me laisser son adresse. Pas pour moi, pour un ami.mercredi 17 janvier 2007
Concerts, chapitre III : The Clerk + The Sunshine Underground + The Automatic
Monster. C'est le nom du morceau de The Automatic qui passe et repasse sur Europe2 et Le Mouv'. C'est aussi la principale raison pour laquelle je suis allé les voir. Verdict : ça gère. Petit résumé de la soirée.
Les membres de The Clerk qui tapent des poses
(on a pas idée de se foutre comme ça contre un mur)
nb : remarquez au passage le bassiste, à la masse, à gauche
On (moi + une naine bleue + une amie d'une naine bleue) arrive donc, à 20h, après 1h de vernissage à la con, dans la salle de concert. Le temps de se poser et de bouffer un sandwich que le premier groupe, Clerk, débarque sur scène. Au programme : un chanteur sosie de M (juste dans le physique, pas dans la voix, hein), une nana qui déborde de partout, un bassiste complètement nerveux et un batteur qui s'endort sur sa batterie. Rien de transcendant, mais ça fait passer le temps. Mention spéciale au bassiste, quand même, qui était bien trippant, avec mouvements saccadés et mimiques à la con à la clé.
Le bassiste, un taré comme on les aime
(qui bouffe des petits LU)
Les membres de The Clerk qui tapent des poses(on a pas idée de se foutre comme ça contre un mur)
nb : remarquez au passage le bassiste, à la masse, à gauche
Le bassiste, un taré comme on les aime(qui bouffe des petits LU)
En tout cas, chez The Clerk, ils aiment les riffs à deux accords, et ça se retrouve dans la majorité de leur compo, ou on enchaine accord A et accord B, en arpège ou en un peu plus bourrin. On remarquera aussi une grande importance donnée à la voix, au détriment de la guitare, qui manque un peu. Le gros point noir, c'est qu'ils sont assez peu présents sur scène (excepté pour la tuerie de bassiste), le chanteur est un peu coincé et la nana gratteuse manque de charme et de finesse, m'enfin. Bref, à écouter plus qu'à voir.
Liens : Clip : The Dissidents + leur site.
The Sunshine Underground, qui tapent aussi des poses
(je sais pas si vous avez remarqué, mais les groupes de rock prennent toujours
des photos avec un mur en arrière-plan)
Les Clerk quittent assez vite la scène, et puis viennent les trente minutes d'attente du groupe suivant, en l'occurence The Sunshine Underground, groupe anglais à la Arctic Monkeys, plus dans le style que dans la musique. Donc, après une demi-heure de squatt, on voit arriver un gars assez bourru, avec un sweat Adidas, style sac poubelle, et un autre, grand et chauve. Un batteur avec un manteau à l'anglaise s'asseoit sur son tabouret, et un gratteux à peu près normal chope son médiator. Et puis ils commencent à jouer, et ça c'est cool, parce qu'on était pas venu pour squatter. Dans un style plus rythmé que The Clerk, les membres de Sunshine Underground ont un jeu bien à eux, mélange de guitares aux tons secs et aux grosses distos, et d'une voix assez travaillée, qui va chercher des notes très haut, et qui se marie bien aux couplets rythmés et aux refrains plus bourrins. Pour ceux que ça intéresse, écoutez Put you in your place qui est vraiment sympa (oh oh oh oh, etc.).
On appréciera le gratteux au style assez particulier, notamment dans sa façon de tenir sa gratte, le bassiste et son doigté sur certains morceaux (et pas ailleurs, bande de morfales), et le batteur, parce qu'il avait une bonne gueule. Groupe assez atypique, qui devrait commencer à se faire connaître, pour peu que le chanteur dise autre chose que "hello" entre les morceaux... enfin, je me disais bien qu'un anglais, ça parlait pas français.
Ah, j'oubliais, mention spéciale à la métalleuse qui nous faisait son signe de métalleux, normal, quoi (qu'est-ce qu'elle aime dans la vie ? Réponse : Sataaaan) en gueulant et en pogotant toute seule, à son groupe de copine complètement à la masse, et au gars légèrement efféminé qui devenait dingue à chaque chanson, à tel point qu'on aurait dit une groupie.
Liens : Clip : Commercial Breakdown + leur site.
Et puis ils partent, dans un dernier "hello" du chanteur. Ensuite, encore 30 minutes d'attente, et finalement, les lumières s'éteignent, et le public fait "ooh", parce qu'il sert qu'à ça. Puis se lance un bruit d'échange de balles, comme une partie de ping-pong. Arrive ensuite un rythme derrière, et quatre jeunes chevelus débarquent sur scène. Quatre gars complètement malades.
The Automatic, avec, dans l'ordre : un monstre, littéralement, sur le synthé, puis un chanteur, bassiste, plutôt normal, en apparence, ensuite un guitariste rebelle avec une coiffure intéressante (un peu à la Bécassine au niveau des pointes, sympa) qui ressemble étrangement à un mayennais que je connais, et finalement un batteur, parce que sans batteur, on aurait du mal. Si, si, sans déconner.
Le groupe commence donc son show, et on se rend vite compte qu'on monte encore d'un cran dans le bourrinage, tant mieux. La nuance entre refrain et couplet devient plus floue, et les lignes de basses se suivent et se ressemblent. Ouais, le principal défaut du groupe, c'est qu'ils ont un style qui se répète assez, tant au niveau des rythmes que du chant... m'enfin, le principale qualité, c'est qu'ils sont géniaux sur scène.
Quitte à être malade sur scène, autant l'être dans la vie de tous les jours
(ici, le guedin du synthé, qui prépare un double kick
sur le pauvre gars qui l'a pris en photo)
Car le monstre du synthé est vraiment un malade. Du genre à s'accrocher à des barres à deux mètres de haut ou à lancer son micro en courant de gauche à droite de la scène. Donc, cette bête venue d'ailleurs, dès les premiers morceaux, est descendue dans la foule pour venir pogoter avec nous. Il s'arrête devant moi, je lui lance un "hé, man !", et on repart comme des brutes.
Ah, ouais, comment on passe d'une foule calme, bougeant juste la tête, à un pogo ? Ben, en réalité, au deuxième morceau du groupe, j'ai regardé la naine, et je lui ai dit : "bon, je crois qu'on va pouvoir commencer à pogoter, là.".
Et c'est ainsi que je m'élance dans la foule comme une fleur, pour me retrouver, deux minutes après, comme un gros con, tout seul au milieu de gens plus ou moins conciliants. Heureusement, deux autres gars me rejoignent et le truc est lancé.
Donc, je disais que le malade du synthé pogotait avec nous. On saute un peu, on bouscule par-ci par-là, on se fait virer par les connards de derrière qui s'étonnent de voir du mouvement dans un concert (mention spéciale au gars qui repoussait toujours doucement du poing quand on s'approchait de lui, excellent, et également au cassos qui, lorsque le malade du synthé lui demande si les français connaissent The Automatic, répond : "youhouuuuu" - et le fou de lever la tête, regarder le public, et reprendre "youhouuuu" en haussant les épaules d'un air de dire "ils parlent aussi bien anglais que nous français").
"Ben merde, je pensais qu'on était à un concert de Bach !
Josette, regarde-moi tous ces jeunes décadents qui bougent la tête !
Dieu ait pitié de leur âme !"
Liens : Clip : The Dissidents + leur site.
(je sais pas si vous avez remarqué, mais les groupes de rock prennent toujours
des photos avec un mur en arrière-plan)
Ca donne un mélange qui rend plutôt bien, et ça fait bouger, surtout avec des rythmes bien travaillés. On les sent déjà plus sur scène, à filer des binouzes aux premiers rangs (mention spéciale à la pseudo-goth qui en boit une gorgée et qui, après, dansait comme une cassos). Le gratteux chanteur est bien dans son trip, à taper, à genoux, comme une brute sur des cloches, à essayer de les dévisser avec des baguettes, le micro autour du cou, ou encore à gueuler jusqu'à qu'il ne ressemble plus à rien. Du bon gros son, donc.
On appréciera le gratteux au style assez particulier, notamment dans sa façon de tenir sa gratte, le bassiste et son doigté sur certains morceaux (et pas ailleurs, bande de morfales), et le batteur, parce qu'il avait une bonne gueule. Groupe assez atypique, qui devrait commencer à se faire connaître, pour peu que le chanteur dise autre chose que "hello" entre les morceaux... enfin, je me disais bien qu'un anglais, ça parlait pas français.
Ah, j'oubliais, mention spéciale à la métalleuse qui nous faisait son signe de métalleux, normal, quoi (qu'est-ce qu'elle aime dans la vie ? Réponse : Sataaaan) en gueulant et en pogotant toute seule, à son groupe de copine complètement à la masse, et au gars légèrement efféminé qui devenait dingue à chaque chanson, à tel point qu'on aurait dit une groupie.
Liens : Clip : Commercial Breakdown + leur site.
Et puis ils partent, dans un dernier "hello" du chanteur. Ensuite, encore 30 minutes d'attente, et finalement, les lumières s'éteignent, et le public fait "ooh", parce qu'il sert qu'à ça. Puis se lance un bruit d'échange de balles, comme une partie de ping-pong. Arrive ensuite un rythme derrière, et quatre jeunes chevelus débarquent sur scène. Quatre gars complètement malades.
The Automatic, avec, dans l'ordre : un monstre, littéralement, sur le synthé, puis un chanteur, bassiste, plutôt normal, en apparence, ensuite un guitariste rebelle avec une coiffure intéressante (un peu à la Bécassine au niveau des pointes, sympa) qui ressemble étrangement à un mayennais que je connais, et finalement un batteur, parce que sans batteur, on aurait du mal. Si, si, sans déconner.
Le groupe commence donc son show, et on se rend vite compte qu'on monte encore d'un cran dans le bourrinage, tant mieux. La nuance entre refrain et couplet devient plus floue, et les lignes de basses se suivent et se ressemblent. Ouais, le principal défaut du groupe, c'est qu'ils ont un style qui se répète assez, tant au niveau des rythmes que du chant... m'enfin, le principale qualité, c'est qu'ils sont géniaux sur scène.
Quitte à être malade sur scène, autant l'être dans la vie de tous les jours(ici, le guedin du synthé, qui prépare un double kick
sur le pauvre gars qui l'a pris en photo)
Ah, ouais, comment on passe d'une foule calme, bougeant juste la tête, à un pogo ? Ben, en réalité, au deuxième morceau du groupe, j'ai regardé la naine, et je lui ai dit : "bon, je crois qu'on va pouvoir commencer à pogoter, là.".
Et c'est ainsi que je m'élance dans la foule comme une fleur, pour me retrouver, deux minutes après, comme un gros con, tout seul au milieu de gens plus ou moins conciliants. Heureusement, deux autres gars me rejoignent et le truc est lancé.
Donc, je disais que le malade du synthé pogotait avec nous. On saute un peu, on bouscule par-ci par-là, on se fait virer par les connards de derrière qui s'étonnent de voir du mouvement dans un concert (mention spéciale au gars qui repoussait toujours doucement du poing quand on s'approchait de lui, excellent, et également au cassos qui, lorsque le malade du synthé lui demande si les français connaissent The Automatic, répond : "youhouuuuu" - et le fou de lever la tête, regarder le public, et reprendre "youhouuuu" en haussant les épaules d'un air de dire "ils parlent aussi bien anglais que nous français").
"Ben merde, je pensais qu'on était à un concert de Bach !Josette, regarde-moi tous ces jeunes décadents qui bougent la tête !
Dieu ait pitié de leur âme !"
Nous voilà donc partis pour une fin de concert qui s'annonce intéressante. Les morceaux s'enchaînent, et on arrive enfin à celui tant attendu. Pas besoin d'entendre les premières notes, les cris des groupies citées plus haut annonce directement la couleur. Monster. Malheureusement, vu le public, le slam est à proscrire. C'est donc dans un pogo nuancé que nous vivrons cette chanson, et putain, cette phrase est vraiment classe. On bourrine, donc, et je suis surpris de voir à quel point leur interprétation est fidèle à l'originale. Pour peu, on aurait dit un playback (suffit d'enlever la pluie de postillons du chanteur et ça marche). Ils jouent encore quelques morceaux, le temps de s'achever, et disparaissent, pour finalement revenir pour un dernier titre, sur lequel le malade du synthé reviendra dans le public, mais là carrément au centre de la salle (m'étonnerait pas qu'il ait choqué les vieux catho du coin, tiens), et puis il revient vers nous et on pogote une dernière fois, avant de vibrer sur les dernières notes, et de s'en aller, trempés, dans la nuit froide et silencieuse, comparée à la salle chaude et bruyante qui a accueullie, l'espace d'une soirée, trois groupes aux couleurs atypiques et qui ne se gênent pas pour affirmer leur style, surtout en sautant partout.
Jolie métaphore, tiens, on dirait presque une critique sérieuse.
Les enfants,
le prochain chapitre portera sûrement sur Aaron,
ou The Blood Arm, ou bien je serai mort - ou sourd - avant.
En attendant, veillez à bien fermer vos portes
et à ne pas parler aux inconnus.
C'est bien.
PS : voilà, voilà, une soirée intéressante, si on exclut les connards qui s'étonnent de voir du mouvement dans une salle de concert. Groupes à voir, surtout pour les deux derniers - le premier étant sûrement meilleur à l'écoute chez soi. Ne vous étonnez pas si vous en entendez parler dans les mois qui viennent, y a du potentiel. Sur ces belles paroles, je vais au pieu, en pensant à tous ceux qui bossent demain, aaah. Hm, oui, pas cours ce jeudi, merci au Salon du Pige... de l'Etudiant. Hu.
Liens : Live : Monster + leur site.
Les enfants,
le prochain chapitre portera sûrement sur Aaron,
ou The Blood Arm, ou bien je serai mort - ou sourd - avant.
En attendant, veillez à bien fermer vos portes
et à ne pas parler aux inconnus.
C'est bien.
PS : voilà, voilà, une soirée intéressante, si on exclut les connards qui s'étonnent de voir du mouvement dans une salle de concert. Groupes à voir, surtout pour les deux derniers - le premier étant sûrement meilleur à l'écoute chez soi. Ne vous étonnez pas si vous en entendez parler dans les mois qui viennent, y a du potentiel. Sur ces belles paroles, je vais au pieu, en pensant à tous ceux qui bossent demain, aaah. Hm, oui, pas cours ce jeudi, merci au Salon du Pige... de l'Etudiant. Hu.lundi 4 décembre 2006
Concerts, chapitre II : Dionysos + "Bubblies"
Après Phoenix le 20 octobre, j'étais assez motivé pour retrouver les pogos et les slams excités (rrrr) de Dionysos. C'est donc en compagnie d'un chevelu hippie blond, d'une naine bleue, d'une autre hippie doctoresse, et d'un homonyme que je suis arrivé dans la salle de l'Aéronef de Lille et ses deux étages, espérant connaître la liesse et l'excitation connue au Grand Mix. Putain, elle tue cette intro.
Donc, on arrive dans la salle, avec Sim', Eve, Mow, et Paulo, et on tombe directement sur une vraie tuerie : Thierry. Oui, Thierry. Je sais, c'est dur à croire, mais c'est pourtant la réalité... ah, qui c'est ? Ben, un cassos. D'où une phrase culte : "ouais, si y a trop de secousses je monte à l'étage hein".

Bon, après ce petit quart d'heure de détente, on était assez motivé... enfin, avec quelques réserves quand même, surtout quand on a su que la première partie s'appelait "Bubblies"... encore une connerie à la Superbus, qu'on s'est dit (non, pas français, mais moi parler belge)... ben on avait tout bon. Un guitariste cassos, une bassiste qui jouait des lignes bidons au médiator, un batteur bien jeune, et, comble, une nana complètement déchirée au synthé, du genre Mario avec sa salopette bleue passé à la javelle... qui était sur scène pour faire trois notes sur chaque morceau (mention spéciale au "tu tu tu tu", qui a marqué les esprits), et qui donc ne servait à rien à part faire marrer le public. Bubblies, un groupe à éviter, donc.
Ils nous auront néanmoins permis de lancer une grosse vague de pogos dans ce public endormi, ce qui a permis de réveiller un peu les esprits et de créer une petite zone de vie. Eeeeh, ouais, je sais. Dionysos prend son temps, finit de mettre son dernier cru en bouteille, et arrive finalement après un appel motivé du public... et là, doute : d'après ce qu'on vient d'en voir, la foule est merdique... on va encore se retrouver à trois à bouger ?... ben nan, quelques notes, et c'est parti, les bonnes grosses "vagues" dionysosiennes, les pogos de malades, les slams... la foule est contente, l'intro est réussie. Youpi.
Et puis, une ligne de basse... Giant Jack. Et c'est là que ça démarre vraiment, avec 2h environ de pur concert. Je pourrai pas trop développer, étant donné que je quasiment pas Dionysos (faut toujours que j'écoute leur CD d'ailleurs... hm), mais c'était aussi bon qu'au Grand Mix, avec un groupe toujours aussi puissant, un gros son de basse, et un chanteur au centre du truc.
Mention spéciale à Matthias, d'ailleurs, puisque c'est lui qui permet que ces concerts soient si animés, il est le noyau, et les autres tournent autour, il donne la mesure, démarre, arrête les morceaux, saute, tombe, et slame de la scène jusqu'au deuxième étage (y compris dans les escaliers, excellent) de l'aéronef pour relancer le public dans les dernières minutes du concert...

"I am scared by Giant Jack", lance le gars affublé de lunettes à une foule silencieuse et attentive... et puis un gros "Giant Jack is on my back", et la machine redémarre, la foule est tout de suite moins attentive, en fait, et on en arrive aux pogos et slams... en parlant de slam, je crois bien avoir battu mon record de durée en l'air, avec au moins une minute sur Song for Jedi... un des meilleurs de ma vie, si ce n'est le meilleur. Ouais, j'en arrive même à faire des classements de slams, chui complètement dingue. Je précise que ceux sur les haies à côté de chez Sim' ne comptent pas, hein. Sans déconner, c'est du bon, sa mère la teup'.
Bon, on continue dans les slams, avec le guitariste et le bassiste également sur les mains, toujours sympa le petit contact. Ils sont vraiment partis en trips à plusieurs moments, avec un Matthias qui se met à imiter un DJ, qui raconte pas mal de vannes sur les autres membres du groupe, qui déballe des trucs à la con (I kiss you, I kiss you, I kiss you, I FUCK you... ok), et qui revient comme d'hab à la fin avec son petit harmonica pour relancer la foule une dernière fois, comme un dernier volupte de fumée qui disparaît dans l'air. Pas mal comme métaphore, tiens.
A part ça, concert passé dans les premiers rangs, et il fait bien chaud... à tel point qu'on fumait aux chiottes... enfin, c'est nous qui fumions, pas des garots. C'est assez drôle. Ah ah. Non, en fait c'est pas trop drôle, mais ça me fait marrer quand même. A croire que j'aime ça.
Sorti du concert, les jambes en compotes (incapable de marcher), le bras gauche ankylosé (à force de le maintenir en l'air... j'ai bien dit "le bras", hm), un mal de crâne énorme, trempé et avec pour seul rempart contre le froid un T-shirt mouillé aussi... autant dire qu'on a bien caillé, et que ça puait bien dans la voiture... encore un coup de Eve, ça. Les filles, 'vous jure, aucune hygiène.
Donc, on arrive dans la salle, avec Sim', Eve, Mow, et Paulo, et on tombe directement sur une vraie tuerie : Thierry. Oui, Thierry. Je sais, c'est dur à croire, mais c'est pourtant la réalité... ah, qui c'est ? Ben, un cassos. D'où une phrase culte : "ouais, si y a trop de secousses je monte à l'étage hein".

Bon, après ce petit quart d'heure de détente, on était assez motivé... enfin, avec quelques réserves quand même, surtout quand on a su que la première partie s'appelait "Bubblies"... encore une connerie à la Superbus, qu'on s'est dit (non, pas français, mais moi parler belge)... ben on avait tout bon. Un guitariste cassos, une bassiste qui jouait des lignes bidons au médiator, un batteur bien jeune, et, comble, une nana complètement déchirée au synthé, du genre Mario avec sa salopette bleue passé à la javelle... qui était sur scène pour faire trois notes sur chaque morceau (mention spéciale au "tu tu tu tu", qui a marqué les esprits), et qui donc ne servait à rien à part faire marrer le public. Bubblies, un groupe à éviter, donc.
Ils nous auront néanmoins permis de lancer une grosse vague de pogos dans ce public endormi, ce qui a permis de réveiller un peu les esprits et de créer une petite zone de vie. Eeeeh, ouais, je sais. Dionysos prend son temps, finit de mettre son dernier cru en bouteille, et arrive finalement après un appel motivé du public... et là, doute : d'après ce qu'on vient d'en voir, la foule est merdique... on va encore se retrouver à trois à bouger ?... ben nan, quelques notes, et c'est parti, les bonnes grosses "vagues" dionysosiennes, les pogos de malades, les slams... la foule est contente, l'intro est réussie. Youpi.
Et puis, une ligne de basse... Giant Jack. Et c'est là que ça démarre vraiment, avec 2h environ de pur concert. Je pourrai pas trop développer, étant donné que je quasiment pas Dionysos (faut toujours que j'écoute leur CD d'ailleurs... hm), mais c'était aussi bon qu'au Grand Mix, avec un groupe toujours aussi puissant, un gros son de basse, et un chanteur au centre du truc.
Mention spéciale à Matthias, d'ailleurs, puisque c'est lui qui permet que ces concerts soient si animés, il est le noyau, et les autres tournent autour, il donne la mesure, démarre, arrête les morceaux, saute, tombe, et slame de la scène jusqu'au deuxième étage (y compris dans les escaliers, excellent) de l'aéronef pour relancer le public dans les dernières minutes du concert...

"I am scared by Giant Jack", lance le gars affublé de lunettes à une foule silencieuse et attentive... et puis un gros "Giant Jack is on my back", et la machine redémarre, la foule est tout de suite moins attentive, en fait, et on en arrive aux pogos et slams... en parlant de slam, je crois bien avoir battu mon record de durée en l'air, avec au moins une minute sur Song for Jedi... un des meilleurs de ma vie, si ce n'est le meilleur. Ouais, j'en arrive même à faire des classements de slams, chui complètement dingue. Je précise que ceux sur les haies à côté de chez Sim' ne comptent pas, hein. Sans déconner, c'est du bon, sa mère la teup'.
Bon, on continue dans les slams, avec le guitariste et le bassiste également sur les mains, toujours sympa le petit contact. Ils sont vraiment partis en trips à plusieurs moments, avec un Matthias qui se met à imiter un DJ, qui raconte pas mal de vannes sur les autres membres du groupe, qui déballe des trucs à la con (I kiss you, I kiss you, I kiss you, I FUCK you... ok), et qui revient comme d'hab à la fin avec son petit harmonica pour relancer la foule une dernière fois, comme un dernier volupte de fumée qui disparaît dans l'air. Pas mal comme métaphore, tiens.
A part ça, concert passé dans les premiers rangs, et il fait bien chaud... à tel point qu'on fumait aux chiottes... enfin, c'est nous qui fumions, pas des garots. C'est assez drôle. Ah ah. Non, en fait c'est pas trop drôle, mais ça me fait marrer quand même. A croire que j'aime ça.
Sorti du concert, les jambes en compotes (incapable de marcher), le bras gauche ankylosé (à force de le maintenir en l'air... j'ai bien dit "le bras", hm), un mal de crâne énorme, trempé et avec pour seul rempart contre le froid un T-shirt mouillé aussi... autant dire qu'on a bien caillé, et que ça puait bien dans la voiture... encore un coup de Eve, ça. Les filles, 'vous jure, aucune hygiène.
Verdict : toujours aussi bons, je serai présent au prochain concert.
Petite morale de fin :
"Dionysos, c'est comme un chon.
Au début, on est pressé de se l'allumer,
Pendant qu'on le fume, on est super bien, mais
en même temps, ça nique la gueule.
A la fin, on regrette que ça soit déjà terminé,
et on en veut encore."
Et je rappelle, les enfants, que fumer c'est mal.
Prochain concert : rien. Merde. Putain.
Je veux encore du Dionysos.
PS : j'espère avoir tout dit, y a pas eu d'évènements vraiment marquants, mais le tout était vraiment très très bon, une très bonne prestation, niveau son, niveau communication, parfait. Boarf, je rajouterai deux trois trucs si ça me revient. La prochaine fois, allez les voir, ils valent vraiment le coup... et réservez vos places assez tôt, y a de la demande. Supérieure à l'offre, même. Putain, faut que j'arrête l'éco, je vais bientôt commencer à avoir des boutons d'acné. Miam. Sim', la prochaine fois, on pogote à deux, planqué va !
Petite morale de fin :
"Dionysos, c'est comme un chon.
Au début, on est pressé de se l'allumer,
Pendant qu'on le fume, on est super bien, mais
en même temps, ça nique la gueule.
A la fin, on regrette que ça soit déjà terminé,
et on en veut encore."
Et je rappelle, les enfants, que fumer c'est mal.
Prochain concert : rien. Merde. Putain.
Je veux encore du Dionysos.
PS : j'espère avoir tout dit, y a pas eu d'évènements vraiment marquants, mais le tout était vraiment très très bon, une très bonne prestation, niveau son, niveau communication, parfait. Boarf, je rajouterai deux trois trucs si ça me revient. La prochaine fois, allez les voir, ils valent vraiment le coup... et réservez vos places assez tôt, y a de la demande. Supérieure à l'offre, même. Putain, faut que j'arrête l'éco, je vais bientôt commencer à avoir des boutons d'acné. Miam. Sim', la prochaine fois, on pogote à deux, planqué va !dimanche 22 octobre 2006
Concerts, chapitre I : Phoenix + Peter Von Poehl
Bon, j'ouvre une nouvelle série pour vous parler musique, pour vous parler concerts, en fait, avec mes expériences concertiennes (si, ça existe)... et c'est Phoenix et Peter Von Poehl qui ouvrent le bal. En première partie, Peter.

Un petit gars bien sympa, originaire de Suède, et également l'auteur du magnifique Story of the Impossible et de Going where the tea-trees are qui sont vraiment à écouter... en fait, à l'origine, en achetant les billets pour Phoenix, on ne savait pas qu'il faisait la première partie... ça fait franchement plaisir de découvrir et d'apprécier un musicien, et de se rendre compte qu'en fait on le voit en concert la semaine prochaine... un peu comme si vos potes vous faisaient une belle suprise. Enfin, bref.
Le gars est donc arrivé sur la toile de fond dédiée à Phoenix, tout seul avec sa guitare et son harmonica, et après un "bonjour" timide et avec l'accent anglophone, il nous chuchote doucement "cette chanson s'appelle Story of the Impossible..." ... euh, merde, il va pas se la faire en solo ? Ben si. J'ai été un peu déçu, parce qu'une grande partie de la beauté du morceau repose sur son instrumentale, mais il s'est pas mal démerdé (sa voix est légèrement retouchée sur l'album, notamment pour les aiguës, m'enfin)... il termine doucement sa chanson, et puis le reste du groupe arrive, et Peter commence à nous raconter l'histoire du prochain morceau. "Je suis allé chez le dentiste, et ça s'est pas très bien passé"... et il enchaîne sur l'histoire de la petite souris, "fairy tooth" chez les suèdes ou les anglais, aucune idée.
Par contre, aspect négatif, le public était pourri, parlant pendant qu'il racontait son histoire, à voix haute... bon, à la rigueur, ça peut arriver vite fait, mais là... enfin, il continue, morceau après morceau, des mélodies pour la plupart aux arpèges doux, posés, et reposants, mais également deux trois trucs qui bougeaient plus, avec des influences de jazz. Que du bon. Il nous demande également de chanter avec lui, nous remercie... et au final, il nous sort une mandoline, et murmure "cette chanson s'appelle Going where the tea-trees are"... youpi, quoi. Quatre minutes de bonheur, un peu comme une pause, un aparté, au milieu d'une grande plaine avec un arbre planté en son milieu... les yeux fermés, y avait plus que les notes qui s'enchaînaient... génial, ce gars. Et puis, il s'en va. Si, si. 30 minutes d'attente, le cul par terre... et voilà, dans le noir total, plusieurs personnes qui arrivent sur scène.

Bon, ceux qui auront écouté l'album l'auront trouvé vraiment sympa, avec un style un peu pop anglaise, voire "Beatles", mais pas vraiment destiné à faire bouger une salle... alors, en les voyant arriver dans le noir, je suis un peu surpris d'entendre un bon gros son de batterie bien lourd, avec un batteur déchaîné, qui lance la danse, seul, bientôt rejoint par les guitares, et finalement le chant. Des basses, des caisses, de la voix... putain, je commence à avoir envie de bouger pour de bon ! Ils terminent leur morceau, et Thomas Mars, chanteur, nous lance un "salut ! content d'être avec vous les amis !", ou quelque chose du genre... le ton est donné : les français reviennent en France ! Pendant tout le concert, il nous remerciera ainsi une petite dizaine de fois d'être venus les voir... ils ont pas chopés la grosse tête, et rien que pour ça, je leur tire ma révérence de chapeau bas (si, ça existe, bordel).
Et puis vient le tant désiré Long Distance Call... on aura pas la version diffusée sur les ondes, mais celle de l'album, un peu moins bonne je trouve... m'enfin, on commence vraiment à bouger... sauf que là encore, le public craint. Composé de groupies, de pseudo-bourgeois, on a juste une masse informe qui se déplace lentement... peu importe, rien à foutre, BWAAAH, on est une dizaine dans toute la salle à bouger vraiment, écrasant des pieds, défoncant des coudes... je m'écrase même le menton sur l'épaule de ma voisine de droite qui, totalement paniquée, poufiasse qu'elle est, se casse discrètement à côté de sa copine. Géant ! Et puis le concert se poursuit, avec un groupe vraiment charismatique, qui maîtrise la scène... effets de lumières, on saute, noir, on saute, cri, on saute... c'est vraiment pas à ça que je m'attendais, et tant mieux !
Ils poursuivent avec Rally, Consolation Prizes et également North, morceau uniquement instrumental, voyage mélancolique, là aussi, une petite pause, un petit temps d'arrêt... un rêve. M'enfin, mais où est Second to None, bordel? Dans mon cul, apparemment, puisque qu'après seulement une heure et demi environ, Thomas nous remercie une dernière fois, et ils s'éclipsent discrètement... c'est tout ? Pas moyen, le public se met à applaudir, siffler, scandant leur nom. Et puis, on voit un des guitaristes et le chanteur qui reviennent... ils enchaînent deux morceaux (que je connais pas, merde alors) en duo, et puis Thomas nous lance "si vous voulez que le reste revienne, criez plus fort".

Je vous laisse imaginer le carnage. Bref, le groupe revient, et recommence à jouer, un morceau, et puis... "cette chanson est la dernière... elle s'appelle Second to None"... on entendra un seul blaireau crier alors "ouaaais", "bwaaah", ou encore "the High Jolt, connard !". Je vous dis même pas qui. Ils partent dessus et on finit de se défoncer. Et puis, ils enchaînent sur un autre riff, un autre morceau... le chanteur passe par dessus les rambardes de sécurité et descend dans le public.
Public qui ne comprend rien, ce qui nous laisse le temps d'avancer jusqu'à Thomas, une tape sur l'épaule, et on reste à ses côtés... il se baisse, disparaît dans la foule, remonte, puis arrête de chanter... et il commence à sauter, entraînant la salle toute entière avec lui pendant les 30 dernières secondes du concert ! ENFIN, ça bouge ! L'extase, le kiff, le pied, tout ça... par contre, je crois bien avoir foutu ma main dans le pantalon d'une fille sans faire exprès ; si elle passe par ici, qu'elle m'en excuse. Si, c'était involontaire !
Et puis tout s'arrête, et ils s'en vont. Fin. Vraiment, excellent, une musique qui tient la route, des gars proches du public... le genre de groupe qu'on retourne voir le plus possible ! A quand un nouveau passage en France, hm ?

Un petit gars bien sympa, originaire de Suède, et également l'auteur du magnifique Story of the Impossible et de Going where the tea-trees are qui sont vraiment à écouter... en fait, à l'origine, en achetant les billets pour Phoenix, on ne savait pas qu'il faisait la première partie... ça fait franchement plaisir de découvrir et d'apprécier un musicien, et de se rendre compte qu'en fait on le voit en concert la semaine prochaine... un peu comme si vos potes vous faisaient une belle suprise. Enfin, bref.
Le gars est donc arrivé sur la toile de fond dédiée à Phoenix, tout seul avec sa guitare et son harmonica, et après un "bonjour" timide et avec l'accent anglophone, il nous chuchote doucement "cette chanson s'appelle Story of the Impossible..." ... euh, merde, il va pas se la faire en solo ? Ben si. J'ai été un peu déçu, parce qu'une grande partie de la beauté du morceau repose sur son instrumentale, mais il s'est pas mal démerdé (sa voix est légèrement retouchée sur l'album, notamment pour les aiguës, m'enfin)... il termine doucement sa chanson, et puis le reste du groupe arrive, et Peter commence à nous raconter l'histoire du prochain morceau. "Je suis allé chez le dentiste, et ça s'est pas très bien passé"... et il enchaîne sur l'histoire de la petite souris, "fairy tooth" chez les suèdes ou les anglais, aucune idée.
Par contre, aspect négatif, le public était pourri, parlant pendant qu'il racontait son histoire, à voix haute... bon, à la rigueur, ça peut arriver vite fait, mais là... enfin, il continue, morceau après morceau, des mélodies pour la plupart aux arpèges doux, posés, et reposants, mais également deux trois trucs qui bougeaient plus, avec des influences de jazz. Que du bon. Il nous demande également de chanter avec lui, nous remercie... et au final, il nous sort une mandoline, et murmure "cette chanson s'appelle Going where the tea-trees are"... youpi, quoi. Quatre minutes de bonheur, un peu comme une pause, un aparté, au milieu d'une grande plaine avec un arbre planté en son milieu... les yeux fermés, y avait plus que les notes qui s'enchaînaient... génial, ce gars. Et puis, il s'en va. Si, si. 30 minutes d'attente, le cul par terre... et voilà, dans le noir total, plusieurs personnes qui arrivent sur scène.

Bon, ceux qui auront écouté l'album l'auront trouvé vraiment sympa, avec un style un peu pop anglaise, voire "Beatles", mais pas vraiment destiné à faire bouger une salle... alors, en les voyant arriver dans le noir, je suis un peu surpris d'entendre un bon gros son de batterie bien lourd, avec un batteur déchaîné, qui lance la danse, seul, bientôt rejoint par les guitares, et finalement le chant. Des basses, des caisses, de la voix... putain, je commence à avoir envie de bouger pour de bon ! Ils terminent leur morceau, et Thomas Mars, chanteur, nous lance un "salut ! content d'être avec vous les amis !", ou quelque chose du genre... le ton est donné : les français reviennent en France ! Pendant tout le concert, il nous remerciera ainsi une petite dizaine de fois d'être venus les voir... ils ont pas chopés la grosse tête, et rien que pour ça, je leur tire ma révérence de chapeau bas (si, ça existe, bordel).
Et puis vient le tant désiré Long Distance Call... on aura pas la version diffusée sur les ondes, mais celle de l'album, un peu moins bonne je trouve... m'enfin, on commence vraiment à bouger... sauf que là encore, le public craint. Composé de groupies, de pseudo-bourgeois, on a juste une masse informe qui se déplace lentement... peu importe, rien à foutre, BWAAAH, on est une dizaine dans toute la salle à bouger vraiment, écrasant des pieds, défoncant des coudes... je m'écrase même le menton sur l'épaule de ma voisine de droite qui, totalement paniquée, poufiasse qu'elle est, se casse discrètement à côté de sa copine. Géant ! Et puis le concert se poursuit, avec un groupe vraiment charismatique, qui maîtrise la scène... effets de lumières, on saute, noir, on saute, cri, on saute... c'est vraiment pas à ça que je m'attendais, et tant mieux !
Ils poursuivent avec Rally, Consolation Prizes et également North, morceau uniquement instrumental, voyage mélancolique, là aussi, une petite pause, un petit temps d'arrêt... un rêve. M'enfin, mais où est Second to None, bordel? Dans mon cul, apparemment, puisque qu'après seulement une heure et demi environ, Thomas nous remercie une dernière fois, et ils s'éclipsent discrètement... c'est tout ? Pas moyen, le public se met à applaudir, siffler, scandant leur nom. Et puis, on voit un des guitaristes et le chanteur qui reviennent... ils enchaînent deux morceaux (que je connais pas, merde alors) en duo, et puis Thomas nous lance "si vous voulez que le reste revienne, criez plus fort".

Je vous laisse imaginer le carnage. Bref, le groupe revient, et recommence à jouer, un morceau, et puis... "cette chanson est la dernière... elle s'appelle Second to None"... on entendra un seul blaireau crier alors "ouaaais", "bwaaah", ou encore "the High Jolt, connard !". Je vous dis même pas qui. Ils partent dessus et on finit de se défoncer. Et puis, ils enchaînent sur un autre riff, un autre morceau... le chanteur passe par dessus les rambardes de sécurité et descend dans le public.
Public qui ne comprend rien, ce qui nous laisse le temps d'avancer jusqu'à Thomas, une tape sur l'épaule, et on reste à ses côtés... il se baisse, disparaît dans la foule, remonte, puis arrête de chanter... et il commence à sauter, entraînant la salle toute entière avec lui pendant les 30 dernières secondes du concert ! ENFIN, ça bouge ! L'extase, le kiff, le pied, tout ça... par contre, je crois bien avoir foutu ma main dans le pantalon d'une fille sans faire exprès ; si elle passe par ici, qu'elle m'en excuse. Si, c'était involontaire !
Et puis tout s'arrête, et ils s'en vont. Fin. Vraiment, excellent, une musique qui tient la route, des gars proches du public... le genre de groupe qu'on retourne voir le plus possible ! A quand un nouveau passage en France, hm ?
Les enfants,
le 30 novembre prochain,
je vous parlerai de Dionysos.
En attendant, soyez sages et apprenez bien vos leçons.
PS : mention spéciale à la nana à ma droite, groupie de première, toute gênée, flippant d'être décoiffée, et puis toute folle quand "sa" chanson arrive... mort de rire... qui plus est lorsqu'elle est allée se plaindre de moi à sa copine. J'adore. Ah, et idem pour un père de famille qui, marchant devant nous quand on sortait, s'est plaint des gens qui "bougeaient"... bon, on les invite au concert de Dionysos, histoire de "bouger" un peu, hmm ?
le 30 novembre prochain,
je vous parlerai de Dionysos.
En attendant, soyez sages et apprenez bien vos leçons.
PS : mention spéciale à la nana à ma droite, groupie de première, toute gênée, flippant d'être décoiffée, et puis toute folle quand "sa" chanson arrive... mort de rire... qui plus est lorsqu'elle est allée se plaindre de moi à sa copine. J'adore. Ah, et idem pour un père de famille qui, marchant devant nous quand on sortait, s'est plaint des gens qui "bougeaient"... bon, on les invite au concert de Dionysos, histoire de "bouger" un peu, hmm ?mercredi 18 octobre 2006
Doucement, très doucement, toujours très doucement...
Bon, aujourd'hui je fais tourner un truc que j'avais écris à l'occasion de Noël 2005, certains l'auront peut-être déjà lu, d'autres non, m'enfin. N'hésitez pas à laisser vos avis, parce que je me sens seul par ici. Quitte à parler pour soi, autant le faire pour les autres... c'est une façon détournée de vous faire le "lhaschaient dhaient kaument laul" blogique, que je déteste lire... putain, si je devais être un schtroumpf, je serai un mélange de schtroumpf grognon et de schtroumpf à lunettes.
A part ça, j'ai édité le message précédent, j'y ai mis une vidéo de grimpe, jetez un oeil. Et aujourd'hui, j'ai vu Renaissance, sorte de polar tournée en motion capture : une sorte de principe utilisé dans Le Seigneur des Anneaux, notamment pour créer Gollum. En fait, plusieurs capteurs de lumière sont posés sur les acteurs, ce qui permet d'obtenir une structure squelletique sur ordinateur, autour de laquelle on brode des personnages, et des acteurs.
Le film est donc une prouesse technique, puisque là où les apparitions de Gollum sont de courte durée, Renaissance dure 1h30. Ca fait mal au cul. Il est assez bien réalisé, et est un peu un mélange de film des années 80 (notamment pour ce qui est musical, je trouve), de film d'animation, surtout pour le dessin, évidemment, et également de roman d'anticipation.
Ouaip, parce qu'en fait, l'histoire se passe dans le Paris de 2054. Je ne vous raconte pas le scénario, plus ou moins classique pour un polar, mais quand même assez intriguant, mystérieux, sombre quoi... avec une fin qui change un peu des Happy Ends. Vala. Quelqu'un a entendu parler d'Immortel, un film d'animation, ou l'a vu, par la même occasion ? Il me branche assez, j'aimerai savoir ce qu'il vaut. Bon, je vous file tout ça et je bouge. Soyez sages.

La neige tombe doucement, très doucement, toujours très doucement, en formant des spirales, ou des vagues imaginaires ; puis elle atteint la cime des arbres, le sol déjà blanc, et le temps semble s'arrêter, gelé dans cette atmosphère étrange mais reposante.
J'ouvre lentement les yeux, un flocon se pose sur mon oeil gauche ; je le referme, puis je cligne des yeux, et les ouvre de nouveau. Le fait que j'ai l'impression que mille aiguilles me transpercent le dos, la nuque, et tous mes membres me fait comprendre que je suis allongé sur la neige. Les bras et les jambes écartés, je suis comme un enfant recueilli par sa mère. Mais la mère a froid, alors je me lève doucement, très doucement, toujours très doucement. La neige gelée me retient, mais je préfère me lever. Une fois debout, la première question qui me vient à l'esprit est de savoir où je me trouve. Je me souviens vaguement d'une sortie dans la ville blanche, lumineuse et agitée ; du bruit, de la foule, de la nuit et de la neige. Mais la suite m'est inconnue, ou plutôt ne me revient pas en mémoire. Je relève la tête, et fais un tour sur moi-même doucement, très doucement, toujours très doucement. Le paysage est figé dans sa pureté, et partout je ne vois que du blanc : le ciel m'est caché par ces lourds flocons qui tombent, autour de moi ne s'étend qu'une plaine, sur laquelle dominent fièrement quelques arbres, et le sol est immaculé à perte de vue. A moins que... j'aperçois au loin, derrière ce voile de neige, j'aperçois une forme noire, immobile. Je n'ai pas vraiment envie de rester là, alors j'avance, doucement, très doucement, toujours très doucement.
La neige tombe toujours, et j'avoue que je commence à m'inquiéter. Il n'y a aucun signe, aucune trace d'une quelconque habitation, ou d'une forme de vie, aucun oiseau dans le ciel, aucun mouvement autre que la chute de la neige, autre que mon corps qui avance vers ce qui ressemble de plus en plus à une construction humaine, de trois mètres de haut sur deux mètres de large environ. C'est une plaque de marbre noire, entièrement noire, à l'exception d'un cercle de marbre blanc, d'un diamètre d'environ cinquante centimètres. Il y a deux aiguilles dessus, immobiles, figées vers le ciel. Je respire doucement, et m'apprête à poser la main sur la plaque. Mais quelque chose me retient, je remarque un détail. La neige fond instantanément en touchant le marbre. Les gouttes coulent doucement, très doucement, le long de la pierre, touchent le sol, et gèlent instantanément. Il doit faire froid. Pourquoi n'ai-je pas froid? Je ne me pose pas la question plus longtemps, et je commence à faire le tour de la structure qui me domine de toute sa grandeur, comme un souverain que rien ne peut atteindre, même pas la nature, armée de ses flocons. Je baisse les yeux, et je remarque que je ne porte pas de chaussures, ni de chaussettes. Mes pieds sont nus dans la neige, mais je n'ai pas froid. Que se passe-t-il? Où sont passés les quartiers illuminés, les passants pressés et joyeux, les agressions, les meurtres et ma raison? Je dois rêver. Oui, je rêve probablement. Mais c'est toujours ce que l'on se dit quand... comment définir cela? Quand on se retrouve dans un endroit inconnu, et qu'on pense pendant un moment que tout cela n'est pas normal, qu'il y a intervention de forces qui nous dépassent. Pendant un moment... quelques secondes... c'est trop long, ce n'est plus un hasard.
Je me retrouve au dos de la structure, et je lève les yeux. Je recule brusquement, je trébuche, et je m'étale doucement dans le voile neigeux. Je pleure, et mes larmes gèlent en touchant le sol. Je me relève, sans pouvoir contrôler mes pleurs. Pourquoi n'ai-je pas peur? Pourquoi suis-je si calme? Mon corps est effrayé, mais ma raison semble déjà avoir tout compris, et tout accepté.
Car, dans le marbre, c'est mon nom qui est gravé, en grosses lettres blanches.
Je fais à nouveau le tour de la plaque, et j'aperçois l'horloge. Je m'en approche doucement, très doucement, toujours très doucement. Je me rappelle de tout, la promenade dans la ville, les mannequins de père Noël attaquant les maisons, la neige qui craque sous mes pieds ; je lève doucement ma main vers les aiguilles qui viennent de repartir ; puis l'achat de mes cadeaux, la sortie du magasin, le don fait à une association quelconque ; doucement, très doucement, toujours très doucement, je touche l'horloge ; et la voiture qui me renverse violemment. Il y a un choc.
La neige tombe doucement, très doucement, toujours très doucement en formant des spirales, ou des vagues imaginaires ; puis elle atteint le toit des immeubles, le sol déjà blanc, mais le temps ne s'arrête pas.
J'ouvre les yeux. Je ne sens ni mon dos, ni ma nuque, ni mes jambes, ni mes bras. Le choc a été rude, et je suis allongé sur la route, dans la neige. Le ciel est noir, des étoiles brillent malgré la lumière de la ville. Des passant s'approchent. Je vois un homme déguisé en père Noël penché sur mon corps qui me parle, et un autre debout, les yeux pleins de larmes, une clé dans la main. Le brouhaha me surprend, je préfère le silence de la plaine. On arrache mon pull, on ouvre ma chemise. Je suis nu face à l'armée de flocons. Ils se posent doucement sur mon torse, mais ne fondent pas. J'ai froid. Enfin, j'ai froid. Le bruit commence à s'estomper, ma raison ne me laisse pas encore, minuit sonne au clocher, les illuminations brillent toujours, les grands magasins m'entourent et m'éclairent, les gens me regardent, j'ai envie de retrouver la pureté de la plaine, je n'entends plus rien, je n'ai plus froid, tout devient flou, je vois la neige qui tombe doucement, très doucement, je ferme les yeux.
Toujours très doucement.
A part ça, j'ai édité le message précédent, j'y ai mis une vidéo de grimpe, jetez un oeil. Et aujourd'hui, j'ai vu Renaissance, sorte de polar tournée en motion capture : une sorte de principe utilisé dans Le Seigneur des Anneaux, notamment pour créer Gollum. En fait, plusieurs capteurs de lumière sont posés sur les acteurs, ce qui permet d'obtenir une structure squelletique sur ordinateur, autour de laquelle on brode des personnages, et des acteurs.
Le film est donc une prouesse technique, puisque là où les apparitions de Gollum sont de courte durée, Renaissance dure 1h30. Ca fait mal au cul. Il est assez bien réalisé, et est un peu un mélange de film des années 80 (notamment pour ce qui est musical, je trouve), de film d'animation, surtout pour le dessin, évidemment, et également de roman d'anticipation.
Ouaip, parce qu'en fait, l'histoire se passe dans le Paris de 2054. Je ne vous raconte pas le scénario, plus ou moins classique pour un polar, mais quand même assez intriguant, mystérieux, sombre quoi... avec une fin qui change un peu des Happy Ends. Vala. Quelqu'un a entendu parler d'Immortel, un film d'animation, ou l'a vu, par la même occasion ? Il me branche assez, j'aimerai savoir ce qu'il vaut. Bon, je vous file tout ça et je bouge. Soyez sages.

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Demi-pause
La neige tombe doucement, très doucement, toujours très doucement, en formant des spirales, ou des vagues imaginaires ; puis elle atteint la cime des arbres, le sol déjà blanc, et le temps semble s'arrêter, gelé dans cette atmosphère étrange mais reposante.
J'ouvre lentement les yeux, un flocon se pose sur mon oeil gauche ; je le referme, puis je cligne des yeux, et les ouvre de nouveau. Le fait que j'ai l'impression que mille aiguilles me transpercent le dos, la nuque, et tous mes membres me fait comprendre que je suis allongé sur la neige. Les bras et les jambes écartés, je suis comme un enfant recueilli par sa mère. Mais la mère a froid, alors je me lève doucement, très doucement, toujours très doucement. La neige gelée me retient, mais je préfère me lever. Une fois debout, la première question qui me vient à l'esprit est de savoir où je me trouve. Je me souviens vaguement d'une sortie dans la ville blanche, lumineuse et agitée ; du bruit, de la foule, de la nuit et de la neige. Mais la suite m'est inconnue, ou plutôt ne me revient pas en mémoire. Je relève la tête, et fais un tour sur moi-même doucement, très doucement, toujours très doucement. Le paysage est figé dans sa pureté, et partout je ne vois que du blanc : le ciel m'est caché par ces lourds flocons qui tombent, autour de moi ne s'étend qu'une plaine, sur laquelle dominent fièrement quelques arbres, et le sol est immaculé à perte de vue. A moins que... j'aperçois au loin, derrière ce voile de neige, j'aperçois une forme noire, immobile. Je n'ai pas vraiment envie de rester là, alors j'avance, doucement, très doucement, toujours très doucement.
La neige tombe toujours, et j'avoue que je commence à m'inquiéter. Il n'y a aucun signe, aucune trace d'une quelconque habitation, ou d'une forme de vie, aucun oiseau dans le ciel, aucun mouvement autre que la chute de la neige, autre que mon corps qui avance vers ce qui ressemble de plus en plus à une construction humaine, de trois mètres de haut sur deux mètres de large environ. C'est une plaque de marbre noire, entièrement noire, à l'exception d'un cercle de marbre blanc, d'un diamètre d'environ cinquante centimètres. Il y a deux aiguilles dessus, immobiles, figées vers le ciel. Je respire doucement, et m'apprête à poser la main sur la plaque. Mais quelque chose me retient, je remarque un détail. La neige fond instantanément en touchant le marbre. Les gouttes coulent doucement, très doucement, le long de la pierre, touchent le sol, et gèlent instantanément. Il doit faire froid. Pourquoi n'ai-je pas froid? Je ne me pose pas la question plus longtemps, et je commence à faire le tour de la structure qui me domine de toute sa grandeur, comme un souverain que rien ne peut atteindre, même pas la nature, armée de ses flocons. Je baisse les yeux, et je remarque que je ne porte pas de chaussures, ni de chaussettes. Mes pieds sont nus dans la neige, mais je n'ai pas froid. Que se passe-t-il? Où sont passés les quartiers illuminés, les passants pressés et joyeux, les agressions, les meurtres et ma raison? Je dois rêver. Oui, je rêve probablement. Mais c'est toujours ce que l'on se dit quand... comment définir cela? Quand on se retrouve dans un endroit inconnu, et qu'on pense pendant un moment que tout cela n'est pas normal, qu'il y a intervention de forces qui nous dépassent. Pendant un moment... quelques secondes... c'est trop long, ce n'est plus un hasard.
Je me retrouve au dos de la structure, et je lève les yeux. Je recule brusquement, je trébuche, et je m'étale doucement dans le voile neigeux. Je pleure, et mes larmes gèlent en touchant le sol. Je me relève, sans pouvoir contrôler mes pleurs. Pourquoi n'ai-je pas peur? Pourquoi suis-je si calme? Mon corps est effrayé, mais ma raison semble déjà avoir tout compris, et tout accepté.
Car, dans le marbre, c'est mon nom qui est gravé, en grosses lettres blanches.
Je fais à nouveau le tour de la plaque, et j'aperçois l'horloge. Je m'en approche doucement, très doucement, toujours très doucement. Je me rappelle de tout, la promenade dans la ville, les mannequins de père Noël attaquant les maisons, la neige qui craque sous mes pieds ; je lève doucement ma main vers les aiguilles qui viennent de repartir ; puis l'achat de mes cadeaux, la sortie du magasin, le don fait à une association quelconque ; doucement, très doucement, toujours très doucement, je touche l'horloge ; et la voiture qui me renverse violemment. Il y a un choc.
La neige tombe doucement, très doucement, toujours très doucement en formant des spirales, ou des vagues imaginaires ; puis elle atteint le toit des immeubles, le sol déjà blanc, mais le temps ne s'arrête pas.
J'ouvre les yeux. Je ne sens ni mon dos, ni ma nuque, ni mes jambes, ni mes bras. Le choc a été rude, et je suis allongé sur la route, dans la neige. Le ciel est noir, des étoiles brillent malgré la lumière de la ville. Des passant s'approchent. Je vois un homme déguisé en père Noël penché sur mon corps qui me parle, et un autre debout, les yeux pleins de larmes, une clé dans la main. Le brouhaha me surprend, je préfère le silence de la plaine. On arrache mon pull, on ouvre ma chemise. Je suis nu face à l'armée de flocons. Ils se posent doucement sur mon torse, mais ne fondent pas. J'ai froid. Enfin, j'ai froid. Le bruit commence à s'estomper, ma raison ne me laisse pas encore, minuit sonne au clocher, les illuminations brillent toujours, les grands magasins m'entourent et m'éclairent, les gens me regardent, j'ai envie de retrouver la pureté de la plaine, je n'entends plus rien, je n'ai plus froid, tout devient flou, je vois la neige qui tombe doucement, très doucement, je ferme les yeux.
Toujours très doucement.
dimanche 15 octobre 2006
Plus haut ?
Bon, après vous avoir parlé de tout, de rien, de la Belgique, de rien, de sujets pseudo-philosophiques, de rien, je voudrai vous parler un peu d'un des loisirs qui me prend le plus de temps, la grimpette, ou escalade, pour les non-initiés (ou encore alpinisme, mais là c'est vraiment se compliquer la vie, mais peut-être que ça fait plaisir à certains, m'enfin), et cette phrase est longue et vraiment stylée. Prout.
J'ai pas envie de faire mon branleur en vous en parlant comme si c'était mon sport à moi, dans lequel je suis le meilleur, et tout ça. Donc je vous en parlerai seulement comme du sport dans lequel on s'éclate le plus ; en gros si vous voulez des informations sur tout ce qui est cotations, niveaux, réglements, concours de chat-bites, vous allez sur le site de la FFME. Sinon, tant pis. Donc, pour en revenir au sujet, hm, vous pouvez oublier vos championnats de foot à la cons, vos matches pleins de hooligans, vos compétitions qui cassent le cul : la grimpe, c'est juste de la pure éclate, des délires entre potes, des squats, des compétitions-que-même-qu'on-s'en-fout-de-gagner. Le trip.
(ci-dessus, compèt' à What's Up, tous en admiration
J'avais quelques vidéos, mais apparemment elles sont sur un autre PC, je vous les ressortirai à l'occaze, si ça en branche certains... je vais faire pêter mon FTP sinon.

Kamel, gentil garçon. Meilleur grimpeur du club ?

Saïd, gentil garçon aussi. Meilleur chat-bitteur du club ?
... et, euh, en fait, j'ai que ces deux photos. Merde, j'ai l'air con là. Bon, tant pis, j'en rajouterai d'autres plus tard. Les autres, je vous aime. Voilà, ça c'est fait, donc... ah, ben c'est tout.
J'ai pas envie de faire mon branleur en vous en parlant comme si c'était mon sport à moi, dans lequel je suis le meilleur, et tout ça. Donc je vous en parlerai seulement comme du sport dans lequel on s'éclate le plus ; en gros si vous voulez des informations sur tout ce qui est cotations, niveaux, réglements, concours de chat-bites, vous allez sur le site de la FFME. Sinon, tant pis. Donc, pour en revenir au sujet, hm, vous pouvez oublier vos championnats de foot à la cons, vos matches pleins de hooligans, vos compétitions qui cassent le cul : la grimpe, c'est juste de la pure éclate, des délires entre potes, des squats, des compétitions-que-même-qu'on-s'en-fout-de-gagner. Le trip.
(ci-dessus, compèt' à What's Up, tous en admiration devant un type qui devait sortir une voie bidon,
comme quoi avec l'escalade on s'éclate, hein)
comme quoi avec l'escalade on s'éclate, hein)
____________
18/10/06 : j'ai retrouvé une vidéo de David, grimpeur aujourd'hui parti bosser en tant que guide de montagne qui essaie de sortir une 6b/6c (qu'il a quand même finie, bien vu). C'est ici.____________
A part ça, l'escalade se pratique entre potes ; j'ai quelques photos sous la main, j'en présente vite fait quelques uns :
Kamel, gentil garçon. Meilleur grimpeur du club ?

Saïd, gentil garçon aussi. Meilleur chat-bitteur du club ?
... et, euh, en fait, j'ai que ces deux photos. Merde, j'ai l'air con là. Bon, tant pis, j'en rajouterai d'autres plus tard. Les autres, je vous aime. Voilà, ça c'est fait, donc... ah, ben c'est tout.
Bonne soirée les enfants,
et n'oubliez pas que dans la vie,
il faut toujours être sage et écouter la maîtresse.
PS : faudra vraiment que je pense à faire des trucs plus constructifs. Bon, j'éditerai cet article quand j'aurai de quoi le faire, repassez dessus de temps en temps, hm. Et sinon, modification du thème de la page : Compo 141006, un truc au piano que j'ai fait hier, j'ai eu une pulsion, comme ça, voilà. Et comme j'ai besoin d'avis, les autres sont bienvenus, alors profitez-en. Sinon, petite phrase qui m'est revenue en tête il y a quelques jours et dont la provenance reste inconnu : "va crever en enfer avec les démons qui t'ont engendrés". Oui, ceci est hors-sujet... c'est un post-scriptum, après tout.
et n'oubliez pas que dans la vie,
il faut toujours être sage et écouter la maîtresse.
PS : faudra vraiment que je pense à faire des trucs plus constructifs. Bon, j'éditerai cet article quand j'aurai de quoi le faire, repassez dessus de temps en temps, hm. Et sinon, modification du thème de la page : Compo 141006, un truc au piano que j'ai fait hier, j'ai eu une pulsion, comme ça, voilà. Et comme j'ai besoin d'avis, les autres sont bienvenus, alors profitez-en. Sinon, petite phrase qui m'est revenue en tête il y a quelques jours et dont la provenance reste inconnu : "va crever en enfer avec les démons qui t'ont engendrés". Oui, ceci est hors-sujet... c'est un post-scriptum, après tout.lundi 9 octobre 2006
Philosophie de comptoir
L'évolution de certains faits est assez étrange ; il y parfois des choses qui paraissent irréalisables, chimères... mais tout change, et nos rêves, nos idéaux, nos souhaits peuvent parfois devenir réalité.
Ouais, je sais, c'est tout con, mais c'est comme ça, et même moi qui aurait tendance à le nier, ben je suis bien obligé de l'admettre ; le changement, des fois, c'est cool. Je sais pas si on peut parler de modifications importantes, mais je sais en tout cas qu'un changement n'est jamais un évènement à prendre à la légère, tout comme il n'est jamais vain.
Je ne sais pas si je déteste le changement. Après tout, glander dans sa petite bulle, c'est vraiment le pied... quitte à laisser passer tant de choses ? Mouais. Bouger son cul, parfois, c'est mieux. Souvent. Prendre le train à temps, rattraper son passé, tant de choses qu'on laisse de côté, et qu'on regrette parfois.
Si la vie n'est qu'un voyage, autant marcher un peu, et voir plusieurs horizons, au lieu de rester assis à contempler les mêmes montagnes ; autant se lever, faire quelques pas, et voir, découvrir, tout ce bordel. Et la théorie du développement, de la naissance de l'Homme, se fonde bien sur le changement. J'ai besoin de voir la route, mais de ne pas laisser derrière moi ces paysages devant lesquels je suis resté longtemps, j'ai besoin de bouger un peu, de voir ce qu'il y a ailleurs... et puis je reviendrai.
C'est marrant, on dirait une annonce de suicide. Ca va encore être un coup de pub pour TF1 et la base d'une putain de controverse, tout ça. Ouais, enfin, faudrait encore que je crève. C'est pas gagné.
Ouais, je sais, c'est tout con, mais c'est comme ça, et même moi qui aurait tendance à le nier, ben je suis bien obligé de l'admettre ; le changement, des fois, c'est cool. Je sais pas si on peut parler de modifications importantes, mais je sais en tout cas qu'un changement n'est jamais un évènement à prendre à la légère, tout comme il n'est jamais vain.
Je ne sais pas si je déteste le changement. Après tout, glander dans sa petite bulle, c'est vraiment le pied... quitte à laisser passer tant de choses ? Mouais. Bouger son cul, parfois, c'est mieux. Souvent. Prendre le train à temps, rattraper son passé, tant de choses qu'on laisse de côté, et qu'on regrette parfois.
Si la vie n'est qu'un voyage, autant marcher un peu, et voir plusieurs horizons, au lieu de rester assis à contempler les mêmes montagnes ; autant se lever, faire quelques pas, et voir, découvrir, tout ce bordel. Et la théorie du développement, de la naissance de l'Homme, se fonde bien sur le changement. J'ai besoin de voir la route, mais de ne pas laisser derrière moi ces paysages devant lesquels je suis resté longtemps, j'ai besoin de bouger un peu, de voir ce qu'il y a ailleurs... et puis je reviendrai.
C'est marrant, on dirait une annonce de suicide. Ca va encore être un coup de pub pour TF1 et la base d'une putain de controverse, tout ça. Ouais, enfin, faudrait encore que je crève. C'est pas gagné.
Morale : les enfants, il faut dormir la nuit
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